Archive pour le mois 09/2009
24/09/2009
Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. La manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville.
L’évolution des modes de vie sur les 50 dernières années a modifié le rapport que nous entretenons à l’animal. Il est urgent de concevoir le vivant autre qu’humain comme un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales.
Le statut de l’animal familier ne cesse d’évoluer, mais cela ne va pas toujours naturellement de soi et n’est pas reflété dans les textes administratifs. Ainsi, le règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil indique : « Constitue une nuisance le fait qu’un chien se trouve dans une place publique, un parc, un terrain de jeux, une piste cyclable sauf pour la traverser, un marché public, un espace de verdure, sur le terrain d’une école, dans un édifice public, une bibliothèque, une piscine, un aréna, un centre hospitalier, un édifice gouvernemental ou municipal ou tout autre endroit du même genre ».
Où peut-il être alors?
Forcer les propriétaires de chiens à tenir leur bête en laisse sur ses trottoirs et dans ses parcs ne répond pas aux besoins du chien et de son maître. En effet, un chien a besoin de courir. Le monde canin et l’Académie de médecine vétérinaire du Québec s’accordent pour dire que les chiens doivent être bien dans leur tête et bien dans leurs pattes pour pouvoir cohabiter harmonieusement et pour assumer leurs nouveaux rôles. Ils doivent courir et socialiser. Leurs maitres doivent les sortir et socialiser. AnimaQuébec indique que chaque jour les chiens doivent faire des exercices adaptés à leur état physiologique et doivent pouvoir faire au moins 30 minutes d’exercices en dehors de leur enclos. Pour voir le règlement de la ville de Longueuil suivi par au moins la vaste majorité des propriétaires de chiens, elle doit leur offrir un terrain d’exercice à proximité de leur domicile. Sinon, la plupart des propriétaires prendront le risque de laisser leur chien en liberté dans un parc, où il peut s’ébattre à son gré. Ainsi, le règlement de la ville de Longueuil expose les propriétaires de chiens aux amendes.
Actuellement, la Ville de Longueuil formée des arrondissements de Greenfield Park, Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil et qui compte 389 938 habitants met à la disposition des citoyens trois aires d’exercices pour chiens, identifiées par signalisation, où la laisse n’est pas obligatoire. Et, à condition que le chien soit gardé en laisse, sont également accessibles le jardin du métro, l’espace de verdure en front du chemin Du Tremblay et le Parc de la Cité. Or ces espaces sont non accessibles à 80 691 résidents extérieurs aux villes de Longueuil et Saint-Hubert.
C’est pourquoi il est important de faciliter la relation au vivant, c’est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public» [1].
[1] La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008
Tags: Académie de médecine vétérinaire du Québec, amendes, AMVQ, animal, animal familier, AnimaQuébec, aréna, attentes du citoyen, besoins du chien et du maître, bibliothèque, centre hospitalier, chats, chiens, cité, cohabiter harmonieusement, concevoir le vivant, constitue une nuisance, courir, domicile, école, édifice gouvernemental ou municipal, édifice public, enclos, espace de verdure, état physiologique, évolution, exercices adaptés, faune autochtone, gestion, humanité de l‘espace public, l’animal fait société, marché public, modes de vie, monde canin, nouveaux rôles, oiseaux, parc, permanence, piscine, piste cyclable, place publique, Politique, présence de l’animal, propriétaires de chiens, qualité de vie en milieu urbain, règlement de la ville de Longueuil, relation au vivant, rétablissement de passerelles sociales, rongeurs, statut, terrain, terrain d'exercice à proximité, terrain de jeux, textes administratifs, trottoirs, vie urbaine, ville de Longueuil
Publié dans
Le chien social | Aucun commentaire »
23/09/2009
Chien le gardien, chien le compère fidèle, chien le sacrifié, chien le suiveux ….
Le conte est un merveilleux producteur de pensées issu de l’inconscient collectif. Et la place qu’occupe le chien est symptomatique du compagnonnage de ce dernier aux côtés des humains. Souvent, il nous montre comment fonctionne la ténacité psychique et physique ; en ce sens les chiens sont les magiciens de l’univers du conte. En contant aux enfants et aux grands, nous créons ce que Freud appelait des souvenirs écrans, parfois à un tel point que « chez quelques personnes, le souvenir de leurs contes préférés a pris la place de leurs propres souvenirs d’enfance. Ils ont élevé les contes au rang du souvenir écran »[1].
