Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 06/2012

Faire pour le bien commun!

25/06/2012

Pendant que National Geographic dédie son hors-série de l’été 2012 aux chiens et aux chats, compagnons de la vie quotidienne de millions de Québécois, de millions de Français, de millions d’Américains, de milliards…. D’HUMAINS.
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Les élus de Longueuil interdisent leur présence sans moindrement être informés de l’évolution millénaire de ces animaux aux côtés de l’homme. Les élus de Longueuil en niant les besoins d’une partie de leurs citoyens ont opté pour des règlements qui sont liberticides et qui, à court très court terme, achètent leur paix. Longueuil n’a pas réfléchi et ne s’est pas informée avant d’opter pour la méthode dure. Ce qui en soi n’est pas très développement durable! Cette position  ‘Je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien’ n’est tout bonnement pas viable.

Pourquoi? Parce que cette question va rebondir, va hanter les futures campagnes électorales. Parce que les élus ne semblent pas réaliser qu’un foyer sur deux abrite un animal de compagnie. Parce que c’est une question de vivre ensemble. Parce que c’est une question politique. Parce que ça prend des élus, c’est à dire des gens qui sont mandatés par les citoyens pour les représenter. Parce que Longueuil manque de vision, manque d’idées. Parce que Longueuil ne peut ignorer en toute impunité ce qui se fait avec succès ailleurs, parfois même juste à côté.

Sherbrooke semble vouloir devenir la première ville de la Belle Province à porter l’étiquette de « ville amie des animaux ».
Avignon, en Europe, est consciente de la place que tient l’animal de compagnie dans la vie quotidienne. La municipalité n’hésite pas ‘à recruter’ des animaux pour en faire de bons agents administratifs. En effet, une brigade canine se composant de 5 chiens et de 7 maîtres chiens, est en place dans le but de dissuader ou de réprimer si les situations l’exigent. En Belgique, on a opté pour des approches positives donc des réponses efficaces. À Gand : en 2003, cette ville de 250 000 habitants comptait 122 aménagements canins, nettoyés 6 jours sur 7. Depuis 1998, Gand mène une importante campagne de sensibilisation et d’éducation. Outre la diffusion de messages à travers la presse gratuite et l’affichage, l’inauguration de chaque site donne lieu à une fête locale à laquelle sont conviés tous les riverains, possesseurs ou non de chiens, ainsi qu’un éducateur canin. Ces rencontres sont l’occasion de présenter et justifier les aménagements, de rencontrer les membres de l’équipe d’entretien. Les maîtres sont alors invités à s’inscrire gratuitement à un club : ils seront ainsi tenus au courant de nouvelles actions et invités aux prochaines inaugurations. Ils reçoivent une médaille pour leur chien, un manuel d’explications sur le programme et le fonctionnement des installations avec un plan de localisation des aménagements.

La différence entre Longueuil et ces villes? Le politique. Juste une question de politique!

Vivant en ville

Ceci est la page couverture des journées : ''Échanges sur le vivant en ville Des hommes, des plantes et des animaux Partager l’espace et vivre ensemble'' (26, 27, 28 oct 2007)

Il existe des villes exemplaires telles que Montbéliard qui a mis en place une véritable politique d’intégration de l’animal en ville. Cette ville a su favoriser la cohabitation avec les quatre pattes en insistant sur le droit de cité des animaux avec, par exemple, l’établissement d’un règlement pédagogique et préventif. Largement diffusé, il est accompagné d’aménagements canins diversifiés (« sanichiens », aires d’ébat, parcours détente) et nombreux. Chaque année se déroule une manifestation festive s’intitulant « la journée de l’animal » avec des échanges permettant une sensibilisation des propriétaires d’animaux et une rencontre avec les autres habitants. Cette ville s’évertue également à intégrer la faune sauvage, notamment aviaire, en favorisant la nidification, limitant les espèces nuisibles ou expansionnistes, etc. Cette politique globale est le fruit d’une volonté forte du sénateur Maire de Montbéliard qui l’a conduit à déléguer à un conseiller municipal, le soin de mettre en oeuvre une politique globale d’intégration de l’animal en milieu urbain. L’évaluation de cette politique mise en place depuis le début des années 90, a déjà fait ses preuves avec une nette diminution des nuisances et une vision positive des animaux en ville.

Longueuil : c’est ça avoir des idées, c’est ça faire pour le bien commun…..

