Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 08/2011

Le nouveau Règlement Co-2008-523 sur le contrôle des animaux de Longueuil

26/08/2011

Suite aux présences répétées de sandraetlechien.com au Conseil de ville, Longueuil a entrepris ces derniers mois de revoir les différents aspects de la question du contrôle des animaux, notamment à ce qui a trait au contrat de fourrière animale ainsi qu’à l’implantation de nouveaux parcs canins sur le territoire. Mardi soir, le Conseil de la ville adoptait un nouveau règlement sur le contrôle des animaux. Rappelez-vous, sandraetlechien.com avait posé ses questions sur fond de réflexions suivantes:

- quelle politique animale pour Longueuil

- Pour une réflexion urbaine sur la présence de l’animal dans la ville de Longueuil

- Longueuil méprise ses écosystèmes… canins

- Repenser la politique municipale de l’animal

- L’Arrondissement de Greenfield Park n’aime pas les chiens

Il faut en effet faciliter la présence de l’animal dans la ville, permettre une cohabitation harmonieuse avec les autres usagers et accroître la responsabilité des maîtres, aussi la ville de Longueuil doit développer des initiatives originales pour intégrer les animaux de compagnie dans les services qu’elle rend à ses citoyens et ainsi développer une véritable approche citoyenne de l’animal de compagnie.

Le précédent Règlement Co-2008-523 sur le contrôle des animaux canalisait « l’animal de compagnie : animal qui vit habituellement auprès de l’homme pour l’aider ou le distraire, et dont l’espèce est, depuis longtemps, apprivoisée » – selon la définition de la ville de Longueuil -  dans des espaces très restreints et spécifiques et il lui était interdit de marcher sur la quasi-totalité du territoire Longueuillois. L’absence ne serait-ce d’attention envers les chiens rend la ville inhumaine.
Et restreignait considérablement ma liberté de circulation.

Le nouveau Règlement CO-2011-683 a été adopté car l’on restreignait auparavant la présence de chiens dans les parcs et les espaces verts de la ville. Il est apparu qu’il serait opportun de permettre la présence de chiens en laisse sous le contrôle de leur propriétaire dans différents espaces verts de la Ville à l’exception des aires de jeux, modules de jeux, pistes cyclables, terrains sportifs, patinoires et pente à glisser ainsi que dans les aires de conservation. La présence de chiens en laisse dans ces espaces ne semble pas plus complexe ou problématique que sur une rue achalandée parmi les piétons.
La présence des chiens dans les espaces verts est désormais acceptée 38.1: le fait que le chien se trouve aux endroits suivants constitue une nuisance: dans l’aire de conservation du parc Michel-Chartrand, du parc de la Cité et du Boisé du Tremblay ailleurs que dans les sentiers qui y sont aménagés

