Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 12/2011

Les cathares et les animaux

26/12/2011

La prohibition du meurtre est commune à toutes les familles chrétiennes.

La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare

La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare

Mais les cathares sont allés plus loin.  Eux, qui se considèrent comme étant les seuls héritiers du véritable message du Christ et qui reviennent donc au christianisme primitif et intérieur, prônent une absolue pureté des mœurs, croient en la réincarnation, attribuent aux animaux l’intelligence et la faculté de connaître et les incluent dans le commandement absolu de ne pas tuer.  Les cathares sont végétaliens. Ils se retenaient de consommer la chair des animaux, car ces derniers possédaient une âme céleste.

Ainsi, dès la fin du XIIe siècle dans le Midi de la France, « manger de la viande » et se convertir au catholicisme sont synonymes.  Jacques Fournier, un prédicateur cathare, interrogé par l’inquisition aurait dit : «Les esprit déchus sont les esprits humains et ceux des animaux ; ces derniers sont doués d’intelligence et de connaissance ; c’est pourquoi c’est un péché de les tuer». Dans l’Épître aux Romains (14.21), on peut lire : «Il est bon de ne pas manger de viande.»

Les Cathares face à l'InquisitionBien entendu, l’église catholique a réagi en les déclarant hérétiques et en les persécutant. Par vagues, elle les massacre. Quelques-uns parviennent à s’échapper et se dissimuler dans des villages sous des vêtements de paysans. Alors, l’Église les pourchasse et les reconnait en leur tendant un piège : on demande aux suspects d’égorger un poulet. Les cathares se découvrent en refusant. Cette répression féroce, véritable croisade intérieure, entraîna la disparition complète au XIVe siècle.
Pour les cathares, l’abstinence n’est pas privation. Chez les chrétiens, l’abstention de viande s’est perpétuée mais seulement le vendredi.  Si ce n’est pas suffisant pour témoigner d’une compassion sincère envers les animaux, en revanche, ça l’est pour montrer qu’il y a une ambiguïté dans notre façon de les considérer. (cf. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale)….

Joyeuses fêtes!

21/12/2011

noel2011

Lise et l’animalerie

19/12/2011

Lise et Papou Cela fait plusieurs mois que Lise tente de sensibiliser la mairie de Mont-Saint-Hilaire et son premier magistrat, Michel Gilbert, à la problématique des fourrières et de la surpopulation animalière. ‘J’ai approché le maire de Mont-Saint-Hilaire en août 2010 pour le sensibiliser à  la méthode de mise a mort utilisé par notre fournisseur de services animaliers et mes démarches ont mené, suite à l’annonce de fermeture du SCDD, à la création d´un comité consultatif représentatif des 13 villes de la MRC de la Vallée du Richelieu par ce dernier’, dit-elle. En cette fin d’année, Lise monte au créneau.
Cette fois-ci le cœur n’y est plus, la confiance en son maire s’effrite aussi. ‘Mes espoirs de changements étaient fondés sur mon maire qui assumait publiquement la mise sur pied d’un comité consultatif représentatif des treize municipalités de la MRC de la Vallée-du-Richelieu pour l’implantation de solutions en relation avec les attentes citoyennes et les organismes voués au bien-être animalier’.  Mais…
Mais une animalerie a prévu ouvrir ses portes à Mont Saint-Hilaire et Lise sait ce qu’il en retourne. Elle milite pour la défense des animaux depuis si longtemps, elle a été modératrice du forum sortiedechien.com et coordinatrice des bénévoles lors d´évènements canins. Pour elle, il y a deux problématiques aux animaleries:
1- l’achat impulsif: ‘ces animaux sont gardé tout au plus 2 ans et finissent malheureusement leurs jours dans des fourrières où  la majorité sera mise à mort dans une chambre à gaz ou pour les plus chanceux dans des refuges où ils auront peut être une deuxième chance ou encore, tout simplement dompés sur le bord de la route et  laissés à eux-mêmes’1 an et demi d´interventions  pour sensibiliser la municipalité à la problématique des fourrières et de la surpopulation animalière
2- les usines à chiots: Il est prouvé que 95 % des animaux vendus en animalerie proviennent d´usines à chiots ou d´éleveurs de fond de cour qui démontrent dans plusieurs cas des problèmes de santé et de comportements. Pour ses raisons, des villes comme Toronto, Gatineau &  Richmond en Colombie Britannique interdisent leur vente en animaleries.

