Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 09/2010

Ce chien en face me dit l’humain en moi

25/09/2010

difficile liberteNous étions 70 dans un commando forestier pour prisonniers de guerre israélites, en Allemagne nazie. Le camp portait – coïncidence singulière – le numéro 1492 millésime de l’expulsion des juifs d’Espagne sous Ferdinand  V le Catholique. L’uniforme français nous protégeait encore contre la violence hitlérienne. Mais les autres hommes, dits libres, qui nous croisaient ou qui nous donnaient du travail ou des ordres ou même des sourires – et les enfants et les femmes qui passaient et qui, parfois, levaient les yeux sur nous – nous dépouillaient de notre peau humaine. Nous n’étions qu’une quasi-humanité, une bande de signes. Force et misère de persécutés, un pauvre murmure intérieur nous rappelait notre essence raisonnable. Mais nous n’étions plus au monde. Notre va-et-vient, nos peines et nos rires, nos maladies et nos distractions, le travail de nos mains et l’angoisse de nos yeux, les lettres qu’on nous remettait de France et celle qu’on acceptait pour nos familles – tout cela se passait entre parenthèses. Êtres enfermés dans leur espèce; malgré tout leur vocabulaire, êtres sans langage. Le racisme n’est pas un concept biologique; l’antisémitisme est l’archétype de tout internement.
Et voici que, vers le milieu d’une longue captivité – pour quelques courtes semaines et avant que les sentinelles ne l’eussent chassé – un chien errant entre dans nos vies. Il vint un jour se joindre à la tourbe, alors que, sous bonne garde, elle rentrait du travail. Il vivotait dans quelque coin sauvage, aux alentours du camp. Mais nous l’appelions Bobby, d’un nom exotique, comme il convient à un chien chéri. Il apparaissait aux rassemblements matinaux et nous attendait au retour, sautillant et aboyant gaiement. Pour lui – c’était incontestable – nous fûmes des hommes.

Emmanuel LévinasDifficile liberté p 233-234

Pour tous les malades, les souffrants, les handicapés, les presque-comme-si, les en-devenir, les verticalisés, c’est incontestable: pour le chien en face de soi nous sommes des hommes. À l’heure suprême – maladie, difficultés de la vie, mort…-, le chien va attester la dignité de la personne. C’est cette humanité trouvée parfois retrouvée qui est thérapeutique et libre. En fait, ce qui l’est c’est l’interprétation que le malade, le souffrant, l’handicapé, le presque-comme-si, le en-devenir, le verticalisé en donnent. C’est cette interprétation qui est thérapeutique et libre. Pour le chien devant Soi je suis un homme. De fait cette interprétation crée la guérison, fait le lit de retrouvailles… Ainsi donc, la thérapie assistée par l’animal est une question de Présence et de présences, une affaire d’interprétation et un cheminement qui renvoie à l’homme qui s’humanise. Ça ne sera jamais quantifiable scientifiquement, ça! Même si c’est observable.

Dans le texte de Lévinas, il n’y avait pas un chien d’un bord et des humains de l’autre, il y avait un cercle inclusif: le chien faisant naître les humains, les humains donnaient vie au chien. Pourquoi s’enfermer dans son rôle d’humain? Ainsi, tant qu’on n’est pas touché en dedans de soi par la vie autre, on ne peut déciller ses yeux sur ce rôle d’humain qui étouffe (’Le Humain trop humain’ de Nietzsche).

Mon chien m’a renvoyé à ma peau d’humaine et dans sa présence et par son regard et par mon interprétation, je nais humaine. Ça c’est incompréhensible pour les administrations, les donneurs de leçons guindés, et tout ce qui n’est pas encore né.