Une ville durable est une ville qui accueille le social, le végétal et l’animal…

Un retour long, laborieux et finalement abrutissant

24/08/2011

Terminal 3Nous étions pourtant arrivés avec plusieurs heures d’avance, justement pour prévenir toutes complications administratives. Cela n’a servi à rien. Au Terminal 3 de l’aéroport Charles-de-Gaulle, les règles sont appliquées à la lettre…. Sauf qu’ils sont peu à les connaître! Les bagages étaient enregistrés depuis longtemps, les vérifications des documents de Sapi étaient effectuées, le poids de l’un et de l’autre a été contrôlé, les étiquettes de destination et d’identification apposées, les reçus ont été remis, bref il ne restait plus, une 1h30 avant le décollage, qu’à embarquer Sapi. Il entre dans sa cage, s’asseoit et regarde le début des grandes manœuvres. La cage a été sanglée : on lève, on bascule, on pousse, on secoue pour faire passer la courroie et surtout bien fermer la cage. Sapi ne bougeait pas. Il a fallu lever la cage et la poser sur le tapis roulant. Sapi ne bougeait pas. Le tapis roulant a eu du mal à démarrer, on a bousculé, poussé, secoué la cage. Sapi ne bougeait pas. Le tapis a roulé et la cage s’est éloignée lentement jusqu’à taper contre le rebord du sas d’entrée : la cage était trop haute. Et Sapi ne bougeait pas. Là les agents de bord et du personnel de terre ont réfléchi. Plusieurs minutes. Les scenarii se sont multipliés; comme faire passer la cage sur le côté avec le chien dedans! Mais on s’est rendu compte que c’était, disons, pas très cohérent. Lorsque la responsable de l’enregistrement d’Air Transat a eu l’idée d’essayer une autre entrée, un autre tapis roulant. Sapi a été transporté jusqu’à la rangée 1 qui devait être plus large, c’est certain la cage allait passer. On a soulevé la cage, posé sur un charriot, transporté Sapi plusieurs mètres devant et réessayé. Le tapis roulant n’était pas encore réchauffé, alors il a fallu attendre avant qu’on ne se rende compte que c’était le même type d’entrée, donc que la cage ne passerait pas. L’heure avançait.
Système de controle de bagage pour aeroportC’est alors qu’un chef est sorti de son bureau. On les reconnaît les chefs ils portent des uniformes : en l’occurrence une chemise rayée dans les tons orangées. Le chef sait. Il faut sortir le chien de sa cage et recommencer l’enregistrement. Les règles doivent être appliquées stricto sensu. Mais par quelqu’un d’autre. Un chef fait faire. Il a appelé une personne pour faire la besogne. Appel. Ligne occupée. Attente. Appel. La personne pour faire la besogne va arriver. L’heure avançait. La personne connaisseuse des tapis roulants, des cages, des chiens n’arrivait toujours pas. L’heure avançait. Il a fallu la rappeler. Puis, l’employé est arrivé souriant, bonasse, lent, pas méchant mais à l’évidence incapable de faire passer une cage sur un tapis roulant dans une entrée uniformisée, partir avec le chien dans les couloirs latéraux, rentrer le chien dans la cage qui aura été souverainement contrôlée et enfin préparer le chien pour l’embarquer dans la soute – si possible dans le bon avion. Alors, la personne pour faire la besogne a commencé de parlementer avec le chef.
Une cage aux dimensions de Sapi (aux normes IATA) est un bagage hors dimension. Par définition, ça ne passe pas par l’enregistrement usuel même si c’est aussi transporté en soute. À Montréal, on abandonne la cage dans un couloir. À Paris, on palabre. L’heure avançait, 1 heure avant le décollage, Sapi était toujours dans le Terminal 3 devant un parterre de badauds en attente de leur vol retardé et qui trouvait distrayant ces aventures anthropocanines.
Alors, je leur ai montré qu’en glissant la cage sur le côté, un des problèmes était résolu. Désormais, le tapis roulant était réchauffé, la cage est passée coucher. Les badauds ont poussé un soupir de soulagement. Puis, j’ai noué un morceau de sangle autour du collier de Sapi et j’ai demandé à suivre le chef, la personne pour faire la besogne, la responsable de l’enregistrement d’Air Transat dans les couloirs. Ils sont tous les trois entrés dans une pièce et m’ont fait signe d’attendre derrière la porte vitrée. Ils passaient au détecteur, ils ont retiré un à un leur clé, leurs papiers, leurs cartes magnétique…. L’heure avançait. Sapi était assis, sage, et m’a longuement regardé. Ils ont hurlé de derrière la porte pour que j’entre. Sapi est passé au travers du détecteur qui n’a pas sonné! La cage, le chef, la personne pour faire la besogne et la responsable de l’enregistrement d’Air Transat attendaient de l’autre côté. Je ne devais pas franchir le détecteur. Je leur ai tendu Sapi, ils l’ont poussé dans la cage, on était en dehors des hangars, le soleil tapait. À quoi diable ça sert de nous demander d’arriver des heures à l’avance pour ça!
bagage aéroport