Et que retiennent-ils nos enfants et nos grands ? Que les chiens sont des alliés discrets mais toujours présents, qu’on peut ‘conter’ sur eux et compter sur leur aide inestimable, par leur simple présence, ils transforment les grincheux et créent des liens entre les êtres. Ainsi dans le ‘Petit Chaperon Rouge’, le chien ‘Fidèle’ dévore le loup. Dans ‘Jeannot et Margot’, la femme réveille très tôt la fille Margot et le garçon Jeannot. Elle attache la chienne Finette qui voulait les suivre; car Finette les avait déjà sauvés. Un conte traditionnel sibérien se termine par cet aveu du chien : L’homme est bon. C’est l’ami que je cherchais.
Tous les contes ne se terminent pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes canins. Parce qu’il représente celui qui aime du fond du cœur, il arrive dans la finale du conte ‘Le loup et le chien’ que le chien confie : ‘On a bien raison de dire : de bien faire, le mal arrive’.
N’en apporte-t-il pas pour autant la lumière?
[1] Lafforgue, Pierre. 2002.
Petit Poucet deviendra grand, soigner avec le conte. Paris : Petite Bibliothèque Payot, p. 9
Tags: compagnonnage, contes, Freud, inconscient collectif, magiciens, souvenirs écrans, ténacité, ‘Jeannot et Margot’, ‘Le loup et le chien’, ‘Petit Chaperon Rouge’
Publié dans
Le chien mythique | Aucun commentaire »
22/09/2009
Le lien homme-chien est un authentique lien social. « Mon but est de montrer combien certains partis pris – l’opposition entre nature et culture, le fossé infranchissable tracé entre l’homme et l’animal, l’idée selon laquelle le lien social ne peut impliquer que des humains – reposent sur des justifications fragiles et masquent notre regard à un univers foisonnant de phénomènes instructifs, non seulement pour comprendre l’animal et le lien qui nous unit à lui, mais également l’être humain et sa sociabilité »[1].
L’idée d’un lien social humain-chien est bien plus qu’une théorie particulière qu’un point de vue qui peut s’ajuster à nombreuses théories.
Même si l’anthropologie a ainsi été conduite à emprunter des théories, des concepts et des méthodes à des disciplines comme la biologie, la sociologie, l’histoire, les sciences de l’environnement, la linguistique, la sémiologie et plus largement aux humanités, emprunts qu’elle a intégrés dans des proportions variables et selon des scénarios diversifiés (Bibeau, 2001), il serait temps que l’animal s’évade enfin « des enclos disciplinaires où il était parqué pour venir imposer sa présence muette dans des espaces théoriques à l’intérieur desquels il n’était qu’exceptionnellement convié »[2].
[1] Guillo, Dominique,
Des chiens et des humains. Le Pommier, p. 299
[2] Lenclud, G. Et si un lion pouvait parler. Terrain, 34 [http://terrain.revues.org/document934.html. Consulté le 8 février 2007]
Tags: anthropologie, biologie, comprendre l’animal, enclos disciplinaires, fossé infranchissable tracé entre l’homme et l’animal, histoire, humanités, Invitation, justifications fragiles, lien homme-chien, lien social, lien social humain-chien, linguistique, opposition entre nature et culture, partis pris, phénomènes instructifs, sciences de l’environnement, sémiologie, sociabilité, sociologie, théorie particulière, ‘Des chiens et des humains’, ‘Et si un lion pouvait parler’, ‘Guillo, ‘Lenclud
Publié dans
Le chien et l’université | Aucun commentaire »
21/09/2009

Les médecins acceptent-ils le champ des relations thérapeutiques chien-homme comme un espace de recherche d’une quelconque légitimité scientifique ? Quels seraient les acquis de santé qui les satisferaient ? Est-ce parce qu’on n’en comprend pas tous les mécanismes que cette approche est dite alternative ? Cette approche est-elle alternative? Existe-il une difficulté méthodologique à reconnaître les effets directs qu’ont les chiens de thérapie assistée par le chien (TAC) auprès des publics cibles ? Existe-t-il un scepticisme du milieu médical envers la TAC ? La TAC chevauche plusieurs champs d’expertise (psychologie, éthologie, étiologie, pédiatrie, gérontologie…), est-ce un handicap pour une reconnaissance ? Si le chien est un témoin de vie, pourquoi la TAC n’est-elle pas systématisée à l’ensemble du réseau de la santé comme approche thérapeutique ? La pluridisciplinarité et les pré-requis aux interventions sont strictement encadrés dans des articles de loi (Article 102, L.R.Q, Chapitre S-4.2 « Le plan d’intervention doit assurer la coordination des services dispensés à l’usager par les divers intervenants concernés dans l’établissement »), sont-ce des entraves au développement de la TAC ?