Morceaux… à méditer

23/09/2010

Le but de tout le développement du jeune chien est une meilleure association avec les congénères et il faut savoir que la vie en société représente un degré d’évolution supérieur à la vie en solitaire. Les solitaires ne peuvent tolérer aucun concurrent pour la nourriture. Mais l’adhésion à un groupe signifie, pour l’individu, des bases de nourriture plus assurées. P 49

Il n’y a punition que s’il y a transgression d’interdits clairement établis. Cecile chien pris au serieux signifie que l’on doit, tout comme le père-chien, avoir le chiot toujours à l’œil au cours de cette phase (comprendre de 8 à 12 semaines) et si l’on ne peut pas faire en sorte qu’il soit placé dans un lieu où il ne pourra enfreindre aucun tabou nécessaire à sa vie commune avec l’homme. Mais il faut naturellement veiller à ce que le chiot ne soit seul que très peu de temps. P 53

Toutes les entreprises communes, et on pourrait nommer ainsi toute éducation, formation ou dressage peuvent être développées de la sorte à partir de l’observation du jeu et dans ces conditions, tout apprentissage chez le jeune chien restera teinté de plaisir. Si le désir exprimé par l’homme que le chien réalise un travail particulier si ce désir reste toujours lié à un événement heureux, plus tard aussi, même pour un chien depuis longtemps adulte, apprendre sera un plaisir. C’est à cette condition que l’homme remplit son rôle d’éducateur, de premier partenaire social et ce n’est qu’ainsi qu’il pourra construire une relation homme-chien valable et stable. La prétendue faiblesse de caractère de tant de chiens repose souvent sur des erreurs éducatives au cours de la phase de socialisation : on ne jour pas assez avec le chien, en revanche on ‘dresse’ d’autant plus. Plus d’u homme se prend pour un dompteur de lions frustré et prend le chien pour un loup sauvage et féroce. En cela, il se trompe doublement. Premièrement, un dompteur de fauves n’est plus, depuis longtemps, un dompteur d’animaux qui impose aux ‘bêtes sauvages’ sa volonté de fer, mais un ami des animaux sensibles qui sait qu’il ne peut espérer les meilleurs résultats que si ces grands chats ont du plaisir à travailler.  Deuxièmement, il n’y a pas de loups sauvages et féroces. P 54-55

On n’insistera jamais assez sur le fait que le chien n’est pas un être dont les instincts sont fixés une fois pour toutes. Il ne suffit pas de connaître tous les modes de comportements innés pour mieux s’entendre avec le chien. Il est beaucoup plus important en revanche d’analyser exactement ses possibilités d’apprentissage innées, en fonction de son âge, d’observer sa relation avec le compagnon parental et d’étudier les interactions entre le père et le chiot dans les différentes phases de vie pour savoir comment et par quoi se construit la personnalité de chaque chien. Il est précisément un ‘animal d’apprentissage’. P55

La hiérarchie sociale n’est pas une affaire de force physique. Elle est, chez un être d’apprentissage comme le chien, une question d’intelligence.

Extraits du livre de  Eberhard Trumler ‘Le chien pris au sérieux’ -1974

Le canicross, quintessence de la relation anthropocanine

20/09/2010

C'était aux championnats du monde Dryland 2009Le canicross c’est une relation. Le canicross est aussi un sport. C’est courir avec son chien. Il y a donc deux athlètes, 6 pattes, le chien et l’humain. Quand un des deux dans le lien est blessé, la course ou l’entrainement est reporté. C’est la beauté de ce sport qui s’adresse à tous, amoureux des activités de nature, de sensations fortes, découvreurs de paysages et de méditation active dans un cadre naturel.
Mais avant de courir, il faut commencer par marcher, avec un chien, on ne parvient pas à  faire une canicross dans le bois de 7, 5 kms comme ça en se levant un  matin. C’est un entrainement long car non seulement l’athlète humain doit se mettre en forme, mais en plus il doit co-apprendre avec son chien à courir au diapason et oui à perdre le souffle plusieurs fois : le canin a aussi besoin d’être encouragé. Faire courir un chien n’est pas évident: il faut le motiver. Lui dire, redire, rappeler, ressasser les commandements. C’est normal et beau si et seulement si rien n’est fait sous la contrainte et dans une ambiance malsaine. L’essentiel dans ce sport d’endurance, attelé, est d’être présent et constant.
Une bonne connaissance du chien est nécessaire pour mettre en place les commandements de base, pour apprendre des comportements de son co-athlète-chien. Quand il tourne les oreilles, qu’est-ce que cela veut dire pour lui? Quand il commence à vouloir sentir sur le bas côté, quels sont ses signes avant-coureurs? Quelle réaction a-t-il lorsqu’un autre chien le dépasse?… Aussi faut-il connaître son chien avant de commencer, savoir ce qu’il aime, comment il l’aime et accepter la progression, la lenteur de la progression, la lenteur de l’apprentissage des instructions. Commencez par le début : en adoptant un point de vue canin : courir en fractionnant les étapes. Pour un poilu, c’est plus naturel comme type de course et surtout plus amusant. Une étape jusqu’au lac pour se baigner et se désaltérer, une étape jusqu’à un autre lieu digne d’intérêt…. pour le chien… Et pour finir une récompense de taille : à chacun la sienne, des félicitations tout le temps, constamment, le chien est bon et beau de courir attelé à un humain. Inlassablement, pendant la course (surtout dans les premiers temps), il faut parler à son chien afin qu’il sache que vous l’appréciez, que vous appréciez ce moment, que vous reconnaissez son effort, que vous êtes contents.