Il ne restait plus que quelques minutes. Je suis sortie de ces couloirs toute seule. Je n’ai pas pu dire au revoir aux miens. Douane passée, la navette conduisant à l’avion partait, j’ai sauté dedans… juste à temps pour voir la cage hissée dans l’avion.
L’arrivée à Montréal n’a guère était plus reposante, les difficultés se sont poursuivies. Air Transat avait repoussé son vol de plusieurs heures, plusieurs avions ont atterri en même temps. Le flot humain devait passer la douane, moins d’une dizaine de bureaux était ouvert. Attente. Le douanier a tamponné mon passeport et m’a souhaité la bienvenue. Il ne savait pas où était mon chien. Je suis descendue dans l’espace bagages. C’est grand l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal quand on cherche une cage et un chien. J’ai demandé à une personne en uniforme qui ne parlait ni anglais ni français. C’était la rangée 10. J’ai couru. J’ai vu la cage toute seule dans un recoin, derrière une colonne de béton. Sapi ne bougeait pas. Il attendait. Bonheur de le voir. La cage était sanglée, je suis parvenue à le sortir pour me faire dire par les gens de la sécurité qu’il devait re-rentrer. J’ai cherché un chariot. Il n’y en avait pas qui pouvait contenir et la cage et la valise. Une cage aux dimensions de Sapi est un bagage hors dimension.
J’ai commencé de trainer les deux, Sapi hurlait, il ne voulait plus rester dans sa cage. Il n’en pouvait plus. J’ai trainé seule la cage, attendu en ligne avec les dizaines de voyageurs qui venaient d’atterrir et porté tant bien que mal mon bagage jusqu’au second passage douanier. Sapi hurlait. Là on m’a demandé de passer le contrôle douanier, cette fois avec Sapi. Je trainais ma cage jusqu’au bureau, je ne savais pas ce que je faisais là. Tous les papiers de Sapi étaient en règle. En fait, l’agence des services frontaliers du Canada prélèvent une taxe sur l’entrée des animaux de compagnie au Canada : 34, 18$.Or ce bureau là en particulier ne prenait pas l’interac. Il a fallu changer de bureau, traverser deux colonnes de foule de voyageurs transportant toute sorte de paquets, le tout escortée par un jeune douanier en formation qui prenait son rôle très au sérieux. Je me suis acquittée de mon dû et ai regagné le premier bureau, retraversé les deux colonnes de foule de voyageurs et trainé jusqu’à la sortie la cage de Sapi et mon bagage. Lorsqu’un douanier m’a proposé son aide.

Il a été le seul en plus de 2heures 30 de déplacements implacables à m’offrir ce soutien. Qu’il s’en voit ici remercier. Nous sommes sortis tous les trois par la grande porte des arrivées, lui poussant la cage de Sapi qui hurlait et moi portant la valise.
3 heures avaient passé depuis notre atterrissage.

Il y a des règlements qui visent à préserver le bien-être animal pendant le transport et les compagnies aériennes souscrivent toutes (ou presque) aux normes IATA.
Le problème c’est l’application humaine de ces règlements dans des environnements excessivement uniformisés donc pas adaptés au ‘hors norme’.
Il est à souligner que le billet de Sapi a coûté 500$.

Merci!

23/08/2011

Sandraetlechien laisse la place à Yvon Lasbleiz, l’âme du Trophée des montagnes 2011, voici son message:

La 5ème édition du Trophée des Montagnes vient de s’achever
Yvon Lasbleiz, organisateur du Trophée des montagnesC’est ainsi que le Trophée des Montagnes rassemble des athlètes qui ont, avant tout, la passion de leur sport, le sens de la rigueur et de l’effort, le respect des autres….mais aussi l’esprit de compétition et la volonté de se dépasser. Et pour cette 5ème édition, vous avez, j’en suis persuadé, donné le maximum de vos possibilités.
Performance, endurance, exigence….le canicross pratiqué lors du Trophée des Montagnes est sans nul doute une discipline sportive de tous les superlatifs. Malgré tout, comme à son habitude le TDM favorise la participation, n’éliminant personne et permettant à chacun de pratiquer et de participer selon ses souhaits.
Il s’est ainsi donné les moyens de son succès en associant dans un concept amical toutes les populations de compétiteurs et en créant une manière de penser « canicross » qui ne peut laisser indifférent et qui participe assurément à le rendre accessible au plus grand nombre avec le souci, la volonté d’aller toujours plus loin.
L’exploit de chacun réside surtout dans le fait dLa descente de Vaujany‘enchaîner onze épreuves. Quelles que soient les distances parcourues, les dénivelés, c’est leur combinaison qui rend cette compétition remarquable.
Assurée d’un succès jamais démenti, force d’attraction pour un public qui lui renouvelle d’année en année sa confiance, cette épreuve témoigne, si besoin en était, de la réussite d’une manifestation sportive et de l’aboutissement d’une dynamique associative dont chacun ne peut que s’enorgueillir.
L’épreuve finale à Auris est toujours aussi extraordinaire… sensations inoubliables… moments de reconnaissance pour l’accomplissement d’une compétition qui peut s’avérer parfois très longue pour certains…
Donc, félicitations et chapeau bas à tous les canicrosseurs
(ndlr: expression française) qui par leur présence nous encouragent à tout faire pour maintenir cette belle épreuve malgré les difficultés croissantes.

