Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive de la catégorie ‘Histoires de chien’

Miam-miam mangeons un chien!

15/10/2012

Dans certaines civilisations, le chien est un mets très prisé des gourmets. Les Aztèques élevaient des chiens pour les vendre au marché. C’est encore le cas en Corée et dans certaines régions de Chine. Un des plats préférés des banquets de cérémonie chinois est le chow-chow de neuf mois, engraissé au riz, rasé, bouilli puis frit à l’huile. Les Vietnamiens affectionnent particulièrement les chiens roux à langue noire qu’ils conditionnent en saucisses.

Manger le chien, surnommé le meilleur ami de l'hommeVoilà la cynophagie n’est pas l’apanage des peuples barbares, sous-développés. Il n’y a pas si longtemps on doutait de l’appartenance à la famille humaine des peuples qui s’adonnaient à ces pratiques et pourtant…. Pourtant, toutes ou presque les civilisations ont mangé, mangent, mangeront du chien. Lors de la conquête de l’Amérique, les missionnaires faisaient preuve de zèle civilisateur en obligeant les « sauvages » à renoncer à ces coutumes. Consommer du chien est en France un tabou qui, pourtant, supporte de nombreuses dérogations. Il a été retrouvé, dans certaines nécropoles gauloises, des restes de chiens qui avaient été consommés, alors que d’autres, qui n’avaient pas été dépouillés, étaient manifestement des animaux de compagnie. Pendant le siège de Paris de 1594, on faisait bouillir d’énormes marmites de chats et de chiens que l’on distribuait aux pauvres. Au cours de la guerre de 1870, la viande était vendue à 2,50 F le kilo, rue Saint-Honoré à Paris. Et on en consommait encore pendant les deux guerres mondiales. Le chien servira de nourriture et sa viande subira les inspections sanitaires du IIIe Reich à partir de 1943.

Mais c’est Jacqueline Milliet qui explique la raison de cette pratique culturelle qui n’est pas uniquement basée sur le respect ou le non respect d’un interdit alimentaire mais relève plutôt des processus domesticatoires en vigueur dans les sociétés humaines. Mais quelques soit la société on ne mange pas du chien mais on mange un chien!

Pour nous, le chien représente le compagnon à quatre pattes et nous serions enclins à penser que la cynophagie n’est qu’une pratique de barbares. Car ce qui nous révulse c’est que le chien a un statut particulier: non seulement il est entré dans nos maisons, il partage nos repas et nous entretenons des relations affectives avec lui. En tant de guerre, ces notions sociale, territoriale, affective sautent. Là la logique de survie prend le relais:  il est en effet plus facile de dissoudre le conflit moral né du paradoxe de la viande en rapprochant les animaux des choses (et peut-être de l’animal-machine de Descartes), ce qui rend leur ingestion moins embarrassante.

Il est facile de fustiger les mangeurs de viande canine. Pour se donner cette bonne conscience, le carnivore humain démentalise les animaux de boucherie alors même qu’il anthropomorphise les animaux de compagnie.

Pour aller plus loin:

Touche pas à mon toutou

Milliet Jacqueline. Manger du chien ? C’est bon pour les sauvages !

Comment concilier le goût pour la viande et l’amour des animaux

Le développement durable et le chien : point de vue social 3/3

18/06/2012

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‘Nous sommes tissés serrés par nos particularités tant artistiques, spirituelles, intellectuelles et patrimoniales. Ce sont nos traditions anciennes et plus récentes qui nous rendent uniques, qui nous distinguent. Dans une approche de développement durable, nous les reconnaissons, les encourageons et en sommes profondément fiers’, peut-on lire dans la section Arts et culture. Que nenni! La Ville ne semble pas vouloir faciliter la vie urbaine locale et événementielle. Du moins si l’on se réfère à cet article ci-dessus.

