13/03/2010 par Sandra
La thérapie assistée par le chien rencontre des difficultés similaires à toutes nouvelles pratiques médicales et alternatives qui cherchent à se faire connaître et reconnaître au Québec. On a recours aux animaux dans les espaces de santé, mais « When positive effects are reported, weaknesses in the methodologies used to obtain them raise doubts concerning their validity. Additionally, some of the more promising clinical observations that recur consistently throughout the AAI literature— e.g., the ability of animals to expedite the rapport-building process, enhance engagement, and facilitate retention in treatment—have not been investigated empirically »[1].
Les ‘evidence based medecine’ ne sont jamais suffisamment évidentes dans les études faites sur la thérapie assistée par le chien, car la société anthropocanine est rejetée stricto sensu. « L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe. Mais c’est aussi la poésie (…). Je ne sais de quoi de doux, de secret et de douloureux prolonge dans ces ténèbres animales l’intimité de la lueur qui veille en nous »[2]. Plus fondamentalement le lien immémorial avec l’animal – le chien en l’occurrence – n’est pas considéré comme thérapeutique par le corps médical, car « la condition de l’existence d’un lien social n’est pas l’identité des acteurs, mais l’ajustement mutuel de leurs conduites et de leurs attentes»[3].
Ainsi on peut dire qu’il existe une culture propre aux chiens et aux humains en situation de soins – deux sociétés distinctes – dans un triplet de personnalités : l’une pour les chiens, l’autre pour les patients et enfin le dernier pour le corps médical. Le corps médical lorsque préparé et peut-être en désespoir de cause (les programmes de zoothérapie dûment implantés en centre hospitalier le sont, par exemple, dans des services de pédo-oncologie) s’ajuste à la triangulation entre; animal avec ses caractéristiques et son caractère, le patient avec son histoire et le zoothérapeute avec ses connaissances qui travaille en parfaite multidisciplinarité avec les équipes professionnelles médicales : psychiatre, infirmières, préposées aux bénéficiaires…
[1] Kruger. K, Trachtenberg. S et Serpell. J. Can animal help human heal ? Animal assisted interventions in adolescent mental health. Center for the interaction of animals and society. University of Pensylvania School of Veterinary Medecine, july 2004
[2] Bataille, Georges, Théorie de la religion, Idées/Gallimard, 1948, p. 52-53
[3] Guillo, Dominique, Des chiens et des humains. Le Pommier, p. 289
‘evidence based medecine’, société anthropocanine, triangulation, pédo-oncologie
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_fond%C3%A9e_sur_les_faits
[1] Bataille, Georges,
Théorie de la religion, Idées/Gallimard, 1948, p. 52-53
[2] Guillo, Dominique, Des chiens et des humains. Le Pommier, p. 289
Mots-clé : Bataille, Dominique, Georges, Guillo, Kruger, pédo-oncologie, Serpell, société anthropocanine, Trachtenberg, triangulation, ‘evidence based medecine’
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10/03/2010 par Sandra
Les 50 dernières années ont vu fleurir nombre d’études mesurant – prééminence des méthodes quantitatives – les effets de la thérapie assistée par l’animal. Dans l’histoire de la recherche sur les interactions avec l’animal à but thérapeutique et/ou éducatif, très peu d’études échappent au travail de codage, comptage, analyse multi variée, définition de corrélations, de liens significatifs. Pourquoi? Les enjeux en étaient de généralisation. Car les scientifiques des années 1960 et plus se méfiaient – à juste titre – de l’engouement populaire et médiatique autour de la zoothérapie et surtout ils voulaient éviter que ce soit l’inclinaison de tel médecin pour les animaux qui favorise la mise en place de projets thérapeutiques. Donc les recherches ont tourné autour de ‘l’animal peut-il être thérapeutique?’ avec une hypothèse à tester et un modèle de recherche défini. Les scientifiques tels que Alan Beck et Aaron H. Katcher en sont les plus grands protagonistes, eux qui trouvent que «les travaux inspirateurs de Levinson et des Corsons s’appuient sur des observations assez simples non issues de protocoles expérimentaux ». Ainsi, les deux chercheurs – et dans leur lignée plusieurs centaines d’autres – ont visé la constitution d’un champ scientifique autonome. Au fil des ans, on a mesuré, on a décrit sans s’enflammer des résultats, on a pesé, on a observé les signes (aspect grandement documenté) pour constater que la TAC avait des effets indirects mais des effets quand même sur la santé humaine.
