Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 06/2011

La légende du chien d’or

30/06/2011

La légende du Chien d’Or a été édifiée sur un fait historique des plus émouvants. Quand vous irez à Québec, vous pourrez voir sur la façade de l’un des principaux monuments de la vieille cité de Champlain, rue Buade, une énorme plaque de marbre, sur laquelle est sculpté un chien rongeant un os, avec cette inscription:

Un chien qui ronge l'os, rue Buade
La figure du chien est dorée, et le tout, chien et inscription, frappent par leur aspect antique. Quel fait étrange a donc donné lieu à ce monument étrange, vieux de près de deux siècles et que l’on conserve soigneusement sur la façade de l’un de nos édifices publics?
Journal de l'Instruction PubliqueUne note publiée en mai 1860, dans le «Journal de l’Instruction Publique,» donne les quelques détails qui suivent sur cette mystérieuse affaire de meurtre, de vengeance, de vendetta, qu’avant de mourir, la victime avait pardonné au meurtrier… C’est la période des grandes guerres entre la France et l’Angleterre et des luttes gigantesques dans lesquelles se sont illustrés les héros canadiens. …
«Le Chien d’Or» est une légende historique de l’ancien régime, traduite par Pamphile Le May en 1884, et issue du parler anglais de William Kirby. La préface dit : Ce roman est un superbe hommage rendu aux ancêtres des Canadiens-Français, et d’autant plus précieux qu’il vient d’un homme appartenant par le sang et les croyances à une nation qui fut l’ennemie séculaire de notre race. Et les premières lignes de ce livre :
–«Voir Naples et mourir!»
C’était là, comte, un fier dicton que nous entendions souvent quand, nos voiles latines déployées, nous croisions dans les parages de la célèbre baie toute étincelante des feux du Vésuve. Nous étions alors convaincus de la justesse de cette orgueilleuse parole, comte, mais aujourd’hui je dis, moi: «Voir Québec et vivre à jamais!»
Le Chien d’Or a-t-il contribué à nous rendre par le récit et la description, la vie d’autrefois?… L’enseignement tient-il encore de nos jours: la vengeance mène à la tragédie?

Pour aller plus loin:

Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française
Livre électronique ‘Le chien d’or’

Ne libérez pas les animaux !

26/06/2011

Partage d’un extrait du Plaidoyer contre un conformisme « analphabête », paru dans La Revue du MAUSS n°29, premier semestre 2007, 352- 362

Par Jocelyne Porcher

(…..)
Le problème est que « libérer les animaux », cela ne veut rien dire, ou, plutôt, cela signifie tout autre chose que ce qui est annoncé. « Libérer les animaux », cela signifie rompre avec eux alors même que l’enjeu vital de nos relations avec les animaux domestiques est au contraire de nous attacher mieux et de faire de nos attachements une œuvre partagée d’émancipation.

Ces courageux « libérateurs » s’inscrivent dans un registre essentiellement éthique et font porter leurs arguments sur la valeur de la vie animale en soi. Ils omettent, avec une constance et une unanimité que nous ne pouvons qu’admirer, de s’intéresser à la relation entre les humains et les animaux, particulièrement à sa dimension affective, en réduisant systématiquement nos liens avec les animaux à des rapports d’exploitation ; ce qui nous empêche de comprendre quelle est la place des animaux domestiques dans le lien social. C’est pourquoi, en dépit de l’abondance de leurs discours, ils ne nous aident en rien à appréhender ce qui est en jeu aujourd’hui dans nos relations aux animaux domestiques ni pourquoi, par exemple, les pouvoirs publics financent le bien-être animal et collaborent avec ardeur, au nom de la raison économico-sanitaire, à la destruction des animaux d’élevage.

Depuis les premiers temps des processus domesticatoires, il y a de cela une dizaine de millénaires, ces animaux vivent, travaillent et meurent avec nous. Ils ont construit avec nous les sociétés humaines. Ils sont constitutifs de notre identité collective et de notre identité subjective. Nous avons besoin d’eux pour être ce que nous sommes, c’est-à-dire des êtres humains. Ils représentent à leur façon, selon le terme des anthropologues mais dans un autre contexte, une altérité constituante.
Il faut le dire, il y a chez certains de nos contemporains une terrible présomption à prétendre vivre sans les animaux domestiques. La revendication de « libération » ne fait que renforcer, en prétendant la réduire, la distance entre les humains et les animaux.

(….)

