Le chien, la maison et l’intime
26/02/2011Crise de l’intimité, nous vivons une époque de l’oubli de l’intime, catégorie essentielle fondatrice de toute société, dit Marc-Alain Ouaknin, dans Zeugma. Or le chien ne nous renvoie-t-il pas à l’intime ? L’engagement envers son animal implique l’acceptation – volontaire et heureuse – d’un autre, intrinsèquement étranger. Ainsi cette relation si elle est bien vécue offre-t-elle des outils pour penser et panser notre intime.
Dans ce compagnonnage interspécifique millénaire, le chien a appris à lire le monde humain et ses signes, d’une certaine manière il a atteint à la compréhension c’est-à-dire celle du ‘prendre avec’. Il y a urgence de trouver de nouvelles voies, un nouveau lexique pour parler de notre relation au chien, de cette inquiétude contemporaine concernant la vie et les relations interspécifiques.
C’était autour du foyer social, en présence du chien, que se transmettaient les incantations religieuses, les formules médicinales, l’orientation des étoiles, les secrets de la chasse et de la pêche, les racines mythologiques du groupe et les rêveries de l’imagination…
Avant…
Aujourd’hui, le chien invite à revoir la maison et la manière dont on en parle. En ce sens, c’est à une écologie interspécifique que le chien nous interpelle. L’écologie c’est être-là dans la demeure du monde. Le lien qui unit l’homme à son lieu d’être, sa maison, c’est aussi son chien, une espèce différente. Les murs de cette maison de l’homme retentissent des mots pour le chien, l’homme construit une demeure avec la parole, pour la parole et « seule cette parole peut sauver le monde de son effondrement», Marc-Alain Ouaknin, (p 447).
En changeant de discours, sera-t-il possible de faire avancer la réflexion et l’action concernant ce qu’on nomme la société anthropocanine? Parce que
L’éthique de la responsabilité pour le futur implique la liberté de continuer non pas à maîtriser mais à se maîtriser. Non pas à augmenter la puissance, mais à la limiter. Non pas à emplir le monde mais à mettre des limites et à renoncer. L’homme doit se maîtriser et s’autolimiter
et laisser la place à d’autres que soi
et laisser la parole à d’autres que soi.

L’éthique de la responsabilité pour le futur implique la liberté de continuer non pas à maîtriser mais à se maîtriser. Non pas à augmenter la puissance, mais à la limiter. Non pas à emplir le monde mais à mettre des limites et à renoncer. L’homme doit se maîtriser et s’autolimiter
Est-ce à dire que nous inventons ces animaux? Oui d’une certaine manière, non d’une autre. Tout dépend de ce que nous comprenons sous le terme d’invention, quand il s’agit des pratiques des sciences.
Ce que toutes les recherches permettent de pointer, c’est d’abord une hésitation concernant le rôle de l’animal. Et pour cause tant que l’homme se fera ‘l’unique exception d’un règne constitué de corps vides de pensée’ (p. 43, La raison des plus forts) il est fort probable que les médias nous abreuvent encore et encore de rapports de recherches ineptes et incongrus. Car, il est non seulement contre-productif et anti-scientifique de conclure catégoriquement sur des résultats concernant des articles de revue que ‘d’autres résultats ne peuvent permettre d’éliminer la possibilité qu’il s’agisse seulement d’améliorations passagères de l’humeur, mais en aucun cas d’une amélioration des symptômes’, que cela jette le discrédit sur des recherches qui, elles, tentent de démasquer quels sont les effets de l’animal dans une relation thérapeutique. Car, il semblerait produire des effets. Mais est-ce vraiment lui ? Est-ce lui ou la relation? Est-ce lui, la relation ou un autre effet, une variable cachée, laquelle? L’animal est-il une cause des effets qui influencent le changement de l’être humain en sa présence, ou simplement un symptôme ?
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Ex: le singe-écureuil a pu correctement faire correspondre des paires d’objets à des symboles signifiant ‘identique’ et ‘différent’
Ex: le poisson Astatotilapia burtoni détermine le rang social de ses adversaires en observant un affrontement entre deux congénères et choisir d’affronter le perdant pour augmenter ses chances de l’emporter
Ex: le chien qui choisit entre deux chemins qu’on lui a fait pratiquer préalablement, le plus court pour accéder à une source de nourriture
Pour voyager en avion, le chien doit être placé dans une cage qui doit rencontrer certains standards auxquels les compagnies aériennes souscrivent et qui ont reçu l’aval de l’IATA. Toutefois il ne semblerait pas qu’il y ait des cages homologuées par l’
Ainsi, la taille et la structure de la cage doivent-elles être conformes aux normes de l’IATA, on est davantage dans le registre des bonnes pratiques. La Réglementation IATA pour le transport des animaux vivants s’applique à toutes les compagnies membres ou membres associés de l’Association du transport aérien international et aux compagnies qui font partie de l’accord IATA. L’important est de s’assurer que les animaux soient transportés dans des conditions leur assurant sécurité, santé et bien -être.
La cage doit avoir assez d’espace pour que l’animal puisse s’y tenir debout et s’asseoir sans que sa tête ne touche le plafond de la cage, qu’il puisse se retourner et s’allonger dans une position naturelle