Pour aller plus loin:

Rôle et implication des politiques publiques

Le développement durable et le chien : point de vue social 3/3

18/06/2012

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‘Nous sommes tissés serrés par nos particularités tant artistiques, spirituelles, intellectuelles et patrimoniales. Ce sont nos traditions anciennes et plus récentes qui nous rendent uniques, qui nous distinguent. Dans une approche de développement durable, nous les reconnaissons, les encourageons et en sommes profondément fiers’, peut-on lire dans la section Arts et culture. Que nenni! La Ville ne semble pas vouloir faciliter la vie urbaine locale et événementielle. Du moins si l’on se réfère à cet article ci-dessus.

Or, la Ville aurait pu/pourrait lancer des événements d’envergure : comme la fête des animaux (une journée pour eux/an), la semaine ‘apprendre le comportement du chien, du chat….’, une journée/semaine de balades/visites canines guidées de la ville, tenir des colloques internationaux « chiens et ville » … s’enrichir de la tenue de salons : d’équipements, pour professionnels… en créant des journées canisportives.

Une Ville qui se démarque est un ville qui innove et fait appel aux créateurs : en inventant un nouveau mobilier urbain dans les parcs à chien avec des modules de jeux, en ‘revisitant’ les grands projets d’aménagement en intégrant l’animal : par exemple, rendre visible et observable la présence de certaines espèces animalières (moufette, raton laveur, oiseaux, écureuils, chevreuils, renards, salamandres…), faire en sorte que la promenade accompagnée par son chien soit possible sans danger et nuisance.

Pour les personnes âgées, les bienfaits de la présence animale sont nombreux, je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,La Ville doit entrer dans une logique de renforcement du lien social avec TOUS ses usagers. Et notamment avec ses aînés. Pour les personnes âgées, les bienfaits de la présence animale sont nombreux : l’animal est source d’affection, procure un sentiment d’utilité, sécurise et réconforte, il oblige à dépasser ses limites et ses habitudes. En résumé, il est révélateur d’un sentiment de vie. C’est dans la tranche d’age 45-54 ans que l’on retrouve la plus importante proportion de propriétaires de chiens avec 32 %. (sondage Léger Marketing 2008). Les personnes âgées ont de plus en plus de chiens pour les accompagner dans leur parcours, comment la ville va-t-elle gérer ces présences canines avec un règlement liberticide?

En incluant dans la future politique DD un espace aux animaux (commensaux, sauvages et de compagnie), il va sans dire qu’une communication et une sensibilisation adéquates devront sous-tendre les décisions futures. Ce qui induit de créer préalablement les conditions favorables au changement, de les travailler bien en amont et ainsi, ensemble, définir ce qui est important pour la collectivité, de bâtir des objectifs opérationnels clairs de cette coexistence.

Ces objectifs doivent s’inscrire dans une véritable politique du changement identifiée par un réseau d’acteurs et des propositions d’actions concrètes. Il serait temps de passer du stade « comment gérer les nuisances » à une démarche plus globale du type « quelle politique animale pour ma ville ? ». La qualité de vie urbaine dépend de la cohérence des politiques publiques. L’appropriation du sujet par les élus est une étape fondamentale.

Politique de développement durable et le chien : point de vue social 2/3

11/06/2012

Le respect des droits et libertés est un pilier fondamental de la vie dans la société longueuilloise. S’engager, coopérer, s’entraider, se mobiliser et faire entendre sa voix sont quelques-unes des multiples facettes qui construiront cette société. (Développement social et communautaire).

Longueil s'organise,je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,La société urbaine a changé, les mentalités évoluent. D’une situation rurale, nous sommes passés à de grandes concentrations urbaines au sein desquelles nous avons entraîné nos animaux de compagnie qui n’ont plus aujourd’hui les mêmes raisons d’être à nos côtés. L’animal n’a pour toute utilité que celle de fabriquer du lien social et de compenser les manques affectifs. Bref, de remettre de l’humain dans une société urbaine. Des solutions citoyennes (économiques, écologiques) pour inclure durablement l’animal  dans la politique municipale- qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses (communiqué) – sont possibles.

Nous savons que nous devons accorder aux animaux une protection toute particulière et un traitement privilégié. Pour les côtoyer d’une autre manière, la Ville aurait tout intérêt à offrir des activités qui font la promotion du civisme. Par exemple, pour rendre propre l’espace urbain et exempt d’aboiements intempestifs, des agents de la collectivité spécialement formés pourraient être mobilisés pour mener des actions de médiation auprès des propriétaires de chiens dans les parcs. La collectivité entrerait ainsi dans une logique de renforcement du lien social avec ses usagers. Pour cela, la médiation doit être préparée et les médiateurs formés pour que le dispositif soit pérenne. L’animal dans la ville est une connexion au vivant, si on retire l’animal de la ville, c’est la perte de l’humain avec le vivant. A contrario l’acceptation de l’animal dans la ville développe le civisme. Si l’on développe le civisme du propriétaire de l’animal, on diminue les nuisances qui pourraient être causées par l’animal.