Or, la Ville aurait pu/pourrait lancer des événements d’envergure : comme la fête des animaux (une journée pour eux/an), la semaine ‘apprendre le comportement du chien, du chat….’, une journée/semaine de balades/visites canines guidées de la ville, tenir des colloques internationaux « chiens et ville » … s’enrichir de la tenue de salons : d’équipements, pour professionnels… en créant des journées canisportives.

Une Ville qui se démarque est un ville qui innove et fait appel aux créateurs : en inventant un nouveau mobilier urbain dans les parcs à chien avec des modules de jeux, en ‘revisitant’ les grands projets d’aménagement en intégrant l’animal : par exemple, rendre visible et observable la présence de certaines espèces animalières (moufette, raton laveur, oiseaux, écureuils, chevreuils, renards, salamandres…), faire en sorte que la promenade accompagnée par son chien soit possible sans danger et nuisance.

Pour les personnes âgées, les bienfaits de la présence animale sont nombreux, je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,La Ville doit entrer dans une logique de renforcement du lien social avec TOUS ses usagers. Et notamment avec ses aînés. Pour les personnes âgées, les bienfaits de la présence animale sont nombreux : l’animal est source d’affection, procure un sentiment d’utilité, sécurise et réconforte, il oblige à dépasser ses limites et ses habitudes. En résumé, il est révélateur d’un sentiment de vie. C’est dans la tranche d’age 45-54 ans que l’on retrouve la plus importante proportion de propriétaires de chiens avec 32 %. (sondage Léger Marketing 2008). Les personnes âgées ont de plus en plus de chiens pour les accompagner dans leur parcours, comment la ville va-t-elle gérer ces présences canines avec un règlement liberticide?

En incluant dans la future politique DD un espace aux animaux (commensaux, sauvages et de compagnie), il va sans dire qu’une communication et une sensibilisation adéquates devront sous-tendre les décisions futures. Ce qui induit de créer préalablement les conditions favorables au changement, de les travailler bien en amont et ainsi, ensemble, définir ce qui est important pour la collectivité, de bâtir des objectifs opérationnels clairs de cette coexistence.

Ces objectifs doivent s’inscrire dans une véritable politique du changement identifiée par un réseau d’acteurs et des propositions d’actions concrètes. Il serait temps de passer du stade « comment gérer les nuisances » à une démarche plus globale du type « quelle politique animale pour ma ville ? ». La qualité de vie urbaine dépend de la cohérence des politiques publiques. L’appropriation du sujet par les élus est une étape fondamentale.

Politique de développement durable et le chien : point de vue social 2/3

11/06/2012

Le respect des droits et libertés est un pilier fondamental de la vie dans la société longueuilloise. S’engager, coopérer, s’entraider, se mobiliser et faire entendre sa voix sont quelques-unes des multiples facettes qui construiront cette société. (Développement social et communautaire).

Longueil s'organise,je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,La société urbaine a changé, les mentalités évoluent. D’une situation rurale, nous sommes passés à de grandes concentrations urbaines au sein desquelles nous avons entraîné nos animaux de compagnie qui n’ont plus aujourd’hui les mêmes raisons d’être à nos côtés. L’animal n’a pour toute utilité que celle de fabriquer du lien social et de compenser les manques affectifs. Bref, de remettre de l’humain dans une société urbaine. Des solutions citoyennes (économiques, écologiques) pour inclure durablement l’animal  dans la politique municipale- qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses (communiqué) – sont possibles.

Nous savons que nous devons accorder aux animaux une protection toute particulière et un traitement privilégié. Pour les côtoyer d’une autre manière, la Ville aurait tout intérêt à offrir des activités qui font la promotion du civisme. Par exemple, pour rendre propre l’espace urbain et exempt d’aboiements intempestifs, des agents de la collectivité spécialement formés pourraient être mobilisés pour mener des actions de médiation auprès des propriétaires de chiens dans les parcs. La collectivité entrerait ainsi dans une logique de renforcement du lien social avec ses usagers. Pour cela, la médiation doit être préparée et les médiateurs formés pour que le dispositif soit pérenne. L’animal dans la ville est une connexion au vivant, si on retire l’animal de la ville, c’est la perte de l’humain avec le vivant. A contrario l’acceptation de l’animal dans la ville développe le civisme. Si l’on développe le civisme du propriétaire de l’animal, on diminue les nuisances qui pourraient être causées par l’animal.

