Urgence
« Les rapports entre les hommes et les animaux devront changer », disait, déjà, Jacques Derrida.
Il y a urgence.
Il y a urgence de trouver de nouvelles voies pour appréhender la relation au chien et un nouveau lexique pour en parler. Il existe une certaine inquiétude contemporaine de la vie de tous les jours à propos des interactions sociales et administratives entre l’humain et le chien.
Il faut prendre au sérieux la forme de lien social que l’humain entretient, de fait, avec les chiens. L’animalité était ce concept qui désignait tout ce que l’humain ne doit pas être. La caninité n’est plus privation de tous les attributs humains.
L’animalité est une ouverture.
Et ce n’est qu’en changeant de discours, donc en changeant l’angle de travail, en changeant de manière de voir, en adoptant un nouveau paradigme qu’il sera peut-être possible de faire avancer la réflexion et l’action concernant ce qu’on nomme la société anthropocanine.
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