Dans notre petite famille sportive, il y a les concurrents bien sûr et malheureusement comme partout une espèce en voie d’extinction : les bénévoles. (ndlr: ils sont moins de 30 pour assurer ce succès!). Sincères remerciements à chacun d’entre vous, pour votre implication énorme, votre soutien dans les moments difficiles, au fil des épreuves mais aussi dans sa préparation. Vous qui avez affronté, tout au long du TDM 2011, maints petits soucis, et qui vous êtes investis sans compter à mes côtés pour que chaque étape soit une réussite.
Je ne me lancerai pas dans l’énumération d’une longue liste afin d’éviter un oubli, malgré tout un merci particulier à Ghislaine, ma compagne, pour sa patience, sa compréhension. Avec foi, enthousiasme, nous avons travaillé ensemble dans un seul but : permettre aux concurrents de pratiquer leur passion dans les meilleures conditions possibles, de partager des moments d’amitié et de solidarité, sans aucun autre intérêt que de les voir se faire plaisir.
Mes remerciements vont également à l’ensemble des stations (Villars Reculas, Oz en Oisans, Allemont, Vaujany, Auris en Oisans) qui soutiennent depuis le départ le Trophée des Montagnes et donc notre sport avec l’implication toujours aussi efficace des Offices de Tourisme et de leurs services (techniques et administratifs)
TDM-2011Mes remerciements à l’ensemble de nos partenaires pour leur généreuse dotation et leur soutien (Dog Chow Purina, ZOO CLUB, ISS Espaces Verts, Gens de la Montagne, Eau de Vals les Bains, Aprico, Sans Laisse, Vos Chiens magazine, Animal infos, Santévet, Endorphonmag, Endurance shop, Aprico, Date Dog, Raidlight, Présence animale, Conseil Général de l’Isère, Le Dauphiné Libéré, Les Affiches de Grenoble, Radio France Bleue Isère)

Merci à chacun pour m’avoir fait vivre des moments forts et intenses où tout était vraiment super fabuleux. Pour conclure, nous espérons simplement que vous garderez le meilleur souvenir de ce Trophée des Montagnes 2011.

Le trophée des montagnes : ça n’est jamais fini

14/08/2011

Arrivée du Trophée des montagnes édition 2011On a contourné la Montagne de l’Homme, après un départ sous la pluie. Nous sommes arrivés en sprintant, après tout on ne termine pas une course du Trophée des montagnes devant un public si enchanté sans offrir ses dernières forces. C’est une expérience humaine et sportive enrichissante. C’est aussi une organisation pas tant imposante que rondement menée. Les bénévoles s’offrent, les organisateurs offrent.
Que de chemin parcouru depuis une semaine. On parle, certes, de 66,4 kms en  8h11, à en moyenne à 1700 mètres d’altitude; avec un dénivelé positif de 4000 mètres. Les étapes qui mènent vers les sommets sont porteuses de significations. Chaque palier, chaque spécificité du parcours sont propices pour poser des mots, pour remercier. Le Trophée des montagnes c’est une manière de vivre sa relation avec son chien et de ressentir son sport qui s’apparente, avec tellement de clarté, à un chemin d’une autre nature. Ici on est ailleurs…. Ce ne sont pas des canicross comme les autres!

Durant la montée, à l’approche d’un sommet, il survient un instant où le silence est le plus fortIl restera les montagnes qui nous ont jalousement (re)gardés toute la semaine. Les montagnes et ses beautés. De celles qui nourrissent en se jouant du temps et du chrono. Elles interpellent, comme l’écho, ce qu’on pourrait appeler un langage intérieur. ’La montagne, lieu de l’effort et de l’initiation, de la solitude et de l’universalité, mais aussi de l’émerveillement, est bien la voie royale qui nous mène au pays de la découverte de soi, aux cimes spirituelles de la sagesse’, disait Marie-Madeleine Davy dans ‘La montagne et sa symbolique’.

Il ne faut pas se croire arrivé pour autant, il ne faut d’ailleurs jamais se le faire croire, le sommet est toujours plus loin qu’on ne le pense, la ligne d’arrivée encore plus. L’essentiel est d’être en course, en mouvement, avec son chien, déterminés, à l’unisson; en ce sens le Trophée des montagnes, ça n’est pas fini!