imagesCAW558QELe canicross c’est la quintessence de la relation imagesCAW558QEanthropocanine. Car, il arrive un moment où les deux souffles sont en écho, où la foulée ne fait plus que 6, où l’énergie porte les deux athlètes. Ça arrive, plus souvent qu’autrement quand la beauté d’un sentier unit l’humain-l’animal-le végétal. Ce sont des moments de communion, et c’est certainement pour quoi je cours.

horaire du séminaireEn fin de semaine se tient le premier séminaire de canicross du Québec
Ce séminaire est organisé par Canicross Québec à l’intention des coureurs de canicross qui désirent progresser, améliorer leurs sensations et leurs connaissances en canicross. Trois intervenants spécialisés nous apporterons leurs conseils et leurs expériences.
Ludovic Coulaux, Champion du monde de kart 6 chiens (2009), Vice-champion de France de Ski-joring
Jolyanne Bérubé, Kinésiologue, entraineure et coureuse de course à pied
Bruno Saucier, Guide professionnel de traineau à chiens, rafting et canot

Impensable anthropologie anthropocanine

17/09/2010

anthropologie-que-sais-jeMÉTHODOLOGIE
La contribution de l’anthropologie repose sur une méthodologie privilégiée : l’enquête de longue durée sur le terrain, l’observation participante, la communication directe avec des sujets sociaux qui ont eux-mêmes leur interprétation du monde. Elle repose ensuite sur  sa fécondité épistémologique fondée sur une histoire, qui est aussi celle de ses concepts et de ses hypothèses théoriques. p .5-6

La description minutieuse des comportements humains dans leur contexte historique et culturel, d’une part, la comparaison avec d’autres formes dans le temps et dans l’espace, d’autre part, fondent la capacité d’analyse propre à l’anthropologie. P 20

QU’EST-CE QUE L’ANTHROPOLOGIE ?
Discipline carrefour (p. 7)
Étonnement systématique pour interroger les faits sociaux. P . 16
Envisager une condition humaine en perpétuelle redéfinition. P 20
Perpétuel mouvement de transformation. P 76
L’anthropologie a pour but ultime d’expliquer la variabilité des faits humains, et l’étude cette variabilité inclut forcément aussi celle des ressemblances et des universaux. P. 107

INFORMATEUR
Inciter un informateur à formuler une explication à partir d’indices divers comme des pratiques rituelles, des comportements quotidiens, des rapprochements symboliques proposés par des proverbes, des aphorismes, des prières, des étymologies, ce n’est pas ‘recueillir’ c’est créer une représentation qui ne préexistait sans doute pas comme telle. P 81

COLLECTE DE DONNÉES
L’anthropologue sait depuis Durkheim que le travail de collecte de données doit être subordonnée à la construction théorique de son objet de rechercher.  P82

HOMME PLURIEL-RELATION
L’anthropologie a démontré l’intime solidarité du corps individuel et de la relation sociale, l’impossibilité de penser la maladie et la mort en termes purement individuels. Cette impossibilité est aussi celle de penser l’homme seul : l’homme ne se pense qu’au pluriel. P 14 cereales.lapin.org

RÔLE DE L’ANTHROPOLOGUE
Le rôle des anthropologues n’est pas de découvrir des groupes inconnus ni de combler des lacunes de l’atlas culturel mondial, mais plutôt de proposer une analyse critique des modes d’expressions culturels dans le contexte historique qui leur donne leur sens. P 122

NOUVEAUX TERRAINS
Qu’ils soient paisibles (tourisme, world music, mouvements culturels et artistiques) ou pénibles (bidonvilles, camps de réfugiés, gangs, immigration clandestine, drogue, prostitution), les nouveaux terrains de l’anthropologie sont de nature historique et changent sous nos yeux. P 19

→ Mais le relation anthropocanine ne fait pas partie des nouveaux terrains qui seraient dignes d’intérêt… Au Québec du moins. La coupure nature/surnature n’a pas été consommée.

