Quand toute une Unité de soins relève les manches, un projet avance
16/07/2011
Sandraetlechien vous avait fait découvrir le projet de thérapie assistée par deux chiens de l’Unité de soins Les Trieux, en Belgique, en 2010, bien avant qu’un chapitre 5 ‘Présentation du développement d’un projet A.A.T. intégré dans une unité hospitalière de prise en charge communautaire de patients psychotiques chroniques non stabilisés’ soit écrit dans le livre « Zoothérapie, nouvelles avancées ».
Grâce à Christophe Médart, infimier en chef et responsable du projet, aujourd’hui, Sandraetlechien vous présente quelques éléments du rapport d’activités intermédiaire de ce projet qui a pris naissance en 2008… Le temps a passé depuis les premières formulations d’hypothèses cliniques fondées sur l’observation fortuite in vivo.
Développé au sein de l’unité de soins « Les Trieux » de l’Hôpital Neuro‐Psychiatrique Saint-Martin, le projet de Thérapie Assistée par Animal (T.A.A.) consiste à développer un outil thérapeutique inédit et novateur permettant à des patients psychotiques chroniques de progresser grâce à l’accompagnement de l’animal dans le cadre d’une démarche scientifique. Les objectifs poursuivis par la mise en place du projet T.A.A. sont par conséquent de nature thérapeutique et scientifique.
S
ur le plan thérapeutique, le projet vise à apporter une réponse précise aux besoins des patients psychotiques chroniques non stabilisés ainsi que de favoriser la résurgence d’habiletés sociales et de capacités d’autonomie. Cette thérapie vient en soutien aux plans thérapeutiques individuels de type communautaire à visée de resocialisation déjà mis en place. Concrètement, le projet consiste en l’introduction de deux chiens (un Golden et un Berger Allemand) dans le quotidien des patients et en la responsabilisation de ces derniers par rapport à des êtres vivants qu’ils vont investir émotionnellement.
Sur le plan scientifique, le projet T.A.A. réalise des observations relatives à l’évolution des symptômes des patients en présence des chiens. Des grilles d’observation et d’évaluation ont spécialement été élaborées à cet égard.
Les premiers résultats sont très prometteurs et encourageants et, à l’observation et de l’avis même des patients, la présence des chiens a énormément changé leurs implications dans les activités qui soutiennent leurs traitements et leurs prises en charge globales.
1. Une nette diminution de l’expression symptomatique tant positive que négative de la psychose pendant l’ensemble du décours des activités T.A.A.
2. Un meilleur investissement des 14 besoins fondamentaux de la part des patients par l’entremise de la relation en miroir avec les chiens au quotidien et ce, quelque soit le niveau d’investissement à l’égard de ces derniers.
Que de chemin parcouru : plusieurs projets de recherche universitaire (Sciences humaines, sciences vétérinaires, soins infirmiers…) se sont greffés sur ce projet : des thèses, des mémoires et autant de données brutes récoltées. Une manne! Ce qui induit de tenir des réunions du comité d’accompagnement scientifique chaque trimestre dans l’objectif de coordonner les différentes recherches scientifiques conduites par les différentes universités partenaires du projet TA.A.
Et que de projets à venir comme : Déterminer les bases communes d’une future formation pouvant déboucher sur la reconnaissance future de la fonction d’intervenant en zoothérapie.
Merci Christophe de partager ce long processus de travail, de réflexions, d’actions et de réalisations. C’est enthousiasmant et vraiment enrichissant.


Rencontre.
de l’eau m’a semblé être prépondérante. J’ai donc fait une 2e maîtrise en écotoxicologie aquatique ainsi qu’un doctorat. J’étais loin de mon rêve car je me retrouvais à préparer des cours, c’est à ce moment, en décembre 2008, que j’ai entendu parlé d’une formation en zoothérapie: je me suis inscrit et depuis juin 2009, je réalise mon rêve d’enfant (stage auprès de dauphins en Israël en juin 2009 et cet été à Key-Largo).
toujours planifier un plan A et un plan B avant la séance car il est possible que ta première technique ne fonctionne pas (chien non réceptif, personne non disponible). Il faut toujours terminer sur une note positive (ex; le client demande à mon chien de se coucher, il se couche, il lui donne une gâterie et la personne a toujours le sourire). ll n’y a pas d’aide efficace ni durable sans amour !


Le projet est lancé. Nous réfléchissons à développer une réelle démarche scientifique pouvant le soutenir. Notre souhait est de poser un fonctionnement établi pour assurer le respect de l’animal tout autant que celui des patients et des intervenants qui interagiront dans ce cadre. La démarche classique (anamnèse, observation, objectif, action, évaluation) nous sert de base pour construire une approche de laquelle nous espérons pouvoir retirer des observations qui pourront être validés.