Michel, le vétérinaire, maillon essentiel du Trophée des montagnes

12/08/2011

Michel Fressart, vétérinaire et sa chienneIl vient de recoudre, avec toutes les précautions qui soient, un chien qui s’est ouvert l’avant gauche de la patte avant, en se retournant il ausculte le coussinet d’un autre qui s’est entaillé sur des silex, puis il passe au ‘virus des montagnes’, ce fameux virus qui a eu raison de Sapi. ‘Ce virus est bénin et pas infectieux, en fait avec le nombre de chiens ici présents, l’altitude, le stress et la concentration d’hormones, seulement une vingtaine de chiens l’ont attrapé’, dit Michel Fressard, le vétérinaire du Trophée des montagnes (TDM).

Marquage des chiensCela fait trois ans qu’il officie au TDM. Ces 11 étapes sont son marathon à lui, car la journée durant et parfois même jusqu’à tard dans la nuit, il répond toujours présent pour les chiens et leurs maîtres. En fait, son travail commence bien avant que les coureurs ne s’élancent sur les sentiers : Tous les chiens du Trophée des montagnes sont passés entLecture de micropuce pour identificatin des chiensre ses mains. C’est lui qui marque le chien d’un spray rouge lorsque le contrôle vétérinaire est conforme.
En règle générale, affirme-t-il, les chiens de canicross ont une bonne immunité. Ce qu’il est davantage amené à soigner ce sont des accidents de course, comme ce TDM, il y a quelques années, lorsque 40 chiens se sont arrachés les coussinets dans la descente d’Allemont, là Michel peut dire sans fausse modestie, c’était de la médecine vétérinaire de brousse à la Daktari’

À l’écoute des maîtres, qui sont aussi bien placés que lui pour identifier la souffrance, il porte remède. L’humain arrive entrainé sur le Trophée des Montagnes, son chien aussi, mais comment prévoir la réaction canine à l’altitude, au stress, à 11 canicross en 10 jours ? Actuellement c’est difficile, c’est pourquoi Michel aimerait pouvoir faire des prises de sang sur les chiens au cours des prochains TDM pour obtenir une bonne connaissance de ce qu’il nomme ‘le dopage naturel’; courir en altitude c’est augmenter sa quantité de globules rouges! Peut-être pourra-t-il ainsi prévenir des incidents, comme ce chien, très entrainé pourtant, qui avait couru une bonne partie du TDM, et qui a, lors d’une étape, décompensé en altitude.

Arrivée de la course des enfants du 6 août - Villard-ReculasGarant de la santé et de la protection des chiens, sur le TDM, il exerce le plus beau métier qui soit. Michel est un homme engagé. Il a un devoir envers les chiens : faire reconnaître leur fonction sociale. Il le démontre avec son propre groupe de canicross, dans le pays créçois, Les vélociraptors. Il croit fermement à la valeur éducative du sport attelé à un chien auprès des enfants, c’est pourquoi il a organisé les Championnats de la Fédération des Sports et des Loisirs Canins en mai 2010 en Ile de France. ‘Je veux convaincre les enfants qu’on peut faire du sport avec un chien et j’aimerais l’année prochaine avoir une équipe de canicross-enfants sur le TDM’. C’est une belle manière de chausser les running en effet et d’offrir aux enfants et la confiance et la connaissance du chien. L’important, maintient-il, est que le chien s’adapte au coureur et sache moduler sa course.

Notamment avec le leitmotiv de Michel: ‘On est premier que parce qu’il y a du monde derrière’.

Les règlements de course

09/08/2011

1.1.10- Un chien ou une chienne ne pourra effectuer qu’une seule course par jour.Ultra-le chien de Yvon

1.2.2- Un certificat médical d’aptitude à l’effort physique (course à pieds, cyclisme, triathlon, etc.) de moins de UN AN est obligatoire pour tout participant non adhérent à la Fédération des Sports et Loisirs Canins.

dryland1.3.2- Tout accident survenu à l’occasion de la course fera l’objet d’un compte-rendu détaillé, dans les 24 heures, de la part du Juge de course ou à défaut, de l’organisateur, auprès du Président de la Fédération des Sports et Loisirs Canins ou du Secrétaire Général, lesquels sont seuls habilités à faire une déclaration e sinistre auprès de la Compagnie d’Assurance de la Fédération des Sports et Loisirs Canins.

