Archive de la catégorie ‘Le chien et la science’
13/09/2011
En dépit de découvertes hyperperfectionnées, mais très limitées - l’espèce canis familiaris a ainsi fait avancer les connaissances sur la narcolepsie, les myopathies ou les dégénérescences de la rétine - les méthodes expérimentales sur les animaux demeurent des approximations de la réalité physiologique humaine et peut-être même des aberrations. Par ailleurs, il faudrait évaluer le nombre d’humains sauvés pour le nombre d’animaux expérimentés. Il existe certes de grandes ressemblances fonctionnelles entre les hommes et les animaux – la génétique nous l’indique -mais il y a quelque chose de malsain dans les recherches sur les animaux qui semblent, entre autre, reposer sur un raisonnement bancal: parce que l’homme lui reconnait la faculté de souffrir comme lui, alors l’animal peut servir de modèle.
En fait, on pose des problèmes à (cf. Georges Canguilhem) l’animal de laboratoire qu’il ne peut par définition pas résoudre, par ce que ‘ce sont les nôtres pas les siens’. Dans la situation expérimentale, l’animal est dans un environnement anormal qui lui est imposé. Il se trouve dans une situation de contrainte. Quel espace pour la spontanéité dans ces cas là? Quelle sorte de comportements peut-il bien en résulter? Pire quel sens tout cela a pour lui? Quel Umwlet?
Car le misérable choix qui est proposé entre, par exemple, un choc électrique pour obtenir un aliment et une absence de choc électrique mais qui prive l’animal de tout aliment, ne constitue pas un comportement c’est-à-dire un débat avec le milieu. C’est pourtant en prenant appui sur ce type d’études que l’on décide des normes techniques des systèmes de contention des animaux (animaux élevés pour la consommation, anim
aux élevés pour leur fourrure, animaleries de laboratoire etc.) estimant que ces études rendent compte des comportements spécifiques. Aussi en conclut-on que l’animal a manifesté ‘sa préférence’, explique Florence Burgat, dans Liberté et inquiétude de la vie animale (p. 235-236).
Et il y a plus : le fantasme d’objectivité est impensable dans un tel dispositif expérimental. Dès lors qu’il y a un homme, de surcroit scientifique et un animal appelé à exécuter une action, il y a construction. Le dispositif scientifique mis en place pour tester tel aspect induit inévitablement influence de l’homme et de l’animal, donc il y a production d’une nouvelle réalité. Elle se construit par la relation entre deux êtres actifs et qui s’activent mutuellement, dit Vinciane Despret philosophe et psychologue.
Les animaux, eux aussi, s’engagent dans l’expérience et dans la relation qui leur est proposée, même s’ils ne peuvent pas l’exprimer. A nous de trouver les dispositifs qui permettent d’entendre leurs réponses. Les animaux nous regardent jusqu’où peut-on aller dans l’expérimentation animale?
Pour aller plus loin:
Vinciane Despret: Animal et humain, d’individu à individu
Tags: Animal et humain, Canis familiaris, d'individu à individu, dégénérescences de la rétine, dispositif scientifique, fantasme d’objectivité, florence burgat, Georges Canguilhem, Liberté et inquiétude de la vie animale, myopathies, narcolepsie, Umwlet, Vinciane Despret
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02/05/2011
Dès l’antiquité, des médecins utilisaient déjà des animaux vivants pour satisfaire leur curiosité relative à l’anatomie. Mais ce n’est qu’au début du 17e siècle que des physiologistes britanniques commencèrent à s’inquiéter du bien-être des animaux d’expérimentation. En 1979, le British Farm Animal Welfare Council a établi les ‘5 besoins fondamentaux’ de l’animal. Depuis certains pays développés les ont adoptés pour fonder leur législation sur le sort des animaux : absence de faim et de soif, absence d’inconfort, absence de peur et de détresse, absence de douleur, de blessures et de maladie, permission de se comporter normalement. Une nouvelle directive relative à ‘la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques’ a pris effet en novembre 2010 en Europe.
De nombreux efforts ont été faits pour remplacer les animaux par des modèles informatiques (pour l’enseignement de l’anatomie, par exemple), par des cultures de cellules en laboratoire (cellules de la peau, cellules cancéreuses, etc.), par des êtres vivants inférieurs aux vertébrés (bactéries, levures, mollusques et insectes).
Mais, dit-on, les méthodes alternatives ne pourront sans doute jamais se substituer complètement à l’étude des animaux vivants pour la compréhension des fonctions complexes et des systèmes intégrés. La biologie et la médecine ne peuvent-elles donc pas se passer du modèle animal? En fait, il serait plus juste de dire qu’elles auraient beaucoup à perdre en cessant d’y recourir, que ce soit en toxicologie ou dans la recherche médicale.
