Faire pour le bien commun!
25/06/2012Pendant que National Geographic dédie son hors-série de l’été 2012 aux chiens et aux chats, compagnons de la vie quotidienne de millions de Québécois, de millions de Français, de millions d’Américains, de milliards…. D’HUMAINS.

Les élus de Longueuil interdisent leur présence sans moindrement être informés de l’évolution millénaire de ces animaux aux côtés de l’homme. Les élus de Longueuil en niant les besoins d’une partie de leurs citoyens ont opté pour des règlements qui sont liberticides et qui, à court très court terme, achètent leur paix. Longueuil n’a pas réfléchi et ne s’est pas informée avant d’opter pour la méthode dure. Ce qui en soi n’est pas très développement durable! Cette position ‘Je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien’ n’est tout bonnement pas viable.
Pourquoi? Parce que cette question va rebondir, va hanter les futures campagnes électorales. Parce que les élus ne semblent pas réaliser qu’un foyer sur deux abrite un animal de compagnie. Parce que c’est une question de vivre ensemble. Parce que c’est une question politique. Parce que ça prend des élus, c’est à dire des gens qui sont mandatés par les citoyens pour les représenter. Parce que Longueuil manque de vision, manque d’idées. Parce que Longueuil ne peut ignorer en toute impunité ce qui se fait avec succès ailleurs, parfois même juste à côté.
Sherbrooke semble vouloir devenir la première ville de la Belle Province à porter l’étiquette de « ville amie des animaux ».
Avignon, en Europe, est consciente de la place que tient l’animal de compagnie dans la vie quotidienne. La municipalité n’hésite pas ‘à recruter’ des animaux pour en faire de bons agents administratifs. En effet, une brigade canine se composant de 5 chiens et de 7 maîtres chiens, est en place dans le but de dissuader ou de réprimer si les situations l’exigent. En Belgique, on a opté pour des approches positives donc des réponses efficaces. À Gand : en 2003, cette ville de 250 000 habitants comptait 122 aménagements canins, nettoyés 6 jours sur 7. Depuis 1998, Gand mène une importante campagne de sensibilisation et d’éducation. Outre la diffusion de messages à travers la presse gratuite et l’affichage, l’inauguration de chaque site donne lieu à une fête locale à laquelle sont conviés tous les riverains, possesseurs ou non de chiens, ainsi qu’un éducateur canin. Ces rencontres sont l’occasion de présenter et justifier les aménagements, de rencontrer les membres de l’équipe d’entretien. Les maîtres sont alors invités à s’inscrire gratuitement à un club : ils seront ainsi tenus au courant de nouvelles actions et invités aux prochaines inaugurations. Ils reçoivent une médaille pour leur chien, un manuel d’explications sur le programme et le fonctionnement des installations avec un plan de localisation des aménagements.
La différence entre Longueuil et ces villes? Le politique. Juste une question de politique!

Ceci est la page couverture des journées : ''Échanges sur le vivant en ville Des hommes, des plantes et des animaux Partager l’espace et vivre ensemble'' (26, 27, 28 oct 2007)
Il existe des villes exemplaires telles que Montbéliard qui a mis en place une véritable politique d’intégration de l’animal en ville. Cette ville a su favoriser la cohabitation avec les quatre pattes en insistant sur le droit de cité des animaux avec, par exemple, l’établissement d’un règlement pédagogique et préventif. Largement diffusé, il est accompagné d’aménagements canins diversifiés (« sanichiens », aires d’ébat, parcours détente) et nombreux. Chaque année se déroule une manifestation festive s’intitulant « la journée de l’animal » avec des échanges permettant une sensibilisation des propriétaires d’animaux et une rencontre avec les autres habitants. Cette ville s’évertue également à intégrer la faune sauvage, notamment aviaire, en favorisant la nidification, limitant les espèces nuisibles ou expansionnistes, etc. Cette politique globale est le fruit d’une volonté forte du sénateur Maire de Montbéliard qui l’a conduit à déléguer à un conseiller municipal, le soin de mettre en oeuvre une politique globale d’intégration de l’animal en milieu urbain. L’évaluation de cette politique mise en place depuis le début des années 90, a déjà fait ses preuves avec une nette diminution des nuisances et une vision positive des animaux en ville.
Longueuil : c’est ça avoir des idées, c’est ça faire pour le bien commun…..
Pour aller plus loin:

Dans le livre de Karine Lou Matignon, Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, le docteur vétérinaire 
Le développement durable, c’est aussi s’épanouir et mieux vivre (
Vivre avec un animal en ville est difficile. Vivre ensemble avec un animal en ville touche à des problématiques de partage de l’espace public, de tolérance et ne manque pas d’engendrer des conflits.