4.2 – Températures: Ce critère est un point important. Il est primordial de respecter scrupuleusement l’allure de l’animal et de s’adapter à son rythme. Ne jamais omettre de le laisser se désaltérer sur les points d’eau et, ce qui est le plus important le mouiller pour le rafraîchir.
4.2.1- Quelle que soit la température, il est nécessaire de prendre toutes les précautions d’usage
a- Point d’eau à mi-parcours si la distance est supérieure à 5 km.
b- Obligation de placer une douchette ou un grand bac (100 litres environ) pour tremper les chiens au départ et à l’arrivée.Température, point ESSENTIEL
c- A l’arrivée, l’eau devra être potable pour les chiens. Il faudra donc prévoir des récipients pour tremper les chiens et en disposer d’autres pour épancher leur soif.
d- Dès que la température est supérieure à 20°, un point d’eau tous les 2 km est obligatoire.

4.2.2- Pour une température supérieure à 25°, un concurrent inscrit a la possibilité de ne pas courir s’il estime que son chien ne supportera pas la chaleur.

6.1.7- Les coureurs pourront reconnaître le parcours avant le départ de la première épreuve SANS LE CHIEN sous peine de sanction

2.5 Les jokers :
Pour les concurrents ne pouvant ou ne désirant pas participer à toutes les courses, il y aura la possibilité de prendre un joker en remplacement d’une course. Un maximum de 2 jokers est accepté pour pouvoir être classé au Trophée complet. Le concurrent prenant un joker doit le déclarer 1 heure avant le départ le départ de l’épreuve concernée soit donné, en l‘absence de déclaration 5 minutes de pénalité seront appliquées

Roadbook-la bibleTout sportif doit adopter en toute circonstance, un comportement digne de l’éthique qu’il revendique. Ayant de surcroît connaissance de la réglementation propre à cette discipline, il se doit et s’engage par le fait de son adhésion d’entretenir constamment un esprit sportif particulier, compte tenu de la responsabilité engagée vis-à-vis de l’espèce canine et du respect qui lui est dû.

Villard-Reculas: premières canicross en haute montagne

07/08/2011

Première étape: 15, 9 kms

15, 9 kms en sentiers serrés, parfois avec rampe très sévère, alternant des sentiers quasi plats, puis des montées en lacet (dans la combe de la forêt des Grandes Rousses avec un fort dénivelé), sous la pluie et dans la boue (ça glisse). C’est indéniable, la canicross en haute montagne (1500 mètres d’altitude) exige une certaine adaptation dans sa façon de courir. C’est une course d’endurance, pas vraiment comme toutes les autres. Et la différence réside là : le regard ne peut pas ne pas admirer la beauté des paysages, le nez empli de ces odeurs d’herbes, de romarin, de lavande… En soi, le Trophée des Montagnes comme sandraetlechien le vit, c’est la course en liberté.
Pour la seconde étape de Villard-Reculas, ce dimanche 7 aout, il fallait courir le buste orienté vers l’avant, en salutation constante à la montagne, certes pour garder un bon équilibre mais surtout pour se donner l’élan suffisant pour franchir la prochaine hauteur. Donc, grimper en extension importante de la jambe arrière. Ce qui demande une solide préparation musculaire des membres inférieurs et supérieurs (les bras poussent en cadence!). Et puis, parallèlement, il faut gérer l’alternance des montées et descentes, car après avoir monté pendant 40 minutes, au chien lui poussent des ailes… Aussi, descendre en le tenant proche du genou, ce qui limite les blessures.

Le champion d'Europe: Robin LeyonL’altitude est un stress qui s’ajoute au stress de la canicross.  Avant de s’y adapter et de probablement améliorer sa condition, le manque d’oxygène est un problème. Car, avec un taux d’oxygène moins important, le corps réagit à une série de processus d’adaptation dont la stimulation de la fabrication de globules sanguins. En diminuant l’apport en oxygène, les conditions hypoxiques (situation de déficit en oxygène dans le sang et les tissus) de l’altitude ont des répercutions physiologiques. C’est tout le système humain qui est affecté. Ainsi, les qualités physiques sont altérées (essoufflement, fatigue, déshydratation, trouble du sommeil…), cela veut dire baisse des performances (évidemment pour les champions présents sur le Trophée des montagnes c’est autre chose). Les distances habituellement courues rapidement en plaine prennent plus de temps à couvrir en altitude qui plus est quand ces dernières se déroulent essentiellement en montée avec fort dénivelé. 1heure13 pour parcourir 8,3 kms, pas vraiment une canicross comme toutes les autres!

dénivelé de l'étape 2À Villard-Reculas, la montée en lacets était particulièrement pentue et constante dans son dénivelé. Marcher reste la solution, on va souvent tout aussi vite et l’avantage de canimarcher, on récupère Pas vraiment une canicross comme toutes les autres! Marcher en étant particulièrement attentive à la position des pieds, et là on attaque du talon à tous les coups (rectification: les champions grimpent comme des Chamois jusqu’au sommet sur la pointe des pieds) et on tente de monter le genou très  (les nombreux accidents des sentiers à éviter) et le buste penché, toute une gymnastique !