Il est vrai qu’une Ville n’a pas le pouvoir juridique d’interdire une activité économique comme la vente d’animaux dans les commerces, reste qu’une ville a l’obligation de faire montre d’intelligence dans ses dossiers. Des options il y en a! Des possibilités d’action enTous les discours et articles déconseillent  l'achat de chiots et de chatons en animaleries, la cause du problème de la surpopulation animale au Québeccore plus! Et Lise aurait aimé que sa municipalité ne fasse pas partie du problème de la surpopulation animale, ‘Pendant que d´autres  villes  mettent en marche l’interdiction de la vente de chiots et de chatons sur leur  territoire, ici, on ouvre une animalerie’. Quand la plus grosse chaine d´animaleries au Canada  PJ´S Pets cesse la vente de chiots et de chatons dans ses succursales pour faire la promotion de chiens de refuges, ‘ici on ouvre une animalerie’. Pendant ce temps, les refuges regorgent d’animaux à adopter…Pendant ce temps, le ministre de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ) M. Pierre Corbeil, demande à la population de ne pas se procurer d’animaux de façon impulsive pour le temps des fêtes.

Lise est déçue que sa municipalité n’ait pas plutôt opté pour l’implantation de services animaliers responsables, ‘avec une animalerie, on creuse davantage les fosses communes de nos animaux de compagnie’. D’autant que le maire Michel Gilbert  met en place une ’solution intérimaire’ à partir du 1er janvier, pour pallier au fait que la SCDD ferme ses portes (référence). Une solution définitive sera trouvée d’ici juin 2012…

Pour aller plus loin:

Où sera la nouvelle fourrière de la Vallée-du-Richelieu?

Sous les mots de tous les jours: l’anthropomorphisme bêtifiant

14/12/2011

Selon l’organisme de protection des animaux à l’origine de la saisie, les conditions dans lesquelles se trouvaient les chiens étaient carrément «inhumaines», parmi les pires que leur équipe de secours ait été témoin. (article tiré de Canoe.ca Actualités:  Un projet de loi déposé cette semaine)

C’est assez particulier de faire référence à l’inhumanité des conditions de vie des chiens, lorsqu’on est incapable de leur prêter ne serait-ce que des droits! Et pourtant ce genre de glissement sémantique est fréquent dans les médias et surtout auprès des gens qui s’enragent de la soi-disant bestialité des humains qui font subir toutes sortes d’abus aux animaux. Ça crée des rapports contemporains des hommes aux animaux pour le moins boiteux !
Peut-être n’est-ce que le symptôme de l’inquiétude largement partagée au sujet de la vie, aussi bien celle des espèces animales que celle de l’espèce humaine. Ces trébuchements de mots – et Freud n’en a-t-il pas bâti dessus sa théorie – ne représentent-ils pas un questionnement contemporain sur le vivant, l’homme aussi bien que l’animal ?

Sur quelle conception de la vie doit-on fonder les rapports entre les êtres humains et les rapports entre les humains et les animaux ? Certainement pas en traitant d’inhumaines des conditions animales.

L’éthologie animale pose un regard sans concession sur ce qu’on avait pu considérer comme le privilège exclusif de l’être humain : la technologie, le langage, la moralité, la politique, la notion du temps et peut-être même la conscience de la mort. Ce qui ne suscite aucune polémique alors qu’on devrait en parler largement, on devrait en débattre quotidiennement, c’est un changement de fond qui s’est opéré dans les sciences animales et qui ont des répercussions phénoménales. à l’égal de la théorie darwinienne en son temps.

