Témoignage de José, Ph.D en biologie, zoothérapeute, n.d.
Il revient de l’Antarctique où il est resté un mois à donner des conférences sur les mammifères marins et sur la zoothérapie. Cette aventure incroyable est à l’image du parcours de José Sarica Ph.D en biologie, Zoothérapeute, n.d.
Rencontre.
- Après une maîtrise et un doctorat en écotoxicologie en milieu aquatique tu te recycles dans des études de zoothérapie?
En fait, depuis l’âge de six ans, je voulais travailler avec les enfants souffrant et les dauphins. A cela on me répondait, qu’Il fallait avoir un doctorat. A 20 ans, je suis parti de mon pays, la France, faire ma maîtrise à l’Université Laval sur les bélugas du Saint-Laurent. Ensuite, je me suis questionné: si j’aimais autant ces animaux, qu’est-ce qui serait le mieux pour eux ? La qualité
de l’eau m’a semblé être prépondérante. J’ai donc fait une 2e maîtrise en écotoxicologie aquatique ainsi qu’un doctorat. J’étais loin de mon rêve car je me retrouvais à préparer des cours, c’est à ce moment, en décembre 2008, que j’ai entendu parlé d’une formation en zoothérapie: je me suis inscrit et depuis juin 2009, je réalise mon rêve d’enfant (stage auprès de dauphins en Israël en juin 2009 et cet été à Key-Largo).
- Peux-tu rapidement expliquer à nos lecteurs-internautes tes études de zoothérapie?
J’ai suivi deux ans de formation, autant en psychologie humaine et sur les comportements des animaux (pour avoir un diplôme de zoothérapeute) avec lesquels nous travaillions: chien, chat, cheval, perroquet (et dans mon cas les dauphins) avec des patients, enfants comme adultes, qui aspiraient à gérer leur souffrance physique et/ou mentale. Une séance fonctionne au départ sur l’évaluation des besoins de la personne et la chimie qui se crée entre le patient et mon chien (bichon maltais toy de deux ans) puis avec moi. Le but est de créer un lien de confiance et d’amour car sans cela il n’y a aucune aide. Le patient parle à mon chien car celui-ci ne juge pas et ainsi, au fil des séances au cours desquelles je fais un rapport (code de déontologie), je planifie des stratégies d’intervention avec Chico pour atteindre l’objectif final que ce soi, augmenter l’estime de soi, rendre indépendant, les deuils, les maladies chroniques, l’Alzheimer, dénouer ses propres noeuds en utilisant l’approche humaniste. Je respecte le rythme de mes patients et de mon chien.
- Tu pratiques à la Coopérative Espace-Temps comme zoothérapeute? Est-ce un titre pour toi?
Oui. Je suis membre producteur (nous sommes 4 au total dont deux zoothérapeutes) de cet organisme à but non lucratif, permettant de faire des projets financés par le gouvernement fédéral pour les familles qui ne peuvent pas se payer des séanceset qui me permet de recevoir des appels de clients. Je ne travaille pas directement à la Clinique mais sur l’île de Montréal pour rencontrer les gens chez eux (je me déplace) pour qu’ils aient à la fin des séances leur lieu d’ancrage.
- Comment çà marche la zoothérapie, qu’est-ce qui est soignant dans cette approche? Technique?
En fait, imagine un triangle où le patient est à la base gauche, mon chien à la base droite et moi en haut du triangle. On appelle celà la synergie triangulaire. Tu écoutes sensiblement la personne qui parle à ton chien et par les comportements du chien (qu’on appelle les signaux calmants) que tu perçois tu utilises les techniques d’intervention telles, la reformulation, la vérification, le partage du vécu le tout avec une grande empathie. Tu dois
toujours planifier un plan A et un plan B avant la séance car il est possible que ta première technique ne fonctionne pas (chien non réceptif, personne non disponible). Il faut toujours terminer sur une note positive (ex; le client demande à mon chien de se coucher, il se couche, il lui donne une gâterie et la personne a toujours le sourire). ll n’y a pas d’aide efficace ni durable sans amour !
- Te sens-tu suffisamment armé pour ‘aborder’ la clientèle autiste?
Bien humblement, oui. L’autisme est un monde. J’ai eu une formation intense sur l’autisme et j’ai travaillé avec plusieurs enfants autistes de 4 à 16 ans et le but de chaque intervention est de les rammener dans l’ici et maintenant, apprendre à communiquer par des pictogrammes et établir un lien de confiance. Je t’avoue que je suis toujours ému quand je vois l’ouverture de l’enfant une fois qu’il a sympathisé avec Chico.
José, Ph.D en biologie, zoothérapeute, n.d. est le premier zoothérapeute à avoir été accepté comme membre de l’Académie des Naturopathes et Naturopathies du Québec (ANN) donc, il peut émettre des reçus d’assurance.
Merci José de participer à Sandraetlechien.com
Etiquettes: Académie des Naturopathes et Naturopathies du Québec, autisme, bélugas, bichon maltais toy, biologie, Coopérative Espace-Temps, dauphins, écotoxicologie en milieu aquatique, évaluation des besoins de la personne, l'Université Laval, signaux calmants, synergie triangulaire, techniques d'intervention, zoothérapeute

de l’eau m’a semblé être prépondérante. J’ai donc fait une 2e maîtrise en écotoxicologie aquatique ainsi qu’un doctorat. J’étais loin de mon rêve car je me retrouvais à préparer des cours, c’est à ce moment, en décembre 2008, que j’ai entendu parlé d’une formation en zoothérapie: je me suis inscrit et depuis juin 2009, je réalise mon rêve d’enfant (stage auprès de dauphins en Israël en juin 2009 et cet été à Key-Largo).
toujours planifier un plan A et un plan B avant la séance car il est possible que ta première technique ne fonctionne pas (chien non réceptif, personne non disponible). Il faut toujours terminer sur une note positive (ex; le client demande à mon chien de se coucher, il se couche, il lui donne une gâterie et la personne a toujours le sourire). ll n’y a pas d’aide efficace ni durable sans amour !
22/02/2010 à 8 h 39 min
Merci Sandra pour cette visibilité, je l’apprécie grandement. Ton article est super bien fait et j’aime lire tes commentaires sur les photos dans l’article en y plaçant tout simplement le pointeur de notre souris. Ainsi, si les gens veulent me contacter, ils peuvent avoir mon numéro de travail en mettant le pointeur de leur souris sur la première photo de Chico et moi.
J’avoue que cette année 2009 a été l’accomplissement de mes rêves et que la relation d’aide est ma véritable vocation. Bien sincèrement, José
22/02/2010 à 13 h 52 min
J’aime bien ta façon d’écrire et de raconter.
A bientot
22/02/2010 à 20 h 13 min
Excellent article et bravo au parcours fascinant de M José Sarica. Je vais le contacter pour avoir recours à ses besoins. Merci pour nous avoir partagé ce vécu qui fait rêver.