Et puis il y a l’apparition de maux étranges qui sont certainement dus à l’altitude et à l’intensité très élevée de l’effort. Le point sur le côté dans mon cas d’origine hépatique ou respiratoire ou les deux? qui force à réduire l’allure alors qu’un inespéré terrain plat s’étend devant soi. Pas vraiment une canicross comme toutes les autres!

C’est une expérience intense!

Pour aller plus loin :
http://osa-ultratrail.over-blog.com/pages/Specificite_des_courses_en_altitude-1231903.html
http://www.volodalen.com/13physiologie/altitude.htm
http://www.athle.com/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=2953

Tranches… de montagne

04/08/2011

En attente d'embarquementÀ l’aéroport Pierre-E-Trudeau, le personnel de terre d’Air Transat vérifie aussi les documents vétérinaires (micropuçage, accréditation par l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments, documents signés et tamponnés par les autorités compétentes…). À l’enregistrement des bagages, c’est l’agent de bord qui a regardé certes avec attention les documents. Ont-ils, également, reçu cette formation? Cette procédure semble banale, ‘nous envoyons régulièrement des chiens’, il n’en reste pas moins qu’elle m’est restée surprenante….
Compétence et professionnalisme, voilà ce qu’il me vient en souvenir lorsque je pense au personnel d’Air Transat à Montréal. Reste qu’ils étaient incapables de dire comment récupérer le chien à Paris… eux gèrent parfaitement leur territoire : Montréal. Et à charge pour le pays envoyeur d’être en règle (papiers, taille de la cage…), le pays receveur gèrera un colis hors norme de plus….

1heure30 avant le décollage, le chien est entré dans sa cage dans la section des ‘bagages hors dimension’. Le personnel vérifie qu’elle ne regorge pas de produits illicites. Ensuite, on nous demande de quitter les lieux et de prévenir le personnel d’Air Transat affairé par les gens qui vont prendre le même vol que vous et qui font la ligne pour s’enregistrer. ‘Mon chien est prêt pour être embarqué’. Sapi est donc resté, sage comme une image, dans un couloir, assis dans sa cage. J’étais là. Je le regardais de loin sans qu’il ne me voie. L’émotion que je portais était trop intense. Le personnel est venu charrier la cage sur un caddie. Mon chien est parti. Je l’ai revu 7 heures plus tard dans une autre réalité, sous des autres cieux.

Dans l’avion : Il ne sert à rien de réserver une place près d’un hublot pour voir son chien monter à bord! On ne voit pas à quel moment il y est transporté.  Y est-il seulement? Angoissante situation, résolue par le personnel de bord, eux seuls peuvent indiquer quand mon chien a été déposé dans la soute…. Décollage, des pensées pour mon chien, des larmes aussi pour dire merci.

Arrivée à Paris : plusieurs avions atterrissent en même temps, passage aux douanes relativement rapide, la douanière ne peut me dire où se trouve mon chien, ni même où on peut le récupérer. Je demande à un employé des bagages ‘Vous parlez de Sapi, ah bah il va bien, il va arriver par ce tapis roulant ou l’autre je ne sais pas’. J’ai vu la cage, j’ai traversé le terminal 3 en courant, Sapi attendait à côté des bagages, quand j’ai ouvert la porte c’était la fête. Il allait bien. Un peu stressé, mais en contrôle. Je l’ai sorti et lui ai passé sa laisse, il était si content. Ce que je n’aurais pu faire normalement, car pour assurer une sécurité additionnelle de notre animal, Air Transat applique une courroie supplémentaire à la cage, pour permettre qu’il y demeure durant toute la durée du trajet, en empêchant que la porte ne s’ouvre. Plusieurs cages de transport peuvent s’ouvrir durant la manipulation.