 Pour en savoir plus:
Marc Augé, Jean-Paul Colleyn, L’anthropologie, Que Sais-je ? No 3705

Comment ça part un projet zoothérapeutique?

16/09/2010

Partage de lancement de projet zoothérapeutique outre-atlantique… Une idée, une envie, une évidence, ça part, aussi, comme ça un projet zoothérapeutique:

Je me présente: professeur d’éducation physique âgée de 55 ans, je travaille depuis plus de trente en école spécialisée pour enfants de type 8 (troubles instrumentaux, dyslexie, dyscalculie). Nous avons dans notre population des enfants présentant des troubles comportementaux, dits caractériels, et d’autres enfants au coefficient intellectuel plus bas que la norme. J’ai également exercé en tant que professeur de voix en privé et comme professeur de yoga.
Je suis également une amoureuse des animaux, amour qui s’est révélé peu à peu par l’équitation, puis une formation d’hippothérapeute à Louvain-la-Neuve  avec Brigitte Loo.
Actuellement, je possède deux chiens (scottisch terrier et berger allemand de 7 et 5 mois respectivement), deux chats (1 siamois de 1 an et un européen de 6 ans), 5 lapins nains de 2 ans, 2 chèvres naines de 3 ans, 2 poules de 1 et 2 ans, 1 canard et 5 perruches, 2 tortues d’eau et deux enfants de 13 et 15 ans.
La présence des animaux donne toujours une autre dimension à la personne. Ils interpellent sans exigences, ils entrent en relation spontanément sans intention, ils n’ont pas de projection sur nous. J’ai le projet d’introduire les animaux dans le contexte scolaire. Je voudrais par ce biais interpeler les enfants sur l’être vivant-autre-que-moi, qui a des caractéristiques propres, un caractère personnel, un fonctionnement différent, pour les ouvrir à la différence et à l’acceptation de cette différence. Je voudrais les amener à avoir une relation à l’autre qui soit respectueuse, ludique, amicale. Je voudrais les ouvrir au monde animal, reflet de la nature.
J’ai donc imaginé dans un premier temps, de visionner une cassette présentant les différentes disciplines réalisées avec des chiens (dressage, traîneau, chien d’aveugle, mordant, agility, toilettage…). Puis, j’introduirais le chien en parlant des caractéristiques de la race (chien de chasse, de garde, de troupeau…) avec des notions d’éthologie. Dans un troisième temps, les enfants entreraient en contact avec le chien au travers du toilettage, de la promenade en laisse et du jeu. Le chien pourrait être présent au cours et motiver les enfants à une meilleure attention et participation.
En tant que professeur d’éducation physique, je n’ai pas les enfants toute la journée. Ils auront donc la possibilité de rencontrer les chiens une à deux fois dans la semaine et lors des récréations. Ces moments seront forcément différents puisqu’il y a en récréation une liberté qui ne peut se concevoir en classe.
Je me laisse aussi le temps d’y réfléchir, d’exposer mon projet aux enseignants, parce que je sais qu’il y aura des détracteurs.

Françoise Daoust

Je ne me fie pas sur les yeux pour voir – 2

10/09/2010

Caroline Leroux a développé une perception extrasensorielle dans laquelle la vue n’intervient pas. D’autant plus qu’en consultation, elle est au téléphone et entre en contact par télépathie avec un animal. Aussi, doit-elle fermer les yeux physiques pour ouvrir ceux de l’âme. Il s’agit de « se mettre dans sa peau, c’est ma définition de la télépathie. La Communication Animale s’adresse au monde intérieur, c’est-à-dire aux émotions et à l’univers psychique et intellectuel spécifique à chaque animal. Je travaille beaucoup avec le ressenti, avec les facultés psychiques. Nos ressentis nous amènent à faire des expériences, à en faire l’expérience ». Donc ça s’apprend. Caroline a été formée auprès de Dawn Haymann, dans l‘état de New-York. Depuis 1995, ainsi que son site le mentionne : « Elle est en mesure d’aider à transformer des comportements problématiques, d’identifier des problèmes/douleurs physiques, de transformer la relation humain/animal (souvent à la base des « problèmes »), de communiquer avec un animal décédé ou tout simplement d’exprimer le point de vue et les émotions ressenties par l’animal…».