Nous sommes une société du sacrifice

20/06/2011

Réflexions sur la condition faite aux animauxL’animal a toujours été au cœur des relations entre le monde des dieux et celui des hommes. Il est l’intermédiaire indispensable dont on ne peut toujours pas se passer. Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, est catégorique, de nos jours, il y a permanence d’un élément sacrificiel hors rituel : celui de l’abattage industriel des animaux. Pour elle, la notion de sacrifice est centrale dans la société de nos jours.
Quand on parle de sacrifice, on se reporte naturellement à l’époque de l’Antiquité Païenne, où l’animal était sacralisé car sacrifier aux dieux. Parfois on brûlait tout l’animal et cela s’appelait un holocauste, du grec, holos, ‘entièrement’; kaiein, ‘brûler’.  Cette ritualisation de l’abattage avait placé l’animal dans un contexte religieux et donnait à l’acte la gravité de l’exception. Cela permettait de tirer du sens de l’animal. Dans ces sociétés, on tirait de l’animal le sens qui résidait en lui – ou plutôt qui était censé résider en lui, car projeté sur lui. On reconnaissait à l’animal du sens et on le lui prenait avec sa vie. Ainsi, on se nourrissait littéralement de cette vie et on se nourrissait Si les lions pouvaient parlersymboliquement du fait que cette vie avait un sens. Bref mangé tout entier, on assimilait l’animal sur tous les plans (voir Françoise Armengaud in Si les lions pouvaient parler, p. 876-877).
Ensuite, le christianisme lui remplaça le sacrifice par une messe ce qui renvoya l’animal dans le monde profane et désacralisa son abattage. L’animal devint une masse de viande dont l’abattage ne nécessitait plus ni rituels ni sacrificateurs professionnels, une créature n’ayant plus aucun lien avec Dieu et vouée seulement à servir l’être humain. (p.39 Des animaux de l’antiquité à nos jours)
À partir de là, l’animal n’ayant plus de sens, on pouvait lui prendre sa vie sans crier gare ou faire quelques simagrées ritualisées : on lui prenait sa vie, on ne doAuberger Janick et Keating Peter. Histoire humaine des animaux de l’antiquité à nos jours. Éllipses, 2009nnait pas sens à ce qu’on prenait mais on s’en nourrissait, bref on se nourrissait du non-sens! C’est pourquoi aujourd’hui il est si facile d’abattre à la chaîne des milliards d’animaux chaque année.
C’est pourquoi aujourd’hui encore au sein même de l’Occident persiste des pratiques de sacrifice désacralisées car vide de sens. C’est le principe prédateur par excellence : la vie animale nourrit et soutient ma vie. Au moins ça a le mérite d’être clair : aujourd’hui on pratique le meurtre à grande échelle.

Une incessante histoire … encore … encore… jusqu’à nos jours … encore

13/06/2011

Depuis l’aube de l’humanité, le débat fait rage. Avec les époques viennent de nouveaux penseurs qui ne réinventent pas la réflexion, à la limite ils la poursuivent, parfois l’enrichissent, mais toujours la promotion de l’animal se fait submerger par la doctrine dominante et la reconnaissance animale tombe et encore et encore…. remettre l’ouvrage… le travail de re-sensibilisation re-commence.
Déjà dans la Grèce Antique, la promotion de l’animal est reçue comme une déstabilisation sociale, l’homme ayant besoin de lui pour vivre ce qui explique, jusqu’à nos jours encore, la réticence à réviser son portrait d’être raisonnable et instinctif, ce qui bien entendu justifie son traitement – en fait son absence de traitement – dans la législation, dans l’administration… et parfois même dans le domestique, le quotidien.
Il a toujours existé des courants philosophiques qui – de fait – sont restés minoritaires – qui insistaient sur la parenté des âmes et des facultés, au regard des comportements des uns et des autres, et qui prônaient respect, fraternité et refus de tuer les animaux. Soit dit en passant c’est l’un des traits majeurs de la civilisation occidentale sur celle d’Orient que de refouler impitoyablement les animaux en dehors de la conscience, de l’intelligence, de la sensibilité….
L’animal dans la spirale des besoins humainsIl y a toujours eu – et encore au 21e siècle –, une majorité qui considère que les ressemblances des actes extérieurs ne prouvent rien et soutient que l’homme possède une âme raisonnable, qu’il existe une différence de nature interdisant toute déférence vis-à-vis des bêtes. ‘Ce débat est introduit dans le monde romain, à partir du Ier siècle avec J.C, mais la christianisation le réduit peu à peu. L’opposition à la métempsychose et au végétarisme, prônée par les sectes païennes, conduit l’Église à assimiler au paganisme puis à l’hérésie les idées favorables aux animaux et à les combattre. À l’inverse, elle utilise certaines philosophies grecques notamment celles de Platon et d’Aristote pour interpréter la Bible qui est en réalité très vague sur les différences entre l’homme et l’animal, pour bâtir une synthèse entre la foi et la raison, pour imposeAnthropologie de l'animal de compagnier la thèse d’une rupture entre l’homme et l’animal’, expliquer Éric Baratay, p 35-36.
Il y a eu des moments dans l’histoire où une synergie de décloisonnement entre l’homme et l’animal s’est accompagnée d’un mouvement d’idées à dominance sociale et politique qui visait l’égalité. On pense au 18e siècle qui aboutit à la révolution française, à l’abolition de l’esclavage. Bref, notre rapport à l’autre fut-il animal, est toujours lié à l’histoire des idées et de la sensibilité (p 10 et p 41 Christian Talin).
Le 21e siècle occidental est dominé par le consumérisme, la pollution, l’individualisme, l’égoïsme…. Vous en déduirez la position de la société vis-à-vis des animaux.