Lorsqu’il est démontré qu’aucune méthode alternative n’est disponible pour atteindre les objectifs d’une recherche dont le mérite scientifique est établi, on recourt à l’utilisation éthique d’animaux. C’est ce qu’on apprend dans le Programme de formation des personnes utilisant des animaux, de l’université de Sherbrooke.
ne peut-on faire l’économie de l’expérimentation animale si l’on veut soulager et comprendre la douleur chez l’humain? Parce que l’expérimentation animale est vue comme étant un mal nécessaire, on tente d’encadrer le chercheur en faisant appel à ses obligations morales envers la société et envers les animaux sous sa responsabilité. Les questions d’éthique et de droits des animaux doivent nécessairement être prises en considération.
Cruelle ironie, c’est dans l’enceinte d’un laboratoire qu’on leur reconnait des droits!!
Tags: British Farm Animal Welfare Council, méthodes alternatives, physiologistes britanniques, Programme de formation des personnes utilisant des animaux, protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, université de Sherbrooke
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20/04/2011
Un rassemblement européen contre l’expérimentation animale, scientifiquement et éthiquement irrecevable se tiendra samedi à Paris (info).
L’expérimentation animale c’est l’histoire d’une schizophrénie. Dès les débuts, la biologie et la physiologie ont montré qu’il existait de grandes ressemblances fonctionnelles entre l’homme et l’animal. Ensuite, Darwin a formulé que l’homme et l’animal sont liés par les origines. Ce qui veut dire que les hommes et les animaux ont les mêmes systèmes chimiques et neurobiologiques C’est le socle à partir duquel les scientifiques se sont adonnés à toutes sortes d’expériences. On a donc eu fréquemment recours aux animaux pour tester et développer des médicaments destinés à traiter les troubles mentaux, par ex, dont souffrent les humains. …. Or, si les animaux réagissent à ces médicaments comme les humains, il y a de fortes chances que leurs bases neurales soient les mêmes et qu’ils éprouvent les mêmes sentiments, non? (Voir Marc Bekoff. Les émotions des animaux. p 44-45)
Déduire de l’étude des animaux des enseignements transposables à l’homme : le recours à l’expérimentation animale tient tout entier dans cet axiome. En 1850, Claude Bernard, fondateur de la médecine expérimentale découvrait sur le chien la fonction glycogénique du foie, marquant ainsi le triomphe absolu de l’expérimentation animale. D’un côté on reconnait une identité commune sans laquelle il n’y aurait pas d’expérimentation. De l’autre et au même moment, on renie ce lien pour pouvoir faire des expérimentations, pour pouvoir se donner la bonne conscience de mener ces expérimentations.
Tel est le paradoxe absurde sur lequel repose l’expérimentation animale, paradoxe qui se pose avec d’autant plus d’acuité que la science repousse chaque jour les compétences des non-humains.
Tags: biologie, Claude Bernard, Darwin, expérimentation animale, Les émotions des animaux, Marc Bekoff, physiologie, schizophrénie
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10/05/2010
L’empathie pour et la compréhension des animaux pourrait être un pattern général dans l’autisme.
Les caractéristiques de la personne avec autisme l’empêchent de tirer profit de toutes les interactions naturelles et stimulations qui se présentent quotidiennement dans son environnement. Elle comprend mal les conventions sociales. Le 6eme sens, le ‘sens social’ qui fait référence à l’empathie, à la perspective sociale, à la capacité de comprendre que les autres ont des émotions, des convictions, des désirs et des connaissances n’est pas développé. Souvent isolée, cette personne manifeste peu d’intérêt envers les gens autour, initie rarement les contacts, ne répond pas aux tentatives des autres qui tentent d’entrer en relation.
Le neurologue Oliver Sacks estime que lorsqu’un autiste vit avec un chien, l’animal peut remplir la fonction de décrypteur d’âme humaine. Le neurologue va même plus loin en disant que certains autistes vivent avec des chiens qui leur fournissent une sorte d’assistance perceptuelle centrée sur les perceptions sociales : ces animaux leur permettent parfois de ‘lire’ l’esprit et les intentions de leurs visiteurs beaucoup mieux qu’ils ne pourraient le faire eux-mêmes (Oliver Sacks, p. 381 Un anthropologue sur Mars).
’L’autiste ne sait pas associer un froncement de sourcil à l’inquiétude, ni interpréter une intonation montante comme un signe de peur ou d’angoisse : le chien lui est sensible à l’état d’esprit que traduisent ces éléments’, avance Alexandra Horowitz (p. 158. Dans la peau d’un chien). Le chien communiquerait ses intentions à un niveau que les personnes avec autisme trouvent facile à comprendre. En effet, les humains et les chiens ne communiquent pas de la même façon car ils utilisent deux canaux différents: le visuel non verbal et le verbal-auditif (Watzlawick, Jackson & Beavin, 1967).