Malgré les effets dûment documentés de la thérapie assistée par le chien (TAC), le monde médical semble réticent à reconnaître cette approche comme thérapeutique. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour aboutir à un changement systémique dans les politiques et à une transformation des attitudes chez les spécialistes de la santé.
Actuellement, les interventions en TAC semblent davantage l’objet d’une décision d’un chef d’unité qui ‘croit’ aux bienfaits des animaux auprès de ses patients que d’une approche définitivement pluridisciplinaire avec reconnaissance dans la littérature médicale. Le monde médical ne semble voir dans les chiens TAC que des animaux familiers qui sont « bons pour les patients » qui peuvent améliorer leur bien-être mais de là à leur attribuer un rôle complémentaire dans le traitement, le passage semble systémiquement infranchissable. Or, il y a une différence entre les bienfaits reconnus de la présence animale dans la vie de tous les jours pour la santé humaine et l’intervention ciblée dans un but thérapeutique d’animaux spécifiquement dressés et accompagnés d’intervenants professionnels.
C’est toute la représentation de l’animal co-thérapeute qu’il s’agit de faire évoluer dans l’esprit médical.
Tags: animal co-thérapeute, approche alternative, approche globale et multidisciplinaire, approche thérapeutique, chef d’unité, chien-homme, Diagnostic, ensemble du réseau de la santé, esprit médical, establishment médical, établissement, éthologie, étiologie, légitimité scientifique, littérature médicale, médecins, plan d’intervention, pluridisciplinarité, potentiels thérapeutiques, pronostic, psychologie, recherche, relations thérapeutiques, santé, soins, spécialistes de la santé, témoin de vie, traitement, traitement des maladies
Publié dans
Thérapie assistée par le chien | Aucun commentaire »
19/09/2009
« Les rapports entre les hommes et les animaux devront changer », disait, déjà, Jacques Derrida.
Il y a urgence.
Il y a urgence de trouver de nouvelles voies pour appréhender la relation au chien et un nouveau lexique pour en parler. Il existe une certaine inquiétude contemporaine de la vie de tous les jours à propos des interactions sociales et administratives entre l’humain et le chien.
Il faut prendre au sérieux la forme de lien social que l’humain entretient, de fait, avec les chiens. L’animalité était ce concept qui désignait tout ce que l’humain ne doit pas être. La caninité n’est plus privation de tous les attributs humains.
L’animalité est une ouverture.
Et ce n’est qu’en changeant de discours, donc en changeant l’angle de travail, en changeant de manière de voir, en adoptant un nouveau paradigme qu’il sera peut-être possible de faire avancer la réflexion et l’action concernant ce qu’on nomme la société anthropocanine.
Tags: animaux de compagnie, inquiétude, lien social, nouveau paradigme, rapport homme-animal, réflexion interspécifique, urgence, vie dans la société
Publié dans
Le chien social | Aucun commentaire »
16/09/2009
La pratique clinique en santé est fondée sur les données probantes («Evidence-Based Practice») qui consistent à exercer son travail de professionnel de la santé en intégrant les meilleures preuves scientifiques à l’expertise clinique et aux valeurs du patient.
Or, il y a « peu de recherches s’attardant à l’analyse des effets de l’interaction patient/animal »[1] bien qu’il y ait plusieurs types de présences animales en institutions et aussi plusieurs types d’institutions d’accueil.
Il y a le patient résidant dans un établissement pour personnes retraitées qui a reçu l’autorisation de garder son animal personnel. Il y a le chien résidant ou ‘mascotte’ dans un foyer de personnes retraitées autonomes ou en perte d’autonomie, voire en CHSLD, là tout le monde (personnel y compris) donc personne n’en est le maître et le chien n’a plus de repères. Et puis, il y a le chien visiteur qui n’habite pas sur place mais qui ‘visite’ les clients/patients selon une charte très stricte. « Du fait des horaires appliqués, du caractère strict et formel de sa prestation, c’est la formule rêvée pour les personnes à mobilité réduite, qui ont besoin d’un réconfort ou d’une distraction mais ne peuvent s’occuper d’un animal »[2]. La présence d’un chien dans un service de gérontologie ou de pédiatrie « s’inscrit dans un projet de soins et de vie pour les personnes âgées ou les enfants, mais il s’accompagne obligatoirement d’un code de bonne conduite pour éviter tout problème d’hygiène et de sécurité que sa présence serait susceptible d’introduire »[3], explique Mme Catherine Barthalot.