Améliorer les mesures réglementaires consisterait à permettre de retrouver beaucoup plus facilement un animal perdu ou errant et limiter les trafics d’animaux, donc il revient aux Services Animaliers Rive Sud (indirectement à la Ville) d’expliquer l’importance de faire identifier son animal (médaille entre autre). Il s’agit d’une contrainte financière pour un propriétaire qui peut être perçue comme une nouvelle volonté de contrôle administratif. Mais accompagné d’explications sur la mise en place de ces mesures, la verbalisation ultérieure serait mieux comprise.
Que dire de la sécurité des uns et des autres quand la responsabilité même de la Ville au niveau de l’éducation des propriétaires de chiens n’est pas assumée. Quid de la question des morsures (Un règlement municipal nul et non avenue) réglée de manière expéditive et inopérante par la Ville? Les propriétaires de chiens investissent leur quartier par le simple fait qu’ils y marchent. Le sentiment d’insécurité est, donc, moins ressenti.

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La cohabitation entre cyclistes et voitures est délicate en l’absence de bande ou de piste cyclable, il en est de même dans notre cas, il faut prendre en compte la diversité des usages. Sur toutes les pistes cyclables de la ville, nous proposons comme il se fait à Trois-Rivières un partage de l’espace avec une délimitation spécifique de la zone sur laquelle les propriétaires de chiens en laisse peuvent marcher ou courir.

Politique de développement durable et le chien : point de vue social 1/3

04/06/2012

La présence de l’animal en ville est un véritable phénomène de société, je ramasse, déjections canines, villes propres, civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain, Longueuilloise, développement durable, empreinte écologique, réduction de la consommation énergétique, équation écologique, développement social et communautaire; santé, éducation et loisir, milieux naturels et parcs, concertation, communication, réalités environnementales, sociales et économique, citoyens, organismes locaux, entreprises et institutions, élus et employés municipaux, Longueuil s’organise, parcs à chiens, urbanimalisation,Vivre avec un animal en ville est difficile. Vivre ensemble avec un animal en ville touche à des problématiques de partage de l’espace public, de tolérance et ne manque pas d’engendrer des conflits.
Néanmoins, la présence de l’animal en milieu urbain pose de trop nombreuses questions pour ne pas être entendues. Les chiens, les chats, les cerfs, les…. pèsent déjà sur les décisions.

Une transformation de la politique serait-elle en marche ? Pour la Ville de Longueuil en pleine réflexion en lien avec le développement durable (DD), une démarche novatrice et responsable consisterait à prendre conscience de la réalité sociale (environnementaleéconomique) de l’animal en ville.
De toute manière, hommes et animaux ne vivent pas dans deux mondes parallèles. Nos histoires sont étroitement liées, nous partageons le même espace de vie et nous influençons le même environnement. La présence des animaux (commensaux, sauvages, de compagnie) en ville est un véritable phénomène de société et nous devons nous interroger sur notre rapport à eux.

Cette série de 3 articles se limitera à quelques propositions afin d’inciter la ville à, non seulement, modifier le règlement CO-2012-733 sur le contrôle des animaux, mais à l’inscrire dans une vision plus globale et inclusive. Là où l’accessibilité, le leadership, le sentiment d’appartenance, l’autonomie des partenaires, le respect, le droit à l’information et la valorisation de l’action bénévole sont des valeurs implicites. (Culture, loisir et vie communautaire).

Au-delà des règlements, l’objectif est la création d’une véritable culture populaire de l’animal en ville qui passe par l’engagement de la grande majorité des acteurs du monde de l’animal de compagnie. Ces principaux acteurs sont:
- Les particuliers qui possèdent un animal de compagnie,
- Les éleveurs,
- Des professionnels qui souhaitent vivre de leur travail tout en étant en règle,
- Les associations de protection animale,
- Les professionnels de l’animal (vétérinaires, éducateurs, comportementalistes…),
- Les pouvoirs publics.
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Ça c’est une intervention d’approche communautaire!

Préparer la ville de demain en définissant la place, le rôle et le statut du vivant au coeur de la cité et inscrire cette question dans un cadre de développement durable semblent donc nécessaire.

Pour aller plus loin

Les relations homme-animal en milieu urbain


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