Que fait-on au lieu d’apporter des mots au débat? On écrit sans penser, ce qui met en lumière nos ignorances collectives:  les mots ont un poids et dans cet extrait journalistique on suppose que les chiens devraient être traités comme des êtres humains, là sous couvert de bons sentiments suinte l’anthropomorphisme.
Anthropologie de l'animal de compagnie

L’anthropomorphisme qui réduit l’animal à un ‘comme l’humain’. Un animal qui est refusé dans sa sensibilité. Il faut diaboliser cet anthropomorphisme qui réduit l’altérité radicale de l’animal qui en aucun cas ne devrait être un alter ego, ‘effet pernicieux de l’anthropomorphisme bêtifiant, toujours infantilisant, parfois délirant’ (Christian Talin . Anthropologie de l’animal de compagnie, p125).
Envisager un amour fusionnel avec l’animal au détriment de son monde spécifique c’est éminemment de la violence. Que ce soit pour le bien des animaux ou pour sauver les humains, cet anthropomorphisme des mots ne dit rien d’autre que notre peur de n’être pas l’espèce la plus évoluée.

Gestion animalière dans la Couronne Sud de Montréal : un dossier qui n’a pas de chien

09/12/2011

Voici l’article que Sandraetlechien – Sophie Royer – Marie-Josée Méthot  – Lise Bourassa ont rédigé il y a quelques semaines et qui n’a pas trouvé pages d’opinion pour être publié

Dans le dossier de la gestion animalière, un virage politique s’impose. Les élus municipaux de la Couronne sud de Montréal sont en manque de solutions. Les citoyens veulent en savoir plus. Pendant ce temps, à quelques pas de nos maisons décorées pour les festivités de Noël, des animaux de compagnie sont mis à mort dans des conditions les plus exécrables qui soient.

L’équation est simple, elle provient d’une série d’annonces incohérentes alors que la Société de Contrôle D’animaux Domestiques St-Hubert inc.(S.C.D.D.) prévoit fermer ses portes au 31 décembre et qu’aucun soumissionnaire n’a pu remplir les exigences des différents appels d’offres municipaux. On assiste à une espèce de sauve-qui-peut généralisé du style ‘qui va prendre en charge les animaux dans ma ville’ des mairies précédemment sous contrat avec cette entreprise privée. Ce qui démontre si besoin est la cacophonie dans le dossier de la gestion animalière sur la rive sud de Montréal et …. dans la province au grand complet. Le Québec qui s’est depuis longtemps forgé une réputation de laxisme en matière de protection des animaux va rester la pire parmi toutes les provinces canadiennes en 2012.

La gestion animalière n’est pas l’affaire d’une municipalité isolée c’est un dossier conjoint et collaboratifPas une journée ne se passe sans que telle municipalité indique, dans un grand soulagement, avoir contracté avec la SPA Drummond ou autre organisme. Il est à se demander dans cette urgence quelle réflexion anime les administrateurs municipaux. Il aurait été logique de s’attendre suite au reportage du 21 avril dernier de l’émission « Enquête » à Radio-Canada et suite aux différentes saisies de chiens tout au long de l’été en particulier celle de l’Outaouais à ce que les élus prennent conscience de la situation qui prévaut sur leur territoire concernant la maltraitance, la cruauté et la négligence envers les animaux de compagnie et prennent des mesures qui s’imposent. Or, les municipalités de Ste-Julie, St-Amable et Varennes, entre autre, ont décidé donner le contrat de fourrière à la SPA Drummond sans analyser le fait que cette dernière ne pratiquerait pas la stérilisation des animaux vendus sous leur bannière à l’exception des animaux stérilisés au moment de l’abandon ou de leur capture pour errance. Ce qui va à l’encontre d’une gestion saine, éthique et responsable de la surpopulation animalière. De surcroit, deux  membres du Ca d’Anima Québec – organisme à but non lucratif qui veille à la sécurité et au bien-être des chiens et chats du Québec – ne font pas la stérilisation des animaux qui sont vendus ou mis en adoption sous leur bannière…. faute de moyens!