Or, pour Dr Joël Dehasse, Vétérinaire comportementaliste diplômé, les preuves scientifiques ne sont pas suffisantes et ne s’accumulent pas. Le spécialiste européen (D-ECVBM-ca) dit :
Actuellement, il n’y a aucune étude vraiment scientifique sur le sujet – ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’effet – mais que la médecine scientifique ne s’y arrêtera pas. Publier des résultats positifs avec statistiques comme preuves est un bon début, mais certains scientifiques ont tendance à ne publier que leurs résultats positifs et pas leurs expériences avec résultats négatifs. Dès lors on ne prouve plus grand chose et, surtout, on ne peut pas généraliser les résultats d’une étude. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller de l’avant en zoothérapie, avec respect pour l’animal

Le Dr Dehasse sera présent samedi au Collège Maisonneuve, à Montréal.
Aujourd’hui, le monde scientifique se questionne sur la pertinence des méthodes quantitatives pour traiter de la TAC, car comme le précise Jérôme Michalon, ces études ont oublié une variable essentielle dans leurs études statistiques : l’influence des variables ‘relation’ et ‘perception’ vis-à-vis de l’animal. Celle-là même que le Dr Dehasse juge trop utilisée. Les méthodes quantitatives produisent des preuves de l’existence d’une relation mais elles ne montrent pas les mécanismes en œuvre dans la TAC. C’est un peu comme si on démontrait les effets d’un médicament sans savoir ce qui est actif pour le corps humain.
Or, c’est la nature de la relation entre l’humain et l’animal qui produit des effets. C’est la voie que semblent vouloir emprunter les nouvelles recherches qui induisent presqu’obligatoirement une approche multidisciplinaire : jusqu’à maintenant les recherches faites n’ont pas inclus les connaissances de l’anthropologie, peu les savoirs vétérinaires…
Sources :
Michalon, J., L. Langlade, and C. Gauthier, Points de vue sur la recherche autour des Interactions avec l’Animal à but Thérapeutique et/ou Educatif. Note de synthèse. A. Micoud and F. Charvolin, Editors. 2008, Modys (UMR 5264 – CNRS) / Fondation Adrienne & Pierre Sommer
Mots-clé : Aaron H Katcher, Aikiou, Alan Beck, and C. Gauthier, approche multidisciplinaire, Beck&Katcher, Bruxelles, Dehasse, effets de la thérapie assistée par l’animal, fondation-apsommer, J., L. Langlade, methodes quantitatives, Michalon, Pipolino®, recherche sur les interactions avec l’animal, savoirs vétérinaires
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08/03/2010 par Sandra
Votre chien a-t-il une conscience? A-t-il conscience de lui? De son corps? De son impact dans le monde? « Démontrer l’existence d’une conscience chez un individu est très difficile : le concept de la conscience est fondamentalement réflexif ; on ne peut en effet être sûr d’être conscient d’un moment ou d’une action que lorsque l’on est, à l’instant présent, « conscient d’être conscient », expliquent Fabienne Delfour & Pascal Carlier .
Il y a différents outils pour parvenir à savoir ‘s’il y a quelqu’un là-dedans’. Les chercheurs utilisent plusieurs tests différents et Alexandra Horowitz s’est particulièrement intéressée aux interactions de chiens dans le jeu. Elle indique que le « comportement des chiens semble très proche de la théorie de l’esprit… Les statistiques montrent que la plupart des chiens agissent de façon sensée mais les exceptions sont légion…. Leurs appels à l’attention et le recours aux signaux de jeu semblent indiquer qu’ils possèdent une théorie de l’esprit rudimentaire… Pour rudimentaire que soit l’aptitude, elle fait peut-être partie d’un système d’équité naissant chez ces quadrupèdes » (1).
Votre chien n’a peut-être pas conscience de vos pensées, par contre il sait éminemment « que votre comportement reflète vos pensées. Dans le cadre de la communication chien-homme c’est même ce qui vaut à l’animal sa quasi-humanité ».
C’est pourquoi lorsque l’on met en évidence des phénomènes aussi importants, il devient plus coûteux au plan scientifique de ne pas postuler l’existence de la conscience animale que de la postuler.
1/Horowitz, Alexandra. Dans la peau d’un chien. Flammarion, 2009, p. 195
Mots-clé : Alexandra Horowitz, communication chien-homme, comportement, conscience, conscience animale, conscient d'être conscient, Fabienne Delfour & Pascal Carlier, pensées, plan scientifique, théorie de l’esprit
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07/03/2010 par Sandra
Les Suisses doivent trancher aujourd’hui s’ils veulent que tous les cantons aient leur avocat pour animaux, comme c’est actuellement le cas pour Zurich. Antoine F.Goetschel, le seul avocat du genre en Suisse, prône un oui à l’initiative populaire de la Protection suisse des animaux.