Le 16 mai prochain, un colloque multidisciplinaire se penchera sur les résultats et les réflexions d’années de recherches de 4 professionnels du milieu – Ouvert à tous !
Le cœur du déficit de communication pourrait être dans la combinaison d’informations verbales et non verbales. Ainsi, la communication avec les chiens serait plus simple en l’absence d’informations verbales. (pour l’article complet)
L’AUTISME
La classification internationale des maladies (CIM10) définit l’autisme comme un trouble du développement caractérisé par des perturbations dans les domaines des interactions sociales et de la communication, et par des comportements, intérêts et activités au caractère restreint et répétitif.
Source: Recommandations sur le dépistage et le diagnostic précoce, Fédération française de psychiatrie.
Pour en savoir plus :
http://sandraetlechien.com/pdf/article_zootherapie_sandrafriedrich.pdf
Charte canadienne des droits pour les personnes ayant l’autisme
http://www.mira.ca/fr/r-amp-d/10/autisme_101.html
Tags: 6eme sens, assistance perceptuelle, autiste, capacité, chien, CIM10, classification internationale des maladies, connaissances, conventions sociales, convictions, décrypteur d’âme humaine, désirs, émotions, empathie, Fédération française de psychiatrie, interactions naturelles, neurologue Oliver Sacks, perceptions sociales, personne autiste, perspective sociale, Recommandations sur le dépistage et le diagnostic précoce, relation, relationenfantanimal.blogspot.com, sens social, stimulations, trouble du développement, Un anthropologue sur Mars, ‘lire’ l’esprit et les intentions
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17/11/2009
L’anthropomorphisme (terme dérivé de deux mots grecs pour humain et forme) est un ‘péché capital’ pour les scientifiques. L’humain a la fâcheuse tendance à se projeter sur le monde, à attribuer des qualités humaines aux non-humains.

Pour les penseurs, c’est contraire à la méthode scientifique d’attribuer de la subjectivité à la nature…

Pourtant, il y a manière d’utiliser l’anthropomorphisme a des fins purement scientifiques. Le primatologue Frans de Waal, écrivait en 2001 Quand les signes prennent le thé : de la culture animale : « La proximité des animaux donne envie de les comprendre, pas seulement en partie, mais en totalité. Elle nous amène à nous demander ce qui se passe dans leurs têtes, tout en réalisant bien que la réponse ne peut être qu’approximative. Pour cela, nous utilisons tous les outils à disposition, y compris l’extrapolation à partir du comportement humain. L’anthropomorphisme est donc non seulement inévitable, il représente un outil puissant ».
Anthropomorphisme n’est pas déguisement.
Tags: anthropomorphisme, déguisement, Frans de Waal, péché capital, primatologue, Quand les signes prennent le thé : de la culture animale
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14/10/2009
Essayez avec votre chien : ‘Hé, hé, hé , il est où?’, vous allez voir votre chien terrier ou pas, de chasse ou pas, jeter un regard alentour, se mettre immédiatement en branle pour chercher, la truffe à terre, il flaire, il explore, il se précipite là où votre regard se pose et si vous remettez une couche d’excitation ‘bah alors il est où?’, il redouble d’ardeur. Pour Darwin c’est la preuve que le chien a, à l’esprit, l’idée générale ou le concept que quelque chose doit être découvert. Donc qu’il comprend. Donc, que le chien a bel et bien une vie mentale. Ce qui induit qu’il éprouve des émotions, fait preuve d’intelligence. Il n’est peut-être pas – bien que…– apte à parler avec des mots du langage humain mais il s’exprime bel et bien.
Ainsi devient-il un être moral.
Son existence a une valeur. Il n’y a pas de coupure radicale entre les espèces avec d’un bord l’homme intelligent et supérieur et de l’autre le reste de la création. Darwin et les connaissances éthologiques et physiologiques actuelles concluent que la différence entre l’esprit de l’homme et celui des animaux supérieurs, aussi grande soit-elle, est une différence de degré et non de nature.
Tags: connaissances éthologiques et physiologiques, Darwin, esprit, vie mentale
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10/10/2009
Le visage que possède chaque personne n’est pas une intuition que l’humain découvre en observant ses traits. « Lorsque deux hommes communiquent, ce sont leurs apprentissages inconscients, leurs automatismes culturels qu’ils expriment » , disait Henri Laborit. Le chien, lui, parvient à décrypter sur le visage de son maître ses moindres intentions. Serait-il plausible qu’il apprenne le sens de son maître, que le chien soit apte à saisir la présence qui parle en l’humain, la présence que le chien voit passant outre la constitution de la personne, en allant à l’essentiel.