Se rencontrer soi avec un chien

08/06/2011

Vivre avec un chien et s’en occuper comporte des actes concrets et nécessaires qui forcent à chercher des moyens pour mieux participer au monde, à la société, aux interactions avec les proches. Pourquoi? Parce qu’il faut apprendre à décrypter le comportement du chien pour mieux être avec, donc s’ex-centrer de son égo, de son environnement d’humain trop humain pour élargir son champ d’apprentissages, en ce sens cConsolation par le chienheminer avec un chien ouvre toutes grandes béantes les angoisses humaines, celles liées à toute sorte d’enjeux celles qu’on cherche si subtilement, si férocement à dissimuler. Il n’y a pas de consolation par le chien, il y a éveil à sa condition humaine par le chien.
Le chien a un rôle d’entraineur de la vie psychique. La relation qui lie (lit) un chien et un homme vient du partage du mystère d’exister comme être vivant, dit Pierre Schultz.
Tout à fait.
Je souffre de ce que je vois de moi dans le regard des autres, dit Boris Cyrulnik p 35,  Mourir de dire, la honteMourir de dire, la honte.
Je souffre.
Dans le regard de mon chien, je souffre moins. C’est bien le récit qui érige l’événement fondateur, celui qui engendre le sens (Paul Ricoeur, Temps et récit tome II).
En racontant, en se racontant, en décidant de cheminer avec un chien on accepte de rencontre une altérité autre, émotive, différente qui bouscule. Ça permet d’appréhender l’existence humaine et animale dans tout son mystère, sans comprendre, ni même toujours être capable de voir cette immensité, c’est partir à la découverte d’une partie du monde parfois connu (l’humain) souvent nouveau (le canin) et c’est re-découvrir son monde. Peut-être que cette relation place l’homme devant des problèmes trop lourds. Si l’on est investi dans la relation anthropocanine, il faut toucher cette lourdeur qui éjecte les récidives.

Après le fracas d’un trauma, c’est le fait d’être seul qui ouvre les vannes de la récidive : c’est l’abandon, l’absence de soutien après la violence vécue, l’isolement affectif et relationnel qui sont les plus forts déterminants de la reproduction de la violence (B. Cyrulnik.  p 110).

Se rencontrer soi avec un chienAvec un animal, il n’y a pas de récidive.
Dans animal on entend anima, c’est-à-dire le souffle créateur, qu’on l’appelle ou non l’âme, l’élan vital présent à la première seconde et qui nous quitte à la dernière.