La thérapie assistée par le chien (TAC) est une méthode qui favorise les liens naturels et bienfaisants entre les humains et les animaux, à des fins préventives, thérapeutiques ou récréatives. En ce sens, la TAC s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire d’intervention. Comme approche globale de la santé, la thérapie assistée par le chien permet d’interagir et d’offrir aide et soutien à des personnes âgées, des enfants, adolescents, détenus, personnes présentant des handicaps intellectuels et physiques, etc. Elle s’est montrée très efficace pour différents problèmes concernant : les rapports avec autrui, l’éducation, les troubles de la personnalité, l’attention et la concentration, la dépréciation de soi, la dépression, la délinquance, la violence, la solitude et l’isolement[4]. Plusieurs bénéfices découlent du contact affectif entre le chien et l’aîné en perte d’autonomie ou l’enfant hospitalisé, comme celui de stimuler les repères dans le temps, dans l’espace (par le biais des jeux et des ballades en laisse…), de travailler la dimension motrice, de favoriser les effets sur l’attention, la mémoire, la prononciation….
Pourtant, « il y a peu de documentation sur le sujet et lorsqu’il y en a, il s’agit souvent d’initiatives sectorielles qui ne sont pas véritablement regroupées dans une perspective globale »[5], c’est pourquoi la TAC reste cantonnée à une pratique complémentaire qui doit se battre pour faire la démonstration de son efficacité et de sa validité.
[1] Bernatchez A. « Les bienfaits de la thérapie assistée par l’animal auprès d’une population de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer », Animots, Montréal
[2] Vuillemont J.L, « L’animal en institution », Soins gérontologie, 2000 ; 23 : 3-15
[3] Barthalot C. « Mise au point : Animation thérapeutique et thérapie facilitée par l’animal » Soins gérontologie, 2001, no30, pp. 41-44
[4] Bernatchez A. « Les bienfaits de la thérapie assistée par l’animal auprès d’une population de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer », Animots, Montréal
[5] Zoothérapie Québec. http :www.zootherapiequebec.ca
Tags: attention, chien résidant ou ‘mascotte’, chien visiteur, CHSLD, concentration, délinquance, démarche pluridisciplinaire d’intervention, dépréciation de soi, dépression, éducation, evidence-Based Practice, interaction patient/animal, isolement, personnes retraitées, pratique clinique en santé, pratique complémentaire, présence d’un chien dans un service de gérontologie ou de pédiatrie, présences animales en institutions, preuves scientifiques, projet de soins, rapports avec autrui, solitude, Thérapie assistée par le chien, troubles de la personnalité, violence
Publié dans
Thérapie assistée par le chien | Aucun commentaire »
15/09/2009

La législation actuelle mondiale sur les chiens jugés dangereux reflète le traitement de la question canine plus largement: on veut contrôler ce qu’on ne peut/veut canaliser (référons-nous aux règlements municipaux qui veulent contrôler les animaux de compagnie considérés comme des nuisances) ou ce dont on ne sait pas quoi faire (les règlements de la Sepaq en sont un exemple).
En fait, l’agression canine est loin d’être un phénomène simple qui se réduirait à ‘un chien me saute dessus’. C’est bien plus complexe et ça induit une interaction entre plusieurs acteurs: le chien, l’humain et la relation entre les deux espèces. En plus, il y a différents types d’agressions qui ont toutes différentes significations pour le chien mais une seule pour l’humain: ‘un chien me saute dessus’. Il y a plusieurs types de morsures dans la tête d’un chien qui n’obéissent pas à la même logique ni aux mêmes mobiles. Il s’agirait comme humain d’en saisir les sources et les significations. Donc d’apprendre le langage corporel et comportemental du chien….. et du maître.
Il n’y a pas de réponse simple comme la législation semble vouloir nous le faire croire à la question des chiens dits dangereux. Des chiens naturellement dangereux ça existe, des races génétiquement dangereuses ça existe aussi, des types de dressage déclenchant l’agressivité du chien et le rendant ‘plus méchant’, ça existe aussi.
Malheureusement on tire trop vite des conclusions comme pour régler un problème de société (car ça en est un) sans se poser de questions plus globales sur la relation homme-chien. Car, certains types de chiens ne se retrouveront pas dans certaines classes sociales et n’y trouveront pas les mêmes usages. C’est une donnée sociologique importante quand on regarde les cas d’agressions canin-humain.