Améliorer les mesures réglementaires consisterait à permettre de retrouver beaucoup plus facilement un animal perdu ou errant et limiter les trafics d’animaux, donc il revient aux Services Animaliers Rive Sud (indirectement à la Ville) d’expliquer l’importance de faire identifier son animal (médaille entre autre). Il s’agit d’une contrainte financière pour un propriétaire qui peut être perçue comme une nouvelle volonté de contrôle administratif. Mais accompagné d’explications sur la mise en place de ces mesures, la verbalisation ultérieure serait mieux comprise.
Que dire de la sécurité des uns et des autres quand la responsabilité même de la Ville au niveau de l’éducation des propriétaires de chiens n’est pas assumée. Quid de la question des morsures (Un règlement municipal nul et non avenue) réglée de manière expéditive et inopérante par la Ville? Les propriétaires de chiens investissent leur quartier par le simple fait qu’ils y marchent. Le sentiment d’insécurité est, donc, moins ressenti.

canicross,je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,Le développement durable, c’est aussi s’épanouir et mieux vivre (Santé, éducation, loisirs et sécurité). La ville ne doit-elle pas encourager et faciliter l’exercice physique? Les chiens sont des motivateurs et entraîneurs particuliers. Dans le parc Michel-Chartrand, par exemple, pourquoi ne pas ouvrir l’accès aux pistes sur le pourtour du parc?
La cohabitation entre cyclistes et voitures est délicate en l’absence de bande ou de piste cyclable, il en est de même dans notre cas, il faut prendre en compte la diversité des usages. Sur toutes les pistes cyclables de la ville, nous proposons comme il se fait à Trois-Rivières un partage de l’espace avec une délimitation spécifique de la zone sur laquelle les propriétaires de chiens en laisse peuvent marcher ou courir.

Politique de développement durable et le chien : point de vue social 1/3

04/06/2012

La présence de l’animal en ville est un véritable phénomène de société, je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,Vivre avec un animal en ville est difficile. Vivre ensemble avec un animal en ville touche à des problématiques de partage de l’espace public, de tolérance et ne manque pas d’engendrer des conflits.
Néanmoins, la présence de l’animal en milieu urbain pose de trop nombreuses questions pour ne pas être entendues. Les chiens, les chats, les cerfs, les…. pèsent déjà sur les décisions.

Une transformation de la politique serait-elle en marche ? Pour la Ville de Longueuil en pleine réflexion en lien avec le développement durable (DD), une démarche novatrice et responsable consisterait à prendre conscience de la réalité sociale (environnementaleéconomique) de l’animal en ville.
De toute manière, hommes et animaux ne vivent pas dans deux mondes parallèles. Nos histoires sont étroitement liées, nous partageons le même espace de vie et nous influençons le même environnement. La présence des animaux (commensaux, sauvages, de compagnie) en ville est un véritable phénomène de société et nous devons nous interroger sur notre rapport à eux.

Cette série de 3 articles se limitera à quelques propositions afin d’inciter la ville à, non seulement, modifier le règlement CO-2012-733 sur le contrôle des animaux, mais à l’inscrire dans une vision plus globale et inclusive. Là où l’accessibilité, le leadership, le sentiment d’appartenance, l’autonomie des partenaires, le respect, le droit à l’information et la valorisation de l’action bénévole sont des valeurs implicites. (Culture, loisir et vie communautaire).

