Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


Les valeurs de la science


27/02/2010 par Sandra

Chaque scientifique aborde ses travaux avec son propre système de valeurs. Elles influent sur sa manière de mener ses recherches, d’expliquer et d’interpréter les données. Le but de la science est de parvenir à des conclusions ‘objectives’ sur le monde – des réponses sans parti pris – mais les scientifiques eux-mêmes ne sont pas des automates dénués de sensibilité. Ce sont des individus, des êtres de chair et de sang qui ont leur propre point de vue. La science a toujours buté sur ce problème. Quand est-ce qu’un savoir subjectif se mue en ‘vérité’ objective? Quelle méthode adopter pour prouver quelque chose? Combien de temps ce processus doit-il durer? Dans quelle mesure les convictions personnelles d’un scientifique influencent-elles à son insu sa façon d’interpréter des données ‘objectives’? La science peut-elle vraiment accorder une place aux intuitions d’un chercheur, à ses sentiments, à sa personnalité?

Bekoff. Marc. Les émotions des animaux, Manuels Payot, p.205

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