Tandis que 70 élus dans toute la province ont assisté à la journée de formation ‘Comment négocier le virage animalier de votre municipalité’ donnée le 28 octobre dernier par la caacQ, seuls 28 élus de la Montérégie étaient présents. Doit-on conclure que le dossier de la gestion animalière est, pour ceux qui n’y sont pas allés, un dossier de second ordre? N’en déplaise aux maires, le MAMROT (ministère des Affaires municipales des Régions et de l´Occupation du territoire) s’en est accaparé. Il serait temps. Les lois provinciales actuelles en matière de protection des animaux ont récemment été classées parmi les pires au pays par un sondage mené par l’Animal Legal Defense Fund, une organisation spécialisée dans les questions de droits des animaux. Comment passer du contrôle animalier à un service animalier responsable, tout en s’assurant de l’application des nouvelles recommandations de la loi P-42 qui est actuellement en voie de révision ? Plus de 1900 documents ont été déposés par la participation citoyenne pour que les amendements à la loi P-42 soient conformes aux attentes citoyennes ainsi qu’aux organismes voués au bien-être animalier.

Saisie de chiens maltraités - 2011Pendant ce temps,  la ville de Longueuil nous assure sans nous rassurer (la mairesse a toujours refusé la tenue d’une table ronde publique sur la question) qu’un vrai virage animalier avec un projet novateur naîtra sur son territoire (’d'ici 30 jours’) sans jamais préciser les tenants et aboutissants de ce projet et sans même ouvrir ce projet à l’ensemble des municipalités de la Couronne Sud en mal d’inspirations. Et ainsi passer à côté d’une belle occasion : devenir fer de lance d’un dossier aux multiples ramifications. Alors que les autres municipalités fuient la SCDD, Longueuil reconduit son contrat et se dit désolée de ne pouvoir exiger ‘certaines choses telles qu’organiser des cliniques d’adoption dans le hall d’entrée de l’hôtel de ville’ (sic!). En tant que payeur de contrat, ne serait-on en posture d’exiger que des normes minimales soient appliquées! Plusieurs citoyens ont décrié le fait que, sous sa forme actuelle, le contrat passé avec la SCDD ne permet pas de garantir des normes de soin adéquates pour les chiens et les chats. Il s’avère que le conseil de ville longueuillois serait dépendant du contrat passé avec cette entreprise privée par conséquent aux prises avec les exigences dudit contracteur. Or, tous les services offerts par l’adjudicataire devraient respecter les conditions de la Loi sur la protection sanitaire des animaux [L.L.Q. chapitre P-42] et de la Loi sur la santé des animaux [L.C. 1990, C.21]. Il est fort surprenant qu’aucun article de loi n’offre à une ville la possibilité de modifier un devis en le reconduisant vers de nouvelles exigences.

Pourtant elles sont nombreuses les municipalités au Canada à être innovantes dans le dossier de la gestion animalière. Ainsi Toronto où les animaleries ne pourront plus vendre de chiens ni de chats sur le territoire de la ville, sauf s’ils proviennent d’un refuge pour animaux. Depuis 11 ans, Calgary a mis en place des services animaliers, et Bill Bruce, reconnu pour son expertise dans toute l’Amérique du Nord, en est le responsable. La mission est de favoriser une communauté sécuritaire pour les personnes et les animaux de compagnie au moyen de l’élaboration d’une politique municipale qui reflète les valeurs de ladite communauté.

Pendant que la plus grosse chaine d´animaleries au Canada PJ´S Pets cesse la vente de chiots dans ses succursales pour faire la promotion de l’adoption des chiens de refuges, une animalerie qui selon toute vraisemblance vendra des chiots va s’ouvrir dans la ville de Mont-Saint Hilaire. Or, en cette période de l’année propice aux achats impulsifs pour des cadeaux joyeux de Noël, il est à craindre que le problème de surpopulation animale et de l´existence d´usines à chiots ne trouve une fois de plus d’issues favorables. Il est vrai qu’une Ville n’a pas le pouvoir juridique d’interdire une activité économique comme la vente d’animaux dans les commerces, reste qu’une ville a l’obligation de faire montre d’intelligence dans ses dossiers. Ainsi, Rosemont-La Petite-Patrie tente actuellement de passer un règlement l’interdisant. Gatineau lui emboîte le pas, bien en retard sur la ville de Richmond en Colombien Britannique qui l´interdit depuis 2010.  Des options il y en a! Des possibilités d’action encore plus!