Caroline et sa chienne Gentle

Caroline et sa chienne Gentle

Mais sa spécialité est très certainement d’enseigner cette technique : la télépathie c’est la transmission d’informations dans laquelle les mots sont une traduction des images et des sensations que les animaux envoient par blocs de transmission. « Nous recevons des mots lorsque l’on communique avec eux parce que nous sommes humains et que c’est notre mode de communication », explique-t-elle. Ce n’est pas de la médiumnité, « La télépathie c’est la communication en temps réel », dit-elle, qui nécessairement fait intervenir l’empathie. La ‘communicatrice animale’ est capable de percevoir l’état émotionnel de l’animal, de comprendre instantanément ce dont il a besoin. En effet, « dans cette communication, si je prends la peine de me mettre au diapason, je vais recevoir parfaitement le message que l’animal veut transmettre. En prenant le temps de se mettre à leur place et voir comment ils vivent, on traitera les animaux avec plus de compassion et d’équité », explique Caroline. Une fois le combiné raccroché, le propriétaire devient responsable de ce que ‘leur chien leur a dit’ par la voix de l’éveilleuse de conscience : « les gens ont un plan de match et voient désormais leur animal de manière différente ».
L’existence de cette faculté bien naturelle de notre cerveau est désormais scientifiquement prouvée, on sait même dans quelles conditions non seulement elle se manifeste mais aussi comment la réveiller, la travailler et la développer.  En revanche ce que la science ne sait pas encore, c’est comment elle fonctionne. Selon Caroline, l’animal et l’humain vibrent sur deux fréquences différentes, deux longueurs d’ondes différentes : il s’agit de se mettre au diapason, de vibrer sur la même fréquence, bref de synthoniser les postes de radio. Et pourquoi pas? « Ne nous trouvons pas plutôt devant la connaissance de faits qui nous échappent mais que les animaux perçoivent au même titre que les ultras ou infrasons? Plus proches que nous de la nature, jouissant d’une personnalité pétrie de sensibilité plus que d’intelligence et que nulle contingence intellectuelle ne vient distraire, ils sont plus à même  que nous de capter ce que, faute de mieux, nous nommerons des ‘ondes’» dit Philippe De Wailly, Le 6e sens des animaux, p. 18.
6e sens des animauxLes animaux n’ont pas les mêmes blocages psychologiques, les mêmes barrières mentales, les mêmes tabous que les humains, alors « C’est plus facile de faire de la télépathie avec eux, ils n’ont rien à cacher, à prouver, c’est l’intention qui fait toute la différence. Là où ça ne va plus c’est que l’humain a des filtres et des préjugés », expose Caroline.  Il y a une histoire des expériences de parapsychologie animale et Caroline Leroux à sa manière en écrit un chapitre au Québec et en France en offrant des cours et des conférences. Et en martelant ce message : Les animaux veulent être entendus et compris dans leur façon de voir les choses, conclut-elle.
Pour aller plus loin

  1. La ferme de Dawn Haymann dans l‘état de New-York: http://www.springfarmcares.org/ac.htm
  2. Le site de Caroline Leroux: http://www.communication-animal.net/
  3. Le site de Jean-Luc Janiszewski, interpète animalier: http://www.parasciences.net/spip.php?article148