Dans les années 1990, les pitbulls et les rottweilers représentaient la moitié des chiens ayant occasionné des blessures mortelles aux USA, suivis de près par les malamutes, les huskies et …. oui, les danois et les saint-bernard. Mais si on regarde plus largement les statistiques en ce qui concerne les comportements dits agressifs, on retrouve : bull terrier, berger allemand, chiens de troupeau, terrier, labrador, caniche, cocker spaniel, rottweiler[1].
Des chiens peuvent être plus dangereux que d’autres tout en étant moins agressifs!
Tous ces chiffres dépendent aussi de la manière dont l’humain interprète ce que c’est que pour lui une agression, et dans ce registre là, les appréciations sont fort divergentes d’une culture à l’autre, d’un vétérinaire à l’autre. Bref, la compilation de ces chiffres récoltés est sujette à variation.
Aussi, gardons-nous bien de généraliser tout en regardant globalement cette question mordante qui mérite un traitement qui a du chien!
[1] Budiansky, Stephen.
The truth about dog, Londres
Tags: animaux de compagnie, berger allemand, bull terrier, caniche, chiens dangereux, chiens de troupeau, cocker spaniel, contrôler, huskies, l'agression canine, labrador, malamutes, morsures, pitbulls et rottweilers, plus méchant, races génétiquement dangereuses, rottweiler, terrier
Publié dans
Histoires de chien | 2 commentaires »
13/09/2009
Tout le monde a entendu parler du chien de Pavlov mais personne n’a rien retenu.
Non le chien de Pavlov ne salivait pas comme une bête parce qu’une cloche se mettait à sonner dans le laboratoire. Certes, çà arrangeait les behavioristes purs de dur – une espèce en voie d’extinction, fort heureusement – qui pensaient tout pouvoir contrôler de leur environnement même et surtout l’interaction avec le chien. Le chien de Pavlov, c’est le serpent de mer des recherches scientifiques et désormais la sauce facile qu’on badigeonne partout sous couvert de se donner un cautionnement moral réfléchi. Quand on veut parler de réflexe conditionné et de renforcement positif, on en appelle au physiologiste russe, çà fait sérieux. Pour preuve, le récent article intitulé ‘Clicker Training, beaucoup plus qu’une petite boîte plastique’ paru cet été dans la revue Passionnément Chien.
Pour la petite histoire, Ivan Pavlov est un savant russe du début XXe siècle qui travaillait sur les processus de salivation chez le chien. Il avait remarqué que le chien salivait quand on lui présentait à manger (étonnant non?) de là il étudia les réactions salivaires du chien à différents signaux (cloche, lumière…). Il s’est aperçu que lorsque l’opération était reproduite souvent (par ex : sonner la cloche), le chien se mettait par avance à saliver. D’où la conclusion infaillible à laquelle il est parvenu : apprenez au chien à saliver sur un air de clochette, reprenez plusieurs fois l‘expérience, vous obtenez un stimulus conditionné : le chien salive en entendant la cloche. C’est du renforcement, le chien est une machine, il réagit sur mesure aux commandes du scientifique en blouse blanche. Désormais, il sera facile de ‘dresser’ un chien : conditionnez-le.
Or voilà, çà a tout l’air scientifique cette histoire-là, çà veut dire vrai, authentique, irréfutable : une expérience reproduite de nombreuses fois donnant les mêmes résultats, avec tout le setting d’objectivité qu’un laboratoire peut donner, les instruments techniques de mesure, des chercheurs impartiaux.
Or voilà, « Il y a toujours une idéologie scientifique avant une science dans le champ où la science viendra s’instituer; il y a toujours une science avant une idéologie, dans le champ latéral que cette idéologie vise obliquement » [1]. Ce n’est surtout pas parce que c’est scientifique que c’est « bien fondé, bien documenté, avéré »[2].
Ces expériences ont omis une donnée essentielle : le chercheur n’est pas un être insensible, sorti d’un monde a-sensoriel : le chercheur a bien malgré lui développé une relation avec le chien, le chien a évidemment – et en dépit de l’espace restreint qui était le sien – développé une relation avec ‘son’ chercheur. Ca veut dire quoi ? Les conclusions auxquelles est parvenu Pavlov ne sont pas complètes car le savant russe a oublié l’essentiel : le chien est un être social pour qui la force du lien avec l’humain prime avant tout.
Donc en entendant la cloche, le chien salivait de revoir ‘son humain’.
