Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


Lieu de projections


16/04/2010 par Sandra

naissance d'une théorie éthologiqueL’animal est devenu, dans les cultures occidentales et plus particulièrement à l’Âge classique le lieu de ‘projections’ au sens psychanalytique du terme (voir M. Foucault. Histoire de la folie à l’âge classique, 1972) : la nature qui effrayait à l’extérieur, une fois maîtrisée, devient une menace de l’intérieur.
L’animal offre à l’Homme un miroir plus ou moins déformant, plus ou moins acceptable; proche et lointain à la fois, il est à la fois le même et le différent. Le regard que nous portons sur lui, la façon dont nous en construisons la représentation peut le rendre plus ‘même’ ou plus ‘différent’. En ce sens également, l’animal est à la fois objet et sujet. Et comme objet-sujet, il définit en même temps qu’il constitue l’homme sujet-sujet : il le définit dans l’identité et le constitue dans l’altérité. C’est là que se joue le rôle fictionnel du précurseur : être à la fois le même et le différent.

Vinciane Despret. Naissance d’une théorie éthologique, p.17
Collection Empêcheurs de penser en rond

Etiquettes: , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire


Suivez-moi sur Twitter Suivez-moi sur Facebook Recevez nos billets chaque semaine par courriel