Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Archive pour le mois 12/2009

Earthlings et autres manières de parler du poilu

29/12/2009

Il y a plusieurs manières de parler de l’importance des animaux (des chiens) dans notre existence d’humains.
La méthode EARTHLINGS,  documentaire long-métrage sur la violence absolue, l’injure sans fin, la barbarie totale, la sauvagerie impitoyable, la bestialité souveraine envers la marchandise animale. Earthlings
Peut-être que ce genre d’images insoutenables secoue encore, indigne mais font-elles changer les mentalités? Dans le quotidien, qu’est-ce qui fait qu’un humain ne va pas taper son chien qui soit-disant n’écoute rien? Est-ce que ce genre de documentaire permet de changer les mentalités?
L’autre méthode est longue, certes mais plus porteuse de sens et d’efficacité: dire, dire dire… dire l’importance des chiens dans la vie des humains pour qu’un jour peut-être les humains prennent conscience de leur co-dépendance et donc accordent la place qu’il faut à l’Autre.
Pourquoi c’est important? Ressasser que les chiens vivent aux côtés des humains depuis l’aube de l’humanité, il faut le dire, mais ce n’est pas suffisant. Çà n’a pas d’incidence concrètement visible, tout de suite, maintenant. En fait, aujourd’hui, s’occuper des chiens, c’est porter une attention accrue aux humains derrière la laisse, c’est porter un regard sur l’urbanité et la place que la ville accorde à l’animal, c’est interroger les politiques municipales, c’est repenser l’architecture urbaine certes pour accomoder le chien mais surtout pour rendre viable le cadre de vie de l’humain, c’est prendre soin de la santé des humains. Bref réfléchir et agir pour les chiens c’est s’occuper d’humains humains, ça veut dire d’humains qui ont laissé leur bestialité d’humains au placard de l’histoire pour aborder leur relation au canin avec empathie, compréhension et jeux.
C’est la mission de ce blogue. Nous poursuivrons cette tâche en 2010.

Qu’en disent les autres?

26/12/2009

Au début de ce mois-ci, http://sandraetlechien.com a écrit aux différentes instances et personnes clés de la zoothérapie au Québec pour leur demander jusqu’à quand faudra-t-il faire des recherches et former des gens avant que la zoothérapie passe les barrières de la reconnaissance du monde scientifique et médical et gestionnaire. L’idée faisait suite au post du 6 décembre ‘Une TAC pour me soigner’ mais plus spécifiquement, il était temps de faire un état des lieux de la situation dans la belle province. Est-il seulement possible de penser qu’un jour, on puisse se faire ‘prescrire une zoothérapie’ comme on se fait prescrire dans le bureau du médecin du repos et des pilules?
La Corporation des zoothérapeutes du Québec et Nathalie Saindon D.Sc., Zt., Psyt., Nt. ont répondu. Qu’en pensent les dizaines d’autres intervenants du milieu? N’éprouvent-ils pas le besoin de partager et de promouvoir la zoothérapie, un domaine de recherche et d’expertise qui leur tient à cœur?

Joyeux Noël

24/12/2009

Sale race va! Prise 2

21/12/2009

L’histoire des populations canines nous indique que les chiens ont toujours été en contact les uns avec les autres, brassant leurs patrimoines génétiques de proche en proche. Bien entendu, il y a eu de longues périodes durant lesquelles certaines meutes de chiens étaient séparées les unes des autres, au même titre que les populations humaines – d’Amérique et d’Asie – séparées par le détroit de Béring. Il y a eu isolement mais les chercheurs affirment que cela n’a pas duré suffisamment longtemps pour former des sous-espèces : « les populations canines ont toujours fini par se mêler à nouveau en suivant les tribulations migratoires de l’homme, par exemple lors de l’arrivée des Européens accompagnés de leurs chiens dans le Nouveau Monde » (1). Ce qui veut dire que depuis les origines, les chiens – et le décryptage de son génome pourra certainement nous le démontrer – forment une « métapopulation mondiale, semblable à un vaste système de lacs communiquant par des canaux » (2), et ce brassage interdit que se fixent des types bien distincts.

Attention, cela n’induit pas qu’il n’y ait pas de différences – extérieures – entre les chiens, c’est assez évident : un Chihuahua Chihuahua du site www.freewebs.com/scooter-chihuahua/index.htm ne ressemble pas à un Mastiff, ni dans les comportements. Mais de là à conclure que le Chihuahua ou le Mastiff sont de races pures, c’est-à-dire sans que rien d’autres que des gènes de Chihuahua ou de Mastiff Mastiffles habitent, c’est pas seulement faire une erreur de réflexion et induire en erreur le propriétaire c’est propager une idéologie malsaine.

Mais au fait, pures de quoi?

