Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


Urgence


19/09/2009 par Sandra

« Les rapports entre les hommes et les animaux devront changer », disait, déjà, Jacques Derrida.
Il y a urgence.
Il y a urgence de trouver de nouvelles voies pour appréhender la relation au chien et un nouveau lexique pour en parler. Il existe une certaine inquiétude contemporaine de la vie de tous les jours à propos des interactions sociales et administratives entre l’humain et le chien.
Il faut prendre au sérieux la forme de lien social que l’humain entretient, de fait, avec les chiens. L’animalité était ce concept qui désignait tout ce que l’humain ne doit pas être. La caninité n’est plus privation de tous les attributs humains.
L’animalité est une ouverture.
Et ce n’est qu’en changeant de discours, donc en changeant l’angle de travail, en changeant de manière de voir, en adoptant un nouveau paradigme qu’il sera peut-être possible de faire avancer la réflexion et l’action concernant ce qu’on nomme la société anthropocanine.

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