Soyons congruents. La valse des annonces municipales ces dernières semaines fait juste état de la méconnaissance – pour ne pas dire plus – des élus dans le dossier du contrôle animalier. Oui, c’est Québec qui réglemente le commerce et le bien-être des animaux. Or, chaque ville peut faire des recommandations au gouvernement du Québec. Plusieurs citoyens se sont levés lors des périodes de questions des différents conseils de ville depuis plusieurs années (et plus intensivement depuis ce printemps) pour dire : des solutions viables économiquement et socialement existent qui ne sont pas excessives à mettre en place. Sans avoir jamais été entendus sinon pourquoi autant d’annonces dépourvues de vision politique! Les municipalités, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral ont une responsabilité morale envers les citoyens puisqu’ils détiennent le pouvoir décisionnel.

Depuis la création du groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie par le MAPAQ, un véritable réseau s’est mis en place au Québec pour assurer une approche concertée, indique le site web du MAPAQ, ça ne semble pas s’être arrêté à la Couronne sud de Montréal.
Les élus doivent maintenant agir et corriger la situation ensemble. La gestion animalière n’est pas l’affaire d’une municipalité isolée c’est un dossier conjoint et collaboratif, il faut asseoir autour d’une même table trois intervenants clés (au moins), les élus, les organismes collaborateurs (SPA, Caacq…) et les fournisseurs de soins et service (vétérinaires, éducateurs, propriétaires…). En effet, les municipalités du Québec sont organisées en MRC, entités administratives qui regroupent une dizaine de municipalités. De manière naturelle, ces municipalités devraient, au travers des MRC, partager des ressources (centre de traitement des déchets, par exemple). Il serait tout à fait envisageable que le service animalier soit mutualisé au niveau des MRC. Pourquoi personne ne semble vouloir aller dans ce sens ? Pour l’observateur, cela reste un mystère qui explique certainement que ça parte dans tous les sens.
Les municipalités de la rive sud ont-elles autant de difficultés à travailler ensemble?

Un chien et une personne âgée

05/12/2011

Le plan structurant du gouvernement du Québec pour répondre aux besoins de la personne âgée manque cruellement de poils.

Au printemps dernier, le premier ministre lançait leur plan de services intégrés pour les aînés. Or, rien, rien sur la présence de l’animal de compagnie. Le chien est un très bon médiateurIl n’y a été nullement question de la présence de l’animal de compagnie, souvent le dernier lien avec la vie ou avec l’autre. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement,  l’état de dépendance, l’accès à un logement social, l’entrée en maison de repos ou en institution de soins, … c’est le moment que l’on choisit pour couper brutalement ce lien chargé de valeurs affectives et émotionnelles. On constate les effets bénéfiques de la présence de l’animal sur les personnes âgées même si l’exposition est très limitée. Nombre d’observations et d’études ont pourtant montré l’importance du lien à l’animal de compagnie auprès de personnes solitaires, limitées dans leurs contacts sociaux. L’animal rassure par sa présence, structure les journées et entraîne des contacts sociaux, est un support d’activité motrice (décrispation des mains, sens du toucher…). Les soins à prodiguer (comme les promenades du chien ) obligent à avoir une vie régulière, organisée.

Le chien fait appel à la mémoire affective et sensorielle La thérapie assistée par l’animal peut avoir des effets bénéfiques sur les personnes âgées institutionnalisées, notamment celles souffrant d’un sentiment de solitude et le rôle du soignant devrait être central (Source: La zoothérapie au service de la personne âgée, Bachelor of Science HES-SO en soins infirmiers, Haute Ecole de Santé, Fribourg).
Par ailleurs, une étude récente (Miltiades & Shearer (2011) Attachment to Pet Dogs and Depression in Rural Older Adults, Anthrozoos, volume 24, number 2, pp. 147-154) démontre clairement qu’il existe un véritable lien entre l’attachement à son animal de compagnie, la capacité de prendre soin d’un animal et la dépression chez les personnes âgées.

Sans doute serait-il nécessaire et temps de faire comprendre aux milieux concernés (médecins, thérapeutes, politiciens, éducateurs …) ce qu’offre l’animal de compagnie dans l’épanouissement de la personne âgée.

Pour aller plus loin :
Les articles de Zoothérapie Québec
Une maison de retraite engage un chien visiteur à temps plein
Existe-t-il un lien entre l’attachement à son chien et le phénomène de dépression chez les personnes âgées en milieu rural ?


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