[1-2]  Guillo, Dominique. Des chiens et des humains. p. 91

Le canicross en harmonie

19/12/2009

Le cani-cross : l’art de courir en harmonie avec son chien
Article sur canicross dans les pages du Courrier du sud

Traitements

17/12/2009

Être propriétaire d’un chien comporte la responsabilité de s’assurer que le chien devienne un bon citoyenLe traitement sans cruauté dépend de la compassion, de la compréhension, des habiletés, de la formation et de l’intégrité du propriétaire du chien, de l’éleveur et de tous ceux qui participent à un aspect des soins et de l’utilisation des chiens.
«Traitement sans cruauté» est une expression qui ne se limite pas au principe de ne pas causer délibérément de tort à l’animal; elle englobe tout. On doit s’assurer que tout élément causant de la douleur, de la détresse et de l’inconfort ainsi que les facteurs engendrant l’anxiété et la souffrance sont éliminés de  l’environnement dans lequel les chiens sont hébergés, accouplés et élevés.Le propriétaire est légalement et moralement responsable du bien-être de son chien

Un pas de danse à 6 pattes

14/12/2009

Un chien heureux est un chien qui peut compléter tous ses besoins et être en relation intra et interspécifique. Il y a un sport qui gagne en notoriété et en rythme et qui ravit particulièrement les chiens : l’obé-rythmée (ou obéissance rythmée), ou frestyle (traduction américaine) ou encore heelwork to music (traduction britanique). Bref c’est danser avec son chien, en fait c’est un peu plus que çà car ce sport allie l’obéissance et la danse. Il y a du talent dans ce milieu, la plus grande danseuse poilue est Rookie, golden retriever de Carolyn Scott qui a fait beaucoup pour populariser cette discipline. D’ailleurs, elle lui a même donné un nom : Musical Dog Sport Association.
C’est magnifique une telle connivence et c’est à la portée de celles et ceux qui veulent partager avec leur chien une activité sociale, joyeuse et convivale.

TAC ou zoothérapie ?

13/12/2009

La thérapie assistée par la chien et la zoothérapie sont deux approches globales de la santé misant sur les liens ancestraux existant entre l’homme et le chien. Le chien bien ancré dans les mémoires affectives et sociales constitue un outil thérapeutique puissant s’il est utilisé adéquatement. Voici deux définitions de la zoothérapie et de la TAC. Les écoles établissant une différence entre les deux appellations. Pourtant dans les faits….

Institut français de zoothérapie
« La zoothérapie est une médiation qui se pratique professionnellement en individuel ou en petit groupe de deux ou trois personnes maximum, à l’aide d’un animal familier, consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel appelé ‘zoothérapeute’ dans l’environnement immédiat de personnes chez qui l’on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif ».
Miser sur le lien homme-chien

Zoothérapie Québec 
«La thérapie assistée par l’animal est une activité qui s’exerce sous forme individuelle ou de groupe à l’aide d’un animal familier, soigneusement sélectionné et entraîné, introduit par un intervenant qualifié dans l’environnement immédiat d’une personne chez qui l’on cherche à susciter des réactions visant à maintenir ou à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. Les activités de zoothérapie sont réalisées par des intervenants qui possèdent une formation dans un domaine des sciences humaines, de la santé ou de l’éducation. Les bénéficiaires sont autant des enfants, des adolescents, des adultes que des personnes âgées. Ces personnes sont aux prises avec des problèmes d’apprentissage, de santé mentale et de déficience intellectuelle, des troubles du comportement, des déficits cognitifs, des retards du développement, des maladies dégénératives et des handicaps physiques. La plupart expriment peu ou pas leur besoins. Elles sont isolées sur le plan social et familial, ont souvent des problèmes ou des handicaps multiples et souffrent émotionnellement et psychologiquement. On les retrouve dans des écoles spécialisées, des centres hospitaliers et de soins de longue durée, des hôpitaux psychiatriques, des centres de réadaptation et des ateliers de travail ».

Ils éprouvent de la douleur, une loi aurait pu les protéger 2

10/12/2009

Le post du 30 novembre dernier (http://sandraetlechien.com/2009/ils-eprouvent-de-la-douleur-une-loi-les-protege) nous l’indiquait: le projet de loi C-15B, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, est mort au feuilleton lors de la prorogation du Parlement le 16 septembre 2002.

Toutefois, le Service de renseignements de la Bibliothèque du Parlement nous indique:

Un projet de loi PEUT ÊTRE RÉINTRODUIT dans un Parlement subséquent. Cela s’est fait dans la 37ème législature, 2ème session avec l’introduction de trois projets de loi similaires soit le projet de loi C-10, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, le projet de loi C-10A, Loi modifiant le Code criminel (armes à feu) et la Loi sur les armes à feu, et le projet de loi C-10B, Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux). Seulement le projet de loi C-10A a reçu la sanction royale.

Quel député va reprendre ce flambeau?

Vous pouvez accéder à l’information sur les projets de loi déposés au Parlement depuis 2001 à partir du site web du Parlement du Canada au http://www.parl.gc.ca. / Projets de loi (menu principal) / Legisinfo (menu à gauche) / inscrivez votre requête (C-15) /Trouvez le projet de loi /Soumettre/ Sélectionnez le projet de loi C-15B de la 37ème législature, 1ère session/ Accéderez ainsi à l’information disponible.

Message de la corporation des zoothérapeutes du Québec

08/12/2009

Josée Brunelle, Présidente et zoothérapeute, Corporation des zoothérapeutes du Québec a répondu à notre interrogation : « à quand les prescriptions de zoothérapie »

Nous aimerions que ce soit déjà effectif, mais la réalité est tout autre.  Beaucoup de choses restent à faire. Il faut encore démystifier la profession et ce même entre zoothérapeutes.
La corporation travaille à faire connaître et reconnaître la profession. Nous avançons un peu à chaque années et nous sommes confiant qu’un jour la zoothérapie sera reconnue à sa juste valeur.  La zoothérapie est jeune au Québec et il y a beaucoup de dossiers à travailler. Tout cela  sans oublier nos membres, qui ont besoin d’aide et de soutien. 
Ce qui se fait ailleurs dans le monde et la place qu’occupe la zoothérapie  est inspirant et motivant pour nous. 
Un jour nous serons grand et reconnu.


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