Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]


Habiter avec un Autre


03/10/2009 par Sandra

Le chien invite à revoir la maison et la manière dont on en parle. Le chien est resté dans la maison de l’homme. Le chien est resté avec l’homme. Et il y est toujours.
Lieu d’habitation de l’homme, sa demeure est partagée avec une autre espèce, quotidiennement. En ce sens, c’est à une écologie interspécifique que le chien nous interpelle. En effet, l’écologie est « un être-là dans la demeure du monde », dit Marc-Alain Ouaknin, dans ‘Zeugma’ (Seuil, p 446). Le lien qui unit l’homme à son lieu d’être, sa maison, c’est aussi son chien, une espèce différente. Françoise Armengaud propose même d’appeler ‘Complexe de Noé’ cette hantise de faire de sa maison ou de la cité une arche, microcosme affectueux, garantie de salut.
Les murs de cette maison de l’homme retentissent des mots pour le chien, l’homme construit une demeure avec la parole, pour la parole et « seule cette parole peut sauver le monde de son effondrement », soutient Marc-Alain Ouaknin.
Pour paraphraser Hölderlin : c’est en compagnon que l’homme habite dans sa maison.

Etiquettes: , , , , , , ,

Laisser un commentaire


Suivez-moi sur Twitter Suivez-moi sur Facebook Recevez nos billets chaque semaine par courriel