Au-delà des règlements, l’objectif est la création d’une véritable culture populaire de l’animal en ville qui passe par l’engagement de la grande majorité des acteurs du monde de l’animal de compagnie. Ces principaux acteurs sont:
- Les particuliers qui possèdent un animal de compagnie,
- Les éleveurs,
- Des professionnels qui souhaitent vivre de leur travail tout en étant en règle,
- Les associations de protection animale,
- Les professionnels de l’animal (vétérinaires, éducateurs, comportementalistes…),
- Les pouvoirs publics.
Longueil s'organise,je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,Si l’on constate ce qui se fait ailleurs, la clé de la réussite réside dans la coordination entre ces différents services et acteurs. Parfois, cette responsabilité est déléguée à une personne chargée de fédérer le tout et de composer une équipe pluridisciplinaire. Mais (et surtout) une personne qui adopte délibérément une approche transversale des questions relatives à la place de l’animal en ville.

Ça c’est une intervention d’approche communautaire!

Préparer la ville de demain en définissant la place, le rôle et le statut du vivant au coeur de la cité et inscrire cette question dans un cadre de développement durable semblent donc nécessaire.

Pour aller plus loin

Les relations homme-animal en milieu urbain

Politique de développement durable et le chien : point de vue écologique

22/05/2012

C’est uneécologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain réalité : l’animal s’est durablement installé dans la ville.

Depuis quelques années, l’animal en ville soulève des questions éthiques, sociales, économiques et politiques. Le nombre croissant de réglementations sur/contre les animaux (de compagnie essentiellement),  le développement de mesures visant la protection des droits des citoyens non propriétaires… , montrent que ces êtres vivants ont leur mot à dire dans notre société. L’animal, qu’il soit de compagnie ou sauvage, est présent mais il n’est pas reconnu.

En adoptant un règlement englobant le bien-être animal, Longueuil endosserait les points de la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal et s’inscrirait dans une optique de développement durable (DD). Rappelons qui est:

Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, social et économique des activités de développement.

À Longueuil, des solutions écologiques et citoyennes – qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses  – sont possibles. Voici quelques exemples.

En terme de nombre d’espèces, les animaux sauvages et commensaux excèdent les animaux domestiques et sont garants de la biodiversité. L’intrusion de la faune ’sauvage’ en ville participe à la restauration de la biodiversité et au développement durable mais elle est dépendante des capacités d’accueil pour chaque espèce. Or, les équilibres biologiques s’avèrent fragiles et il convient de réfléchir à l’ensemble des aménagements qui peuvent être mis en place pour éviter la dégradation de notre environnement. La ville est un système écologique à part entière. L’homme constitue un facteur fondamental de modification de la biodiversité urbaine.

Longueuil a beaucoup fait pour que les superficies protégées sur le territoire soient nombreuses, tout en tentant de les intégrer à un développement urbain adapté (Milieux naturels et parcs). Le fait que nombre de nos concitoyens n’aient plus de contacts avec la nature et sa cruauté favorise une perception bucolique de cette dernière. Ainsi, ce qui se passe dans le parc Michel-Chartrand avec sa surpopulation de cerfs de Virginie. Pourquoi, par exemple, ne pas y envisager l’implantation de corridors biologiques? Ce qui permettrait aux espèces végétales et animales de pénétrer dans le tissu urbain, de circuler. Cette gestion adaptée à différents types de responsabilités permettrait d’augmenter la biodiversité tout en n’excluant par une partie des citoyens (les propriétaires de chiens).

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Pour bénéficier d’un espace propre, la Ville devrait localiser les distributeurs de sacs poubelles dans les endroits les plus pratiques et veiller à ce que ceux-ci soient toujours approvisionnés (comme il se fait dans une multitude de municipalités au Québec, par exemple, dans la ville de Ste-Catherine: RécréOparc). Il s’agirait en outre de vérifier que la densité de poubelles dans les rues/parcs soit cohérente. Penser la présence des animaux de compagnie comme un élément de qualité de vie.  L’urbanimalisation n’est pas seulement un néologisme, c’est aussi une réalité à multiples facettes.

L’implantation de nouveaux parcs à chiens ne peut être une solution aux besoins des propriétaires de chiens. En tout cas, cela ne permet aucunement de promouvoir des habitudes écologiques lorsqu’il faut prendre sa voiture pour se rendre dans des parcs à chiens inaccessibles à la majorité. Mais si ces parcs sont implantés afin de gérer les relations entre les détenteurs de chien et les non détenteurs et d’éviter les antagonismes, cela n’a aucun sens.

