Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


On ne sait pas avec qui on vit!


11/11/2009 par Sandra

Le mal-être animal est le fruit de l’ignorance.Regard chien
Qu’est-ce qu’un chien?
Un chien c’est un chien; il doit obéir, s’asseoir et pas bouger…
Ceci est la description d’un automate mais pas d’un chien familier.
Les cruautés infligées aux chiens, le nombre exponentiel d’abandon et d’euthanasie, les cours de dressage qui étranglent les chiens pour les faire obéir, les législations municipales qui contrôlent les animaux (ne contrôle-t-on pas ce dont on a peur et qu’on ne connaît pas?) et tout le cirque quotidien des élucubrations des propriétaires dans les parcs à chiens et sur les trottoirs, tout ceci et bien d’autres comportements aberrants et dictés par des croyances hallucinantes participent de la violence faite aux chiens.
Or, en tant qu’êtres susceptibles d’éprouver de la douleur, les chiens doivent être protégés de la cruauté intentionnelle ou non intentionnelle, qu’ils aient ou non un rapport de propriété avec quelqu’un.
60% des foyers québécois vivent avec un animal de compagnie sans savoir ce qu’est un animal de compagnie, quelles sont ses réactions, ses besoins, ses comportements, ses gestes d’apaisement, ses compréhensions…. Or, les avancées scientifiques concluent à la sensibilité des animaux, à leurs capacités d’émotions, de représentation, d’innovation…
Un chien est un être conscient. En sa présence, je suis avec un être sensible qui éprouve. Je ne suis pas en interaction avec un être vide, sans vie, que je peux modeler selon mes délires. Je me trouve par conséquent dans un rapport moral. J’ai des droits ET des devoirs vis-à-vis de cet être.
« Cette responsabilité est une modalité éthique: je suis différent si je protège l’animal», dit Dominique Lestel (1). Le chien a une existence qui doit être respectée et qui devrait être respectable. Or on vend un animal comme on vend une tondeuse : t’en as besoin, tu l’achètes, tu t’en sers, quand c’est un peu usagé, tu jettes… L’avantage avec  une tondeuse, c’est qu’au moins, elle vient avec un mode d’emploi!

[1] Lestel. Dominique. L’animal singulier, Seuil, 2004, p.27

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