Drôle de rôles

03/06/2011

Consolation par le chienAlors que Pierre Schultz y voit une consolation et préfère citer en p. 143, Jean Rostand avec son ‘Ne pas ajouter à la démence du réel,  la niaiserie d’une explication’, il n’en reste pas moins qu’il est important de comprendre quel rôle joue le chien dans notre vie.
Le chien réconforte le narcissisme des humains, il agit comme un baume, donne cette impression de plénitude. Il est un accessoire (le mot est juste) de puissance de l’homme, comment? Le chien est un être serviable, gentil, dépendant, ‘La relation au chien n’illustre-t-elle pas l’instinct d’obtenir de rallier des courtisans? Est-il si agréable et si nécessaire d’avoir des courtisans qu’il faille se consoler de leur absence avec des substituts animaux? Cette question est-elle inepte?, se questionne Pierre Schultz, médecin avec une formation en psychiatrie, en psychopharmacologie et en neurosciences cliniques… Le chien procure cette sensation de fusion avec l’univers, ‘L’affection de l’homme pour le chien participe-t-elle à la croyance à un monde meilleur, à l’idée d’un monde perfectible, ou aux regrets quant au passé?, demande-t-il en p.145. Comme image gratifiante que nous renvoient les yeux de l’animal, ce dernier nous trouve toujours aimable- tel est le service éminent qu’il nous rend. Éminent?…
Un psychiatre, le professeur Guyotat, a inventorié les positions que notre psychisme peut assigner à l’animal. Il distingue l’animal comme représentant tantôt une partie du moi tantôt la totalité du moi – image de reconnaissance, unifiante pour un individu ou un groupe. L’animal phobique grâce à la projection opérée sur lui, rend possible le maintien de certaines relations avec telle ou telle personne de l’entourage. L’animal comme objet narcissique  vient combler la solitude ou la frustration. L’animal comme objet symbiotique, c’est l’objet avec lequel on n’a pas de limites. Tout ce qui est vécu par l’animal passe dans l’homme et inversement. L’animal exprime l’homme et parfois des troubles d’origine psychosomatique nécessitant une intervention médicale. Fétiche ou souffre-douleur, l’animal peut être enfin l’objet transactionnel ou transitionnel. Il fonctionne alors dans un groupe comme un bien d’échange et surtout comme un objet à tout faire : à caresser, à torturer, à suralimenter, à interpeller… (extrait tiré de Françoise Armengaud, ‘˝ L’urbanimalisation˝ et les droits de l’animal’ in Universalia, Encyclopaedia Universalis, 1978, p.440-441).

Or voilà les constats ci-dessous sont intéressants, poussent à la réflexion sauf…. Qu’ils sont emprunts d’anthropomorphisme. ‘L’animal n’est plus et ne devrait jamais plus être un alter ego, effet pernicieux de l’anthropomorphisme bêtifiant, toujours infantilisant, parfois délirant’ dit Christian Talin dans son Anthropologie de l'animal de compagnieAnthropologie de l’animal de compagnie. Incidemment, ces concepts théoriques regardent l’amour fusionnel avec l’animal de compagnie en faisant fi de l’environnement de l’animal, de son monde spécifique. En offrant des avenues théoriques de même, on entre en pleine violence, celle de déterritorialiser l’animal et de le forcer à venir hanter un autre territoire : le nôtre.  Il est bon de devoir donner sens à ce qui se passe pour rendre le monde un peu plus intelligible mais pas au détriment d’êtres conscients ! En réduisant l’animal à du déjà-connu. ‘L’animal est un être aux aguets. L’irréductible altérité animale relève de la sensibilité et d’un agencement. Le nivelage forcené de l’anthropomorphisme nie l’autre-animal’, poursuit le philosophe.

Il y a bien d’autres Anthropomorphismemanières de chercher les intentions.  Véronique Servais utilise l‘empathie: ‘ L’empathie en revanche implique un changement de perspective : percevoir les choses du point de vue d’autrui. L’empathie suppose une réorganisation de la perception et la découverte d’un nouveau point de vue. Pour ce qui concerne les animaux, l’empathie repose sur une bonne connaissance de leur histoire naturelle, de leur système perceptif, de leur répertoire comportemental et de leur système de communication. Il faut tout cela pour commencer à voir l’animal évoluer dans son monde, forcément différent du nôtre. L’anthropomorphisme c’est ramener le différent à du connu. S’il y avait de l’empathie dans ces interprétations, une réelle volonté de comprendre le sens des comportements des animaux ‘de leur point de vue’

 Je me porte en faux avec l’affirmation de  Pierre Schultz et je crois profondément que ‘La consolation par le chien’ nous enjoint d’appréhender l’existence dans son mystère et son immensité, au-delà de toute réponse donnée par la science, la philosophie ou la religion, même si la diversité des choses pourrait être telle que nous ne connaissions jamais qu’une infime partie du monde, de notre environnement proche et de nous-même; alors faisons en sorte d’au moins tenter de comprendre la relation particulière qui nous lit particulièrement à ce chien en particulier dans cette situation particulière dans cette espace-temps donné.


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