Certains parlent d’initiative complètement inutile. En quoi la généralisation d’un avocat pour animaux est-elle nécessaire à vos yeux?
Antoine F.Goetschel: Les procédures pénales sont trop compliquées et coûteuses. J’interviens pour les simplifier en aidant la justice dans son travail, car une amende infligée trop tard n’a plus grand effet. C’est comme de punir un chien longtemps après sa bêtise, il ne saura pas pourquoi et cela ne servira à rien.
Mais ne va-t-on pas trop loin dans la protection des animaux?
Je ne suis pas d’accord. Chaque procédure qui est lancée est déjà une victoire. Et les avocats doivent appuyer les minorités qui peinent à se défendre seules, comme les enfants battus ou les femmes abusées. Les animaux sont aussi une minorité. La loi pour la protection des animaux concerne tous les vertébrés. Chacun d’entre eux a le droit d’être représenté, même si je m’occupe plus des animaux proches de l’homme. Sur 224 procédures ouvertes en 2008, 138 concernaient des chiens, 28 des vaches, 12 des chats, 6 des chevaux, 6 des lapins et 6 des porcs. J’ai même eu un cas de poisson, je l’ai traité comme un autre.
Pour lire l’article au complet : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11796656
Mots-clé : avocat, avocat pour animaux, suisse
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05/03/2010 par Sandra
Ma plus grande motivation et la seule: courir avec mon chien. Chaque samedi matin, je me lève tôt pour aller courir dans le bois avec Sapi, un berger australien et une horde de chiens en super forme. Deux fois semaine, j’ai hâte de quitter le bureau et de rejoindre mon chien avide d’entrer dans son harnais pour courir les bois et découvrir de nouveaux endroits. Il ne batifole pas pendant une course (moyenne de 4 km), mais il sait que l’entraînement sera suivi d’une balade libre. Je ne courais pas il y a un an. Toutefois, l’énergie débordante de mon chien malgré les nombreuses a
ctivités que je lui proposais m’a incitée à investir: harnais-bungee-ceinture et la première «coursette» (sur les trottoirs, car on s’entend que j’essayais de garder un minimum d’estime), Sapi s’est retourné et m’a regardée dans les yeux. C’était fait: la relation sportive était ancrée et la motivation «éternelle». D’ailleurs, ce n’est plus tant de la motivation qu’un besoin triple: celui de mon chien de courir et d’en démordre, celui de courir avec mon chien et de garder le rythme, celui enfin de vibrer au diapason de notre relation «anthropocanine».
Le canicross c’est entrer en méditation (tout en étant extrêmement alerte, cette semaine, par exemple, on a croisé une mouffette dans le bois…), ces moments apaisent les tensions internes tout en créant de nouvelles
et deviennent physiologiquement nécessaires. On sait les effets positifs de la méditation sur le corps et le mental… même si celle-ci est un peu remuante, ça en est quand même une… une sorte de.
Témoignage paru dans le numéro 109 du mois de mars 2010 du Journal Courir à Montréal – http://www.courir.org ou pour vous abonner: wlightning24@hotmail.com
Et aussi: http://www.sdvmag.com/le-canicross-des-neiges-pour-la-forme-et-lair-pur/
Mots-clé : boutique courir, cani-cross, chien, course, énergie, manoir du lac delage, médidation courante, Sommet du VÉLO inc., témoignage
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02/03/2010 par Sandra
En 2008, Sarah M. Schlote a mené une vaste enquête d’un océan à l’autre afin d’avoir un portrait de la situation de la zoothérapie au Canada. Pour son sondage, Sarah a spécifiquement interrogé 131 professionnel(le)s en relation d’aide, santé mentale, éducation et services sociaux (par ex : conseillers, psychothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs, coach de vie, guérisseurs, etc.) travaillant avec un partenaire animal dans le cadre d’interventions thérapeutiques visant la croissance personnelle. L’étude ne visait pas la zoothérapie telle que pratiquée dans d’autres domaines professionnels, ni les activités assistées par l’animal ou l’équitation thérapeutique.
Voici les points saillants.
• 91% des personnes interrogées ont – de 10 ans d’expérience en zoothérapie.
• 66% ont entre 0-5 ans d’expérience.