Longueil s'organiseAutre point, les espaces verts ne se limitent pas seulement aux arbres, il faut les entretenir, valoriser leur utilisation et les préserver et aussi penser et anticiper ces aménagements au regard du vivant, y compris l’animal, pour un partage harmonieux. Car, les solutions apportées à ces enjeux de proximité sont autant d’améliorations réelles de la vie sociale.  Il n’est pas bon que l’homme soit seul en ville. (Encyclopaedia Universalis).

Politique de développement durable à Longueuil? Mieux vaut parler d’écologie urbaine, c’est à dire de la gestion équilibrée et avisée des ressources et des constituants urbains pour un cadre de vie harmonieux et durable. L’animal de compagnie mais aussi l’animal sauvage doivent participer de cette vision. Et les élus ont une mauvaise approche des problèmes en croyant que, qui s’occupe des animaux, ne s’occupe pas des hommes.

Pour aller plus loin
Les relations homme-animal en milieu urbain

Un règlement municipal nul et non avenu

14/05/2012

chiens dangereux, règlement, longueuil, contrôle des chiens, morsures, agression, vétéraine, attaque, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, anima urbainLe moins qu’on puisse dire c’est que l’article 58.1 du nouveau règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil manque de mordant et est parfaitement inadapté, ignorant et bête.

Un chien n’est pas une machine. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est un être vivant qui a des besoins vitaux et qui est capable de communiquer. Il est même établi que, comme tout mammifère, il est capable d’émotions. Alors pourquoi voudrait-on que le chien fonctionne comme une voiture ? Peut-être que le fait d’acheter un chien en fait un bien de consommation!
Il est parfois difficile de déterminer si un chien peut être dangereux avant qu’il morde ou attaque une personne ou un animal. Longueuil devrait envisager l’adoption de règlements visant à diminuer les possibilités que de telles situations surviennent plutôt qu’opter pour un tout répressif inadéquat.

Jean Lessard l’indique : ‘ Chiens qui mordent = chiens dangereux, non ! C’est vraiment trop généralisé comme équation’. Selon, l’éducateur canin comportementaliste, ‘La dangerosité d’un animal se calcule selon une série de facteurs, tels que le poids de l’animal; la catégorie de personnes à risque; si l’agression est défensive ou offensive; si l’agression est prévisible ou imprévisible; s’il y a eu contrôle de la morsure; et si la morsure est simple ou multiple….’.

Dans cet article, la place et le rôle du vétérinaire sont à questionner. Les études vétérinaires durent 5 ans. Selon la faculté de médecine vétérinaire, moins d’une trentaine d’heures sont réservées à l’étude du comportement animal. Tel qu’indiqué dans la description du programme de médecine vétérinaire : ‘De plus, les activités du médecin vétérinaire ne se limitent pas à l’exercice de la profession en cabinet privé, qui absorbe à peine la moitié des diplômés. En effet, la santé publique, la salubrité et l’inspection des viandes, le contrôle des maladies transmissibles à l’homme, les laboratoires de diagnostics et de recherche et l’enseignement sont autant de sphères d’activités qui intéressent le médecin vétérinaire’. Pas d’études du comportement animal. Il y a bien un Groupe de recherche sur les animaux de compagnie (GRAC) dans lequel le comportement animal est un des thèmes de recherche aux côtés de ‘L’analgésie et l’anesthésie,  La cardiologie,  La dentisterie….’. On parle d’un groupe de recherche parmi de nombreux autres…. Pas obligatoire.

Par conséquent, quel médecin vétérinaire va faire cette évaluation? Dans quelle condition? Plusieurs jours après l’événement? Dans un autre environnement ? Lors d’un accident de voiture, il y a autant d’histoires que de témoins, l’on pourra s’attendre dans le cas d’une morsure à une multitude d’histoires dont il faudra tirer le bon grain de l’ivraie. Qui va juger la précision des informations venant des propriétaires ? Qui, rappelle, Jean Lessard, va poser cette évaluation? La compétence de l’évaluateur est le pivot de cette règlementation.