Par-delà les préjugés et les présavoirs, le chien nous lit. Il entend et voit différemment d’un humain. Il va jusqu’à des niveaux que le moi n’imaginerait pas tout seul, il entend des mots, des instructions que le moi ne peut entendre et il suit ce qu’il a entendu….. L’ouïe du canidé va au-delà de ce qu’entend l’oreille humaine.
Il entend intuitivement le travail en profondeur, la musique profonde, les mystères profonds de la psyché humaine.
Le chien représenterait-il la psyché instinctive, lui qui entend au-delà des mots ? Or, lire le monde et ses signes, c’est atteindre à la compréhension c’est-à-dire au ‘prendre avec’.
Tags: apprentissages inconscients, automatismes culturels, communication, décrypter sur le visage, Henri Laborit, intentions, le chien nous lit, personne, psyché humaine, sens, visage
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13/09/2009
Tout le monde a entendu parler du chien de Pavlov mais personne n’a rien retenu.
Non le chien de Pavlov ne salivait pas comme une bête parce qu’une cloche se mettait à sonner dans le laboratoire. Certes, çà arrangeait les behavioristes purs de dur – une espèce en voie d’extinction, fort heureusement – qui pensaient tout pouvoir contrôler de leur environnement même et surtout l’interaction avec le chien. Le chien de Pavlov, c’est le serpent de mer des recherches scientifiques et désormais la sauce facile qu’on badigeonne partout sous couvert de se donner un cautionnement moral réfléchi. Quand on veut parler de réflexe conditionné et de renforcement positif, on en appelle au physiologiste russe, çà fait sérieux. Pour preuve, le récent article intitulé ‘Clicker Training, beaucoup plus qu’une petite boîte plastique’ paru cet été dans la revue Passionnément Chien.
Pour la petite histoire, Ivan Pavlov est un savant russe du début XXe siècle qui travaillait sur les processus de salivation chez le chien. Il avait remarqué que le chien salivait quand on lui présentait à manger (étonnant non?) de là il étudia les réactions salivaires du chien à différents signaux (cloche, lumière…). Il s’est aperçu que lorsque l’opération était reproduite souvent (par ex : sonner la cloche), le chien se mettait par avance à saliver. D’où la conclusion infaillible à laquelle il est parvenu : apprenez au chien à saliver sur un air de clochette, reprenez plusieurs fois l‘expérience, vous obtenez un stimulus conditionné : le chien salive en entendant la cloche. C’est du renforcement, le chien est une machine, il réagit sur mesure aux commandes du scientifique en blouse blanche. Désormais, il sera facile de ‘dresser’ un chien : conditionnez-le.
Or voilà, çà a tout l’air scientifique cette histoire-là, çà veut dire vrai, authentique, irréfutable : une expérience reproduite de nombreuses fois donnant les mêmes résultats, avec tout le setting d’objectivité qu’un laboratoire peut donner, les instruments techniques de mesure, des chercheurs impartiaux.
Or voilà, « Il y a toujours une idéologie scientifique avant une science dans le champ où la science viendra s’instituer; il y a toujours une science avant une idéologie, dans le champ latéral que cette idéologie vise obliquement » [1]. Ce n’est surtout pas parce que c’est scientifique que c’est « bien fondé, bien documenté, avéré »[2].
Ces expériences ont omis une donnée essentielle : le chercheur n’est pas un être insensible, sorti d’un monde a-sensoriel : le chercheur a bien malgré lui développé une relation avec le chien, le chien a évidemment – et en dépit de l’espace restreint qui était le sien – développé une relation avec ‘son’ chercheur. Ca veut dire quoi ? Les conclusions auxquelles est parvenu Pavlov ne sont pas complètes car le savant russe a oublié l’essentiel : le chien est un être social pour qui la force du lien avec l’humain prime avant tout.
Donc en entendant la cloche, le chien salivait de revoir ‘son humain’.
[1] Georges Canguilhem, « Qu’est-ce qu’une idéologie scientifique ? », in
Idéologie et rationalité dans l’histoire des sciences de la vie, Vrin, Paris,1993, p 33.
[2] Hacking, Ian. Huit impératifs des sciences de l’homme aujourd’hui. Cours au Collège de France, 2004-2005
Tags: behavioristes, chercheur, cloche, Conditionnement, contrôler, espèce, être social, extinction, force du lien, idéologie scientifique, instruments techniques de mesure, laboratoire, l’interaction avec le chien, Passionnément Chien, Pavlov, physiologiste russe, réflexe conditionné, renforcement positif, salivation, stimulus conditionné, training
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