• 64% avaient une éducation universitaire
• 69% avaient des études en relations d’aide (voulant dire, 30% avaient des études ou des professions non pertinents,telles l’ingénierie, le journalisme, l’hôtellerie… N’importe qui peut s’improviser zoothérapeute…)
• Il n’y a pas ou peu de communication ou de collaboration entre les programmes de formation/certification
• Il n’y a pas de norme standardisée au niveau des pré-requis académiques pour suivre une formation en zoothérapie
• Personne ne s’entend sur la terminologie à se donner : il y a plus de 60 termes différents en anglais et plus de 30 en français pour dire zoothérapie…
…..Et on continue à en inventer d’autres…
• Il y a un manque de consensus au niveau des définitions. Par ex. : On n’est pas d’accord sur les différences entre : zoothérapeute et intervenant en zoothérapie, ni sur la distinction entre la thérapie/le coaching/l’apprentissage assisté par le cheval…
L’objectif de l’étude était de mieux comprendre les enjeux actuels afin d’inspirer des solutions. Pour faire évoluer le domaine, deux avenues sont non seulement souhaitées mais souhaitables :
1/ l’établissement de normes (61%)
2/ La création d’une association professionnelle nationale indépendante (65%).
Mots-clé : association professionnelle nationale indépendante, coach de vie, conseillers, éducateurs, guérisseurs, intervenant en zoothérapie, psychologues, psychothérapeutes, Sarah M. Schlote, sondage, travailleurs sociaux, zoothérapeute, zoothérapie
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28/02/2010 par Sandra
Chaque année, en France, la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France récompense les meilleures initiatives de décloisonnement des services de l’hôpital pour améliorer la qualité de vie du malade et de ses proches.
Et vous savez quoi ?
En 2009, le 1er prix a été attribué aux équipes du Groupe Hospitalier Armand Trousseau de La Roche Guyon(en région parisienne) pour la création d’un atelier ‘Chiens Câlins, Chiens Malins’ auprès des enfants et adolescents polyhandicapés.
Le Groupe hospitalier Armand Trousseau La Roche Guyon accueille des enfants et adolescents polyhandicapés en soins de suite et de réadaptation fonctionnelle. Dans le cadre d’une démarche de socialisation et d’ouverture sur l’extérieur, inscrite dans le projet de soins, le service socio-éducatif a élaboré en lien avec tous les services de soins de l’hôpital un projet thérapeutique et éducatif sur la médiation de l’animal comme une aide ou un moyen d’améliorer les déficiences motrices ou mentales (prise d’initiative, affirmation de soi) et de susciter le désir, le plaisir d’agir.
Cette année encore ce prix – le Prix Hélioscope – va récompenser un hôpital ou des hôpitaux qui aura réalisé et évalué après réalisation (évaluation qualitative et quantitative des résultats, notamment du point de vue du malade et de ses proches), une action exemplaire de coopération entre les différents services ou métiers de l’hôpital au bénéfice du malade. Les critères d’évaluation reposent, aussi, sur la multiplicité et la diversité des partenaires, des services et des métiers impliqués dans la réalisation.
On se plaît à rêver qu’une initiative similaire naisse au Québec et qu’enfin les multiples projets de thérapie assistée par le chien soient honorés pour leur efficience et leur intérêt (pour le patient, il va sans dire).
Ou plus exactement: qu’enfin davantage d’hôpitaux québécois prennent conscience de l’apport crucial de la TAC et qu’ils développent des activités dans leurs enceintes. Actuellement, il y a le CHUQ, Douglas, Rivière-des-Prairies (ces deux derniers étant des hôpitaux de soins psychiatriques) et quels autres établissements ?
Source : http://www.rimaac.org/actualites/prix-helioscope-2010/
Mots-clé : 'Chiens Câlins, Chiens Malins', CHUQ magie d'un rêve, enfants et adolescents polyhandicapés, Groupe Hospitalier Armand Trousseau de La Roche Guyon, la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, Prix Hélioscope
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27/02/2010 par Sandra
Chaque scientifique aborde ses travaux avec son propre système de valeurs. Elles influent sur sa manière de mener ses recherches, d’expliquer et d’interpréter les données. Le but de la science est de parvenir à des conclusions ‘objectives’ sur le monde – des réponses sans parti pris – mais les scientifiques eux-mêmes ne sont pas des automates dénués de sensibilité. Ce sont des individus, des êtres de chair et de sang qui ont leur propre point de vue. La science a toujours buté sur ce problème. Quand est-ce qu’un savoir subjectif se mue en ‘vérité’ objective? Quelle méthode adopter pour prouver quelque chose? Combien de temps ce processus doit-il durer? Dans quelle mesure les convictions personnelles d’un scientifique influencent-elles à son insu sa façon d’interpréter des données ‘objectives’? La science peut-elle vraiment accorder une place aux intuitions d’un chercheur