Avant d’étiqueter un chien qui a mordu comme un chien dangereux avec toute l’exclusion que cela peut engendrer dans notre société, avant d’interdire, il faut comprendre pour prévenir. D’autant plus que :

‘ Les agressions instrumentalisées, conditionnées ou apprises peuvent être contre-conditionnées. Les agressions compétitives peuvent être redirigées. Celles de défense peuvent être désensibilisées. Les plus fréquentes sont les agressions de défense (ou bien par peur). Les agressions par peur viennent presque toujours avec le syndrome de privation (un manque en socialisation). Les agressions compétitives viennent d’un excès de tolérance et de problèmes de communication. La confusion dans la communication peut venir de l’utilisation mauvaise du modèle de la hiérarchie… Confronter un chien agressif l’amène à être plus agressif…’ conclut Jean Lessard.

Avec qui voulons-nous vivre et comment? Paradoxalement, pour humaniser le monde que nous souhaitons habiter, il nous faut apprendre à vivre avec et à accueillir des non-humains.

Pour aller plus loin
Pourquoi les pit-bulls ?
Une phénomène de société qui a du mordant

Chiens bons à tout

23/04/2012

Grande Boucherie Canine à ParisDans les siècles passés, pendant que le chien était utilisé comme pisteur de gibier, éboueur et commensal de l’homme, sa chair était consommée dans l’Europe néolithique et dans l’Amérique précolombienne. Et, il n’y a pas si longtemps en Chine, en France … en Allemagne où la dernière boucherie canine a fermé ses portes à Munich entre les deux guerres. Ses poils étaient filés et tissés (en Amérique et dans les Pyrénées jusqu’au 19e siècle).

L’homme n’hésite pas à remodeler l’apparence de l’animal de compagnie. Il sélectionne chez l’animal des formes de comportement répondant à ses attentes et le conditionne à des rituels. Il lui impose ses compétences, codes et des décisions. Il l’enferme dans ses émotions, affects et projections et attend de lui des interactions conventionnelles, dit Christian Talin, dans Anthropologie de l’animal de compagnie.

Le chien a servi pour la garde des personnes et des biens, la défense et la conduite des troupeaux, le nettoyage, le combat, les courses, le portage, la mise en mouvement de moteurs (Les chiens tournebroches du Moyen-Âge et des Roue à chien pour tournebrocherémouleurs jusqu’au 19e siècle), les recherches en tous genres, le guidage des aveugles, la zoothérapie…. L’homme décidément a tout fait subir au chien, lui imposant les transformations les plus extrêmes, ne serait-ce qu’à penser aux multiples races de chien, l’homme n’hésitant pas à lui tailler les oreilles et la queue quand il croit cela utile ou seyant.

Ainsi, l’animal de compagnie a clairement une fonction narcissique. L’amour des animaux est un amour égoïste : l’animal valorise l’homme qui est au centre de son attention, de son univers et qui a sur lui tout pouvoir. ‘ Je suis convaincu que nous n’aimons pas tant l’animal lui-même que sa dépendance à notre égard’, explique Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (’L’animal et nous‘). Et surtout la relation dans laquelle la perception continue d’affects se transforme peu à peu en une communication d’intensité variable avec l’animal apprivoisé qui dès lors devient rapidement complice. Cette complicité est source d’un bien-être partagé?, se demande-t-on avec Christian Talin.

Les chiens ne se signalent pas seulement, dans l’histoire, par les ‘services’ matériels qu’ils ont pu rendre à l’homme. Ils ont aussi suscité des croyances et des opinions variées, qui ont influé en retour sur leur traitement. «Les animaux sont un prétexte pour parler de nous et de nos comportements en société», affirme Jacqueline Milliet.