[1] Georges Canguilhem, « Qu’est-ce qu’une idéologie scientifique ? », in
Idéologie et rationalité dans l’histoire des sciences de la vie, Vrin, Paris,1993, p 33.
[2] Hacking, Ian. Huit impératifs des sciences de l’homme aujourd’hui. Cours au Collège de France, 2004-2005
Tags: behavioristes, chercheur, cloche, Conditionnement, contrôler, espèce, être social, extinction, force du lien, idéologie scientifique, instruments techniques de mesure, laboratoire, l’interaction avec le chien, Passionnément Chien, Pavlov, physiologiste russe, réflexe conditionné, renforcement positif, salivation, stimulus conditionné, training
Publié dans
Le chien acculturé | 1 commentaire »
12/09/2009
Par trois fois, depuis 2005, l’Arrondissement de Greenfield Park prive ses citoyens d’un service communautaire de proximité.
Le président de l’Arrondissement, M. Bernard Constantini, et son administration ne semblent pas en mesure d’apporter des arguments concrets et plausibles quant à leur décision de refuser la création d’une aire d’exercices pour chiens dans le parc Pierre-Laporte. Il semblerait que le parc ne remplisse pas la majorité des critères d’aménagement d’un parc canin, ni d’ailleurs aucun autre parc ou site sur le territoire de l’Arrondissement. Toutefois, au cours d’une réunion publique tenue au printemps 2009, les autorités n’ont pu donner aux citoyens propriétaires de chiens de Greenfield Park d’autres motifs que ceux ressassés depuis plusieurs années. Points par points, les citoyens ont pourtant fait la démonstration que cette décision ne tenait pas la route des bonnes pratiques en matière de parc canin au Québec. Face aux contre-arguments avancés par les citoyens, l’Arrondissement a campé sur ses positions et une fois à court d’arguments, a répété inlassablement et de manière catégorique qu’il n’y aurait pas de parc à chiens dans le parc Pierre-Laporte. C’était l’aveu manifeste d’un jugement unilatéral et d’une approche traditionnelle très peu favorable à la vie citadine avec les chiens.
Actuellement, l’offre de l’agglomération de Longueuil en matière d’aires d’exercice pour chiens est très limitée, sinon inexistante. Dans son Règlement sur le contrôle des animaux/ CO-2008-523, la Ville de Longueuil met à la disposition des citoyens de l’arrondissement du Vieux-Longueuil des aires d’exercices pour chiens, identifiées par signalisation, où la laisse n’est pas obligatoire. Toutefois, ces aires d’exercices sont inaccessibles physiquement aux citoyens de l’arrondissement Greenfield Park. Avant l’implantation de ce règlement, les propriétaires de chiens fréquentaient le parc Pierre-Laporte en toute liberté leur animal de compagnie. Depuis la mise en application de ce règlement municipal, dans lequel les animaux de compagnie sont considérés comme des nuisances et qui restreint très sérieusement les possibilités de déplacements can-humains sur le territoire, rien ne va plus entre l’Arrondissement et ses citoyens amis des chiens.

Les citoyens sont convaincus que l’ajout de ce nouveau service communautaire est à la fois réaliste, respectueux de l’environnement et compatible avec les autres usages du parc Pierre-Laporte. D’ailleurs, dans la plupart des régions administratives du Québec, les aire d’exercice pour chiens sont situées dans des parcs hautement achalandés (activités sportives, scolaires, etc.), à proximité des maisons d’habitation et sont de grandeur très variables. L’Arrondissement a été témoin d’histoires poignantes de la part de ses citoyens, car un chien est un compagnon de vie. Mais l’Arrondissement a montré aucun intérêt à entreprendre la réflexion en profondeur qui s’imposait.
Tags: activités sportives, administration, agglomération de Longueuil, aire d’exercices pour chiens, aménagement d’un parc canin, animaux de compagnie, Arrondissement, autorités, bonnes pratiques, citoyens, citoyens propriétaires de chiens, CO-2008-523, compagnon de vie, déplacements can-humains, Greenfield Park, histoires poignantes, laisse, maisons d’habitation, nuisances, parc canin, parc Pierre-Laporte, parcs hautement achalandés, président de l’Arrondissement, printemps, Québec, régions administratives du Québec, Règlement sur le contrôle des animaux, respect de l’environnement, réunion publique, scolaires, service, service communautaire de proximité, signalisation, territoire de l’Arrondissement, vie citadine avec les chiens, Vieux-Longueuil
Publié dans
Le chien social | Aucun commentaire »