Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive de la catégorie ‘Le chien et la Loi’

Au Québec, la loi n’a pas de mordant

18/03/2010

Les Suisses ont rejeté le 7 mars dernier par référendum la mise en place d’avocats chargés de défendre les animaux maltraités devant les tribunaux dans toute la Confédération, estimant que la loi pionnière en vigueur assurait déjà la protection de leurs vaches, chiens et poissons rouges. Le non est ainsi ressorti massivement dans la totalité des cantons au terme d’une campagne très émotionnelle dans un pays où les animaux sont parmi les mieux protégés au monde (http://bit.ly/cBoWos)
Me Frédéric Sylvestre a réagi également en nous indiquant :

Le droit canadien est très loin de reconnaître un droit à l’animal au sens strict et ce, en raison de réticences historiques. L’animal est un objet de droit pour l’instant en sol canadien. La seule protection qui lui semble un peu propre découle du Code criminel, puisque l’animal ne doit pas faire l’objet d’actes de cruauté.

Pour Martine Lachance, professeure au Département des sciences de l’UQÀM, la loi manque de crocs. Pendant ce temps en Europe, Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) , et Pr. Jean-Claude Nouët, Président de la Fondation LFDA (Ligue Française des Droits de l’Animal) initient un ‘Rassemblement pour une reconnaissance juridique de l’animal’.
Est-ce le moment au Québec de reconnaître l’animal comme ‘être sensible’ et plus comme objet de consommation ou pire bien meuble ? La pétition européenne indique que ‘Plusieurs pays européens (Autriche, Allemagne, Italie, Pologne, Confédération helvétique…) ont déjà inscrit dans leurs textes fondamentaux que les animaux ne sont pas des choses’. Au Canada, il y a failli avoir eu une ébauche de loi qui allait dans le bon sens mais qui est restée lettre morte.
Il reste peut-être le GRIDA qui a pour objectifs de :
• promouvoir et favoriser les intérêts des animaux dans les systèmes juridiques canadien et québécois;
• promouvoir et favoriser la réflexion et la discussion sur la condition juridique et le bien-être des animaux;
• encourager, susciter, soutenir et diffuser des recherches, des échanges et des initiatives qui engagent, dans des champs concernés, une ou plusieurs disciplines scientifiques traitant de la condition juridique et du bien-être des animaux;
• influencer et introduire des changements positifs dans les réflexions, les perceptions et les comportements humains dans leurs relations avec les animaux;
• développer le champ du droit animal au Canada et au Québec

Jean-Pierre Digard résume clairement la situation en se demandant: qu’est-ce que l’homme (entendu comme espèce, c’est-à-dire au sens d’hommes actuels et d’hommes futurs) a intérêt à faire ou à ne pas faire aux animaux ?

Ils éprouvent de la douleur, une loi aurait pu les protéger 2

10/12/2009

Le post du 30 novembre dernier (http://sandraetlechien.com/2009/ils-eprouvent-de-la-douleur-une-loi-les-protege) nous l’indiquait: le projet de loi C-15B, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, est mort au feuilleton lors de la prorogation du Parlement le 16 septembre 2002.

Toutefois, le Service de renseignements de la Bibliothèque du Parlement nous indique:

Un projet de loi PEUT ÊTRE RÉINTRODUIT dans un Parlement subséquent. Cela s’est fait dans la 37ème législature, 2ème session avec l’introduction de trois projets de loi similaires soit le projet de loi C-10, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, le projet de loi C-10A, Loi modifiant le Code criminel (armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, et le projet de loi C-10B, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux). Seulement le projet de loi C-10A a reçu la sanction royale.

Quel député va reprendre ce flambeau?

Vous pouvez accéder à l’information sur les projets de loi déposés au Parlement depuis 2001 à partir du site web du Parlement du Canada au http://www.parl.gc.ca. / Projets de loi (menu principal) / Legisinfo (menu à gauche) / inscrivez votre requête (C-15) /Trouvez le projet de loi /Soumettre/ Sélectionnez le projet de loi C-15B de la 37ème législature, 1ère session/ Accéderez ainsi à l’information disponible.

Ils éprouvent de la douleur, une loi aurait pu les protéger

15/11/2009

L’accumulation de données scientifiques de plus en plus convaincantes sur l’existence d’un lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux et la violence familiale et la violence envers autrui en général a entrainé le législateur canadien a concocté un projet de loi C-15B, modifiant le code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu).
Objectif = alourdir les peines relatives aux actes de cruauté envers les animaux et de prévoir une gamme plus large de sanctions pénales.

Extraits :
Vous êtes responsables criminellement si vous :
• causez à un animal ou, dans le cas d’un propriétaire, permettez que lui soit causée une « douleur, souffrance ou blessure, sans  nécessité »
• tuez « sauvagement ou cruellement un animal – que la mort soit immédiate ou non – » ou, dans le cas d’un propriétaire, permettez qu’il soit ainsi tué
• ….
Peine = max. 5 ans de prison ou amende de 10 000 $ ou les deux

Vous êtes en infraction si  :
• par négligence, vous causez à un animal de la douleur, des souffrances ou des blessures, sans nécessité
• dans le cas d’un propriétaire d’un animal ou de la personne qui en a la garde ou le contrôle, l’abandonner volontairement ou sans se soucier des conséquences de votre acte, ou omettez par négligence de lui fournir les aliments, l’eau, l’air, l’abri et les soins convenables et suffisants
• par négligence, vous causez une blessure à un animal lors de son transport
• ….
Peine =  max. 2 ans ou une amende de 5 000 $

L’ensemble de ces mesures aurait :
1- pu dissuader les gens de maltraiter les animaux
2- permis que les crimes contre les animaux soient pris moins à la légère
3- changer les crimes contre les animauxde registre (n’être plus traités comme des crimes contre des biens)
… Ça aurait pu être le début d’une nouvelle ère…
Ça aurait pu si…..le projet de loi n’était pas mort au Feuilleton.

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