La communication animale : les pieds sur terre et l’esprit ouvert – 1

03/09/2010

Ils sont peu nombreux au Québec à pratiquer ce métier pour le moins particulier. Parmi eux Caroline Leroux qui se dit pionnière de la Communication Animale dans la province. Cela fait 11 ans qu’elle renseigne et guide les propriétaires d’animaux de compagnie (chien, chat, cheval…) et est une des rares au monde à donner des consultations, des cours/ateliers et des conférences en français.
C’est Érik Pigani qui en parle dans son dernier ouvrage ‘La communication animale’. Lui, c’est le spécialiste du psi, c’est-à-dire des facultés paranormales de l’esprit humain comme la télépathie, la clairvoyance, la prémonition. Il a pendant plus de 20 ans rencontré « les acteurs principaux de la recherche scientifique en parapsychologie, observé leurs travaux, recueilli des centaines de témoignages et accédé à des dossiers de travaux inconnus du grand public ». (La communication animale, p. 11). Il a participé activement à une vaste enquête française sur le 6e sens des animaux lancée par la revue Psychologies magazine avec le soutien de 30 millions d’amis sur une idée originale de Rupert Sheldrake.
Caroline Leroux entre en connexion avec des animaux. Elle semble s’immiscer dans l’intimité de la relation entre le propriétaire et l’animal; tout près de l’animal, elle entend ce que ce dernier lui dit… en images. La Communication Animale permet donc d’entrer en contact direct avec un animal et d’entretenir un véritable dialogue.
C’est est un domaine de recherche raillé, les tenants de l’orthodoxie se gaussant de la difficile validation de cette communication tout en reconnaissant que la télépathie ça existe et ça ‘marche’ …. entre humains. N’a-t-elle d’ailleurs pas été prouvée scientifiquement, cette télépathie? 6e sens des animauxMais de là à étendre cette capacité inter-espèce, il y a un pas que Caroline Leroux a franchi, elle qui « n’est pas là pour convaincre. Je n’ai pas à prouver mon expérience de vie professionnelle ». Elle a décidé de plaquer un métier conventionnel pour emprunter un chemin déjà fréquenté par certains chercheurs, vétérinaires (cf. Philippe De Wailly, Le 6e sens des animaux) ou Michel Klein.
La Communication Animale est un mouvement relativement récent dans lequel le bon communicateur doit avoir une excellente connaissance de son sujet, une bonne dose d’empathie et une faculté télépathique qui peut s’éveiller quand les conditions psychologiques s’y prêtent. Alors seulement, la communication peut avoir lieu et Caroline peut entrer en contact psi avec l’animal. « Les animaux ne parlent pas mais communiquent beaucoup leurs émotions, leurs sensations… » or, « la télépathie ou communication animale s’adapte toujours à celui qui reçoit, les animaux parlent en images, je reçois en mots car je parle en mots. La télépathie s’adapte au receveur, c’est un langage universel et praticable entre personnes qui ne parlent pas la même langue », avance-t-elle. En parapsychologie scientifique, la télépathie est un ‘phénomène psi’. Ce terme traduction de la lettre grecque Ѱ a été écrit avec un i pour le différencier d’un phénomène psychologique normal. On dit aussi que tout comme la clairvoyance ou la prémonition, la télépathie est un phénomène de perception extrasensorielle c’est-à-dire une perception qui ne passe pas par l’un de nos 5 sens habituels, rappelle Érik Pigani. Croire ou ne pas croire en cette approche, telle n’est pas la question. Il s’agit plutôt d’en regarder les effets positifs, les aspects négatifs, s’abreuver des recherches scientifiques et se faire une opinion.  Peut-on continuer de parler de hasard, de coïncidences voire de confusions d’identité dans ces phénomènes qui existent et qui engendrent le scepticisme des rationalistes scientifiques? Ou ne sommes-nous juste pas capables pour le moment de déterminer la nature véritable des liens qui se lient entre les humains et les animaux?

Pour aller plus loin :

  1. L’institut de métapsychique internationale: http://www.metapsychique.org/
  2. Rupert Sheldrake: http://www.sheldrake.org/homepage.html
  3. Jaytee, le chien, vous fera certainement changer d’avis sur ces phénomènes psi comme la télépathie : http://www.sheldrake.org/Articles&Papers/papers/animals/dog_video.html. Il a été l’objet d’une expérimentation en parapsychologie scientifique.
  4. Le site de Caroline Leroux: http://www.communication-animal.net/
  5. Dean Radin, Ph.D, auteur de La conscience invisible, est l’un des principaux chercheurs de l’Institut des Sciences Noetic depuis 2001.

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