Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


Les procès faits aux animaux


30/07/2012 par Sandra

Durant tout le moyen-âge, entre le XIII et le XVII siècle, se sont tenus des procès avec comme principal prévenu l’animal!

Les procès organisés contre les animaux ont été nombreux. Il n’y a là rien de ridicule ou d’absurde de penser que les autorités faisaient arrêter un animal, l’incarcéreraient, instruisaient son procès, entendaient des témoins à charge et à décharge. Le magistrat proclamait l’homicide, et le bourreau exécutait publiquement la sentence. L’animal était ainsi traité comme n’importe quel criminel humain. Aucun aspect de la procédure n’était omis, car il fallait que les procès d’animaux offrent le spectacle de l’exercice parfait de la bonne justice, accompagnée de tous ses rituels, dans le moindre détail.

La justice civile n’était pas la seule concernée par les procès d’animaux. La justice religieuse aussi.
On peut rire de certaines sentences, comme en 1120 des mulots et chenilles qui sont excommuniés par l’Évêque de Laon ou en 1451 le cas des sangsues excommuniées par l’Évêque de Lausanne, parce qu’elles détruisaient les poissons. Plus généralement, la sentence était fatale: en 1266, un pourceau brûlé à Fontenay, près de Paris, pour avoir dévoré un enfant.

Bref l’idée sous-jacente est que les animaux doivent être entendus. Ils sont presque l’égal de l’homme. Car les bêtes et les hommes sont considérés comme les créatures de Dieu! Donc ils portent une responsabilité morale donc peuvent être conduits devant les tribunaux.

FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL, vétérinaire, thèse, procèes animaux, personnalité juridique des animaux,Moyen-Äge

A la fin du procès, l’accusé était exécuté en place publique aux yeux de tous pour servir de leçon. C’était cathartique ou se voulait comme tel: faire réfléchir. Avec l’industrialisation et la poussée de la science, l’animal devient un objet et n’a naturellement plus le droit d’ester en justice. Nous ne sommes plus au Moyen Age!…. Toutefois, cela avait du bon en comparaison des traitements expéditifs dont certains animaux font désormais  l’objet.

Pour aller plus loin:

Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours
Procès d’animaux au Moyen Âge

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