L’attelage canin? C’est le moyen de transport du pauvre

20/02/2012

Il n’y a pas si longtemps, au Québec, les chiens étaient employés pour la traction de petites carrioles. Ils tiraient toutes sortes de cargaisons: transport du petit bois, des bidons de lait, des courriers postaux  etc. L’armée les employait pour le transport des munitions et des vivres. Toutes les races étaient employées, pourvu que les individus soient costauds. En pratique, comme les races les plus musclées (molosses) étaient les plus chères à l’entretien, on voyait davantage de corniauds. Bien souvent, les chiens portaient une muselière pour ne pas importuner les passants et les chiens alentour.

Cette photo date de 1929 et a été prise près de la ville de QuébecIl faut bien reconnaître que ces attelages canins sont l’apanage du pauvre. Dès que le statut du propriétaire le permettait, ânes, mulets, chevaux et bœufs prenaient le relais.

En Europe, l’habitude d’atteler des chiens semble avoir pris naissance à la fin de la Révolution, essentiellement dans la moitié Nord de la France. L’essor fut tel, que la préfecture de Paris dut l’interdire en 1824 pour des raisons de sécurité et d’encombrement. En fait, ‘C’est l’aversion à l’égard de la visibilité publique du sang et des corps meurtris des bêtes qui incite les premiers militants de la cause animale, en Europe, à proscrire des pratiques longtemps tenues pour banales. Les campagnes conduites contre l’usage des attelages de chiens constituent une autre preuve éloquente. Les griefs adressées à la pratique doivent encore bien peu à la sympathie réservée à un animal familier. En fait, les premiers détracteurs de l’usage de chiens comme bêtes de trait s’insurgent avant tout contre le spectacle répugnant auquel ils peuvent donner lieu (p 24, Christophe Traïni, La cause animale, 1820-1980, essai de sociologie historique).
C’est pourquoi, en 1850, la loi Grammont visant à la protection animale aboutit à l’interdiction de cette pratique.

En Amérique du Nord, on peut parler avec certitude d’attelage de chiens dès le X° siècleEn Amérique du Nord, on peut parler avec certitude d’attelage de chiens dès le X° siècle car la civilisation de Thulé établie dès cette époque autour de la Baie d’Hudson utilisait le traîneau à chiens depuis leurs origines.

Parallèlement, la ruée vers l’or au Klondike c’est en partie fait sur le dos des chiens qui travaillaient sans relâche à assurer les transports de bois, de courrier, de vivres, d’hommes et d’or. Ils faisaient tous les travaux que les chevaux exécutaient au Sud.

Puis progressivement, de chiens de travail on est passé à chiens d’attelages de course. C’est ainsi que les premières courses d’attelage virent le jour, avec des paris importants mis en jeux. D’ailleurs, le Québécois Emile St. Godard (1905-1948) remporte la médaille d’or des Jeux olympiques de Lake Placid en 1932, lors d’une démonstration d’attelages de chien. À ce jour, il demeure le seul coureur d’attelages de chiens à être intronisé au Temple de la renommée des sports du Canada et du Manitoba.

les festivités du Carnaval de Québec comptent une course en traîneaux à chiensOu plus proche de nous, les festivités du Carnaval de Québec comptent des activités puisées dans le mode de vie folklorique québécois, comme la course en canot et la course en traîneaux à chiens. Ainsi, en 1940, par un bel après-midi ensoleillé, tout près du Château Frontenac, un meneur de chiens exerce son attelage à la course.

