On ne sait pas avec qui on vit!
Le mal-être animal est le fruit de l’ignorance.
Qu’est-ce qu’un chien?
Un chien c’est un chien; il doit obéir, s’asseoir et pas bouger…
Ceci est la description d’un automate mais pas d’un chien familier.
Les cruautés infligées aux chiens, le nombre exponentiel d’abandon et d’euthanasie, les cours de dressage qui étranglent les chiens pour les faire obéir, les législations municipales qui contrôlent les animaux (ne contrôle-t-on pas ce dont on a peur et qu’on ne connaît pas?) et tout le cirque quotidien des élucubrations des propriétaires dans les parcs à chiens et sur les trottoirs, tout ceci et bien d’autres comportements aberrants et dictés par des croyances hallucinantes participent de la violence faite aux chiens.
Or, en tant qu’êtres susceptibles d’éprouver de la douleur, les chiens doivent être protégés de la cruauté intentionnelle ou non intentionnelle, qu’ils aient ou non un rapport de propriété avec quelqu’un.
60% des foyers québécois vivent avec un animal de compagnie sans savoir ce qu’est un animal de compagnie, quelles sont ses réactions, ses besoins, ses comportements, ses gestes d’apaisement, ses compréhensions…. Or, les avancées scientifiques concluent à la sensibilité des animaux, à leurs capacités d’émotions, de représentation, d’innovation…
Un chien est un être conscient. En sa présence, je suis avec un être sensible qui éprouve. Je ne suis pas en interaction avec un être vide, sans vie, que je peux modeler selon mes délires. Je me trouve par conséquent dans un rapport moral. J’ai des droits ET des devoirs vis-à-vis de cet être.
« Cette responsabilité est une modalité éthique: je suis différent si je protège l’animal», dit Dominique Lestel (1). Le chien a une existence qui doit être respectée et qui devrait être respectable. Or on vend un animal comme on vend une tondeuse : t’en as besoin, tu l’achètes, tu t’en sers, quand c’est un peu usagé, tu jettes… L’avantage avec une tondeuse, c’est qu’au moins, elle vient avec un mode d’emploi!
[1] Lestel. Dominique. L’animal singulier, Seuil, 2004, p.27
Etiquettes: à capacités d’émotions, cruautés infligées aux chiens, Dominique Lestel, douleur, innovation, législations municipales, L’animal singulier, l’ignorance, mal-être animal, représentation, sensibilité des animaux, Seuil, tondeuse, violence faite aux chiens
