Exploitation industrielle des animaux et totalitarisme
16/01/2012Les nazis n’étaient pas zoophiles. La loi du Reich sur la protection des animaux du 24 novembre 1933, même si de prime abord semble globale – car elle ne se limite pas à certaines espèces animales, comme les animaux vertébrés par exemple ou de manière plus exclusive, les animaux domestiques, elle vaut au contraire pour tous les animaux – il ne faut pas oublier les objectifs recherchés. La protection de l’animal sous le nazisme n’est en vérité qu’un artifice de propagande préparé par Goebbels pour donner un visage humain à Hitler et à sa solution finale.
Saviez-vous que l’on recrutait souvent les ouvriers de la Solution finale dans les abattoirs ? Et qu’Henry Ford a accepté de recevoir la plus haute décoration nazie en 1938 avec les félicitations personnelles de Hitler? Pour quoi? Parce que sa chaîne d’assemblage a été pensée et créée sur le modèle des abattoirs de Chicago dont l’efficacité faisait forte impression au tyran. Ainsi donc, le fordisme aurait eu une influence non négligeable sur la manière dont les nazis ont pensé la solution finale. Quel rapport avec la loi sus-mentionnée? ‘C’est depuis Chicago que les Nazis ont appris à transformer les corps’ note Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale, p.42-43.
Pensez à ce parallèle : l’exploitation industrielle des animaux et le totalitarisme. ‘Il y a un lien entre l’attitude inconsciente à l’égard des actions honteuses dans les États totalitaires et l’indifférence envers les cruautés perpétrées sur les animaux, présente même dans les États libres. Les deux phénomènes s’alimentent de l’Adhésion tacite des masses à tout ce qui se passe normalement’, explique Max Horkheimer.
Ça va encore plus loin : l’indignation face à une cruauté commise est proportionnelle à la ressemblance entre la victime et le spectateur. Ainsi, les antisémites peuvent-ils torturer les juifs car ils ne les voient plus du tout comme des hommes. ‘L’assertion courante selon laquelle les Sauvages, les Noirs, les Japonais ressemblent à des animaux, par exemple à des singes, est la clé même des pogromes’. La classe dominante définit l’humain à son image (cf. Theodor Adorno).
Il y a lieu de réfléchir à la société que nous avons et à la manière dont nous traitons nos animaux d’élevage, nos animaux domestique (combien d’abandons/an) …
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Après le premier conflit mondial, des chiens guides d’aveugles sont apparus en Allemagne. Ces animaux étaient chargés de guider les blessés qui avaient perdu la vue. Chaque année de nouveaux chiens étaient formés, ils étaient déjà plus d’un millier en 1932. Cette initiative a été suivie ensuite par de nombreux pays, de la Suisse à l’Angleterre. En France, il a fallu attendre l’initiative de Paul Corteville (
La seconde moitié du 18e siècle est marquée par le développement – qui devient considérable au 19e siècle – de l’utilisation des animaux domestiques (aussi bien en ville que dans les campagnes) pour le trait. Ce sont notamment les chevaux mais aussi les chiens plus économiques que les équidés. Le transport animal connaît un fort développement concurrencé par la navigation fluviale et le portage humain, la moitié du trafic des marchandises alors se fait par traction animale. Du fait de la raréfaction des cas de rage, de l’essor des élevages, l’usage du chien se répand.
Mais ces chiens sont maniés par une population qui n’en a pas l’habitude, qui n’a pas souvent la patience, qui reporte sur eux la violence qu’elle vit souvent dans les rapports sociaux, explique
Du fait de la généralisation de ces pratiques insanes et de la réaction du public face aux manières brutales des conducteurs, du fait de la révolution industrielle, de l’abolition de l’esclavage, de l’industrialisation… les mœurs changent au cours de ces siècles. L’homme devient plus sensible à la douleur de l’animal, il ne peut plus tolérer le spectacle atroce des conducteurs battre et tuer les animaux en public.
Reste que l’association des chiens blancs avec le sacré chez les peuples amérindiens - entre autre - est assez répandue.
La Déclaration universelle des droits de l’animal présente incontestablement le défaut de proposer une personnification et de tomber dans l’anthropomorphisme. La réforme préconisée en son article 14 alinéa 2 tend plus ou moins, bien que sans provocation, à faire défendre les droits de l’animal au même titre que les droits de l’homme, ce qui ne peut manquer d’être interprété comme une provocation de type utilitariste. Et il faut reconnaitre que deux énoncés du préambule laissent philosophiquement perplexe, en ce qui stipulent que ‘tout être vivant possède des droits naturels’ ce qui revient à faire fond sur l’hypothétique et controversé ‘droit naturel’ sollicité décidément de toutes parts, puisque certains le font servir à asseoir les seuls droits de l’homme. Or, les philosophes se réclamant du droit naturel n’ont jamais accepté, à l’exception d