7 heures de vol – 10 heures de route – Arrivée au cœur de l’Oisans, dans la Vallée de l’Eau d’Olle, au pied du massif de Belledonne à 1270 mètres d’altitude.Pays de transhumance et d'alpage
Sapi halète davantage, ce pourrait-il qu’il souffre de l’altitude ? Il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches sur cette question, reste que les preuves anecdotiques glanées de ci de là indiquent que les chiens peuvent souffrir des effets de l’altitude. Ils présentent les mêmes signes que les humains : arrêter de manger, malaise et apathie. Leurs langues deviennent légèrement sombres.
Ainsi, être arrivés une semaine avant la compétition va permettre à nos deux corps de s’habituer et de gérer ce nouvel approvisionnement en oxygène. De plus, la météo est exquise, mais essoufflement  et chaleur nécessitent accoutumance et plus grande hydratation. Nous nous préparons aux changements qui sont entrain d’avoir lieu. Jusqu’ici, Sapi a connu des hauteurs (Adirondacks, Mont Sainte-Anne) mais pas ces hauteurs! Nos promenades normales ne nécessitent pas autant d’adaptation de l’organisme: ici quelque soit l’effort physique accompli : la fréquence respiratoire augmente. Mais… les globules rouges  prolifèrent…
Baignades dans les eaux glaciales des ruisseaux de montagneDonc remise en forme, pas tant pour des raisons liées à notre condition physique. Bien nous prend de faire quelques excursions sur des parcours comprenant obligatoirement des pentes importantes et des sentiers très étroits.
Sapi vient de faire 17 heures de voyage (en avion et en voiture), il subit un décalage horaire, il arrive dans un pays où tout est nouveau et excitant, la concentration de l’oxygène ou la pression d’air est différente à ces hauteurs élevées, aussi avant de parler de mal d’altitude, laissons-le se reposer et reprendre des forces, il va – nous allons – en avoir besoin dans quelques jours. Notre thérapie : de l’eau, des visites, du repos, des découvertes, des jeux, des montées à 1700 mètres, des resdecentes à 1000 mètres.

Pour plus d’infos :
http://www.vetinfo.com/altitude-sickness-in-dogs.html

Sandraetlechien.com au Trophée des montagnes

01/08/2011

Sandraetlechien-Trophée-des-montagnes-2011-1Sandraetlechien.com va tenter de vous faire vivre cette cinquième édition de la Fête du Canicross en Europe… restez aux aguets…

En attendant le prochain article, retrouvez-nous quotidiennement sur la page facebook de sandraetlechien.com pour découvrir en photos les périples, les découvertes, les escapades.

Villard-Reculas

Samedi, 6 août - 20h00  - Départ Groupé par vague – Lieu Les Brayettes - 6,6 km
ET
Dimanche, 7 août - 09h30 Canicross adultes -  Départ Individuel – contre la montre – Lieu La Chavanoz – 8,5 km

Oz en Oisans Sandraetlechien-Trophée-des-montagnes-2011-2

Lundi, 8 août - 09h30 Canicross adultes – Départ Individuel – contre la montre – Lieu L’Alpette – 5,3 km
ET
Nocturne – 21h30 Canicross adultes – Départ Individuel – contre la montre - Station Oz-en-Oisans - 3,5 km
Mardi, 9 août – 09h00 Canicross adultes - Départ Groupé par vague - Le Plan du Cerf - 8,6 km

Allemont

Mercredi, 10 août – 09h00 Canicross adultes - Départ Individuel – contre la montre - Chemin Saint Jean - 7,5 km

Vaujany

Jeudi, 11 août – 09h30 Canicross adultes -  Départ Groupé – départ en vague - Le Collet - 7 km

Auris-en-Oisans

Vendredi, 12 août - Nocturne – 21h30 Canicross adultes – Départ Contre la montre - Les Paravalenches - 4,5 km
Samedi, 13 août - 09h00 Canicross adultes - Départ Groupé par vague - Les 21 virages - 5,5 km
ET
18h30 Canicross adultes – Départ Contre la montre - Les Paravalenches (sens inverse) - 4,0 km
Dimanche, 14 août - 09h30 Canicross adultes - Départ Groupé par vagues - Forêt de Maronne - 5,8 km

Pour plus d’infos
Allemont
Auris-en-Oisans
Oz-en-Oisans
Vaujany
Villard-Reculas

Sandraetlechien.com logera du 3 – 11 août à l’Auberge du Rivier et du 11 – 16 août au Gite L’Aurienchon


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