Pour aller plus loin:
Les origines du service postal par traineau à chiens
Les chiens de trait
Origines du traineau à chiens
Histoire du plus grand carnaval d’hiver au monde

Coévolution coopérative

09/01/2012

Tout sur la psycho du chienp. 378. Tout sur la psychologie du chien. Joel Dehasse partage :

Chiens et humains ont évolué ensemble depuis plus de 10 000 ans. L’évolution de la structure de la société a modifié la génétique humaine et celle du chien. L’homme a supprimé ses prédateurs, il a domestiqué ses anciennes proies, il a altéré le mode de vie de nombreuses espèces autour de lui, il a modifié les paysages et le climat de sa planète. L’homme occidental s’est distancié des processus de sélection naturelle, et il a fait de même pour les animaux domestiques, le chien inclus.
La culture coopère avec la génétique pour fabriquer le nouvel humain, le nouveau chien. L’homme est incapable désormais d’échapper à sa culture, à sa société et le chien est incapable d’échapper à l’homme. L’être humain est symbiotique d’une entité virtuelle (une croyance, une illusion) : la société occidentale. Le chien est emporté par cette même vague qui transforme l’être humain libre en une fourmi d’une fourmilière, en pion impersonnel.  C’est de l’amensalisme de la part de la société qui empêche le développement de l’être, dans un système gagnant-perdant, l’homme étant le perdant. C’est aussi un esclavagisme, la société utilisant l’être à son profit afin de croître à ses dépens. L’homme fait de même avec le chien. Rares sont les humains qui permettent à leur chien de créer pleinement leur vie, de vivre intensément, de développer tous leurs potentiels, la plupart des chiens sont maltraités (passivement) par l’irrespect de leurs besoins éthologiques minimaux d’activité et d’interaction sociale.
pyramide_de_maslowLa coévolution coopérative existe cependant chez quelques êtres. L’expérience est vécue ensemble dans le respect et l’enrichissement mutuels; cela nécessite de prendre conscience des messages engendrés par l’expérience. On y retrouve très peu de chiens de famille, mais bien certains chiens de travail, de sport, de danse (free style) ou encore quelques chiens d’assistancecarolynn scott et Rookie.
Pour arriver à une coévolution coopérative, la question à se poser devrait être : ‘Qu’est-ce que je possède qui puisse améliorer la vie de mon chien et réciproquement, que possède-t-il pour améliorer la mienne?’. Dans le modèle d’autoresponsabilité, le chien nous apporte à chaque instant un miroir de conscience, s’il n’améliore pas nos capacités de survie biologique, ni notre apparent bien-être psychologique, il nous donne des messages de réalisation de soi et de développement spirituel.

Visage dis-moi…

07/11/2011

Les émotions des animauxLes visages sont extrêmement importants pour évaluer les sentiments des animaux. Charles Darwin et ses successeurs ont souligné le rôle crucial des expressions faciales dans notre compréhension des émotions d’autrui. Les visages sont déterminants pour deviner ce que les autres ressentent et pour prévoir ce qu’ils vont faire.  Il n’y a pas de communication plus directe pour un animal que de plonger ses yeux dans ceux de l’autre, dit Marc Bekoff, en page 108. Une étude récente (Staring fear in the face) sur la peur chez les hommes vient confirmer l’importance du contact visuel dans l’identification des émotions. Les yeux sont essentiels pour constater qu’un autre humain a peur : ce sont eux que l’on regarde pour savoir si un visage reflète l’effroi … ou la souffrance!
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer- Éthique animaleAinsi, on peut déduire qu’autrui souffre en observant ce qui apparaît comme des conséquences de la souffrance : il se tord, il se débat, il hurle, écrit en page 52, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer.
Est-il surprenant de constater que les mammifères ont beaucoup d’expressions faciales en commun. Quand nous parlons du visage, nous parlons surtout des yeux. Ce sont des organes superbement complexes qui ouvrent une fenêtre sur le monde émotionnel d’un individu. Les yeux, chez les humains comme chez d’autres espèces reflètent les sentiments : la joie écarquille et le désespoir les creuse.
On est le regard/visage de l’autre si on a naturellement la capacité Tel visage de maitre, tel visage...de lire les émotions. Or, le chien parvient à décrypter sur le visage de son maître ses moindres intentions, serait-il plausible que le chien apprend le sens de son maître, soit apte à saisir la présence qui parle et passe outre la constitution de l’acteur que chacun se crée pour aller à l’essentiel : par-delà les préjugés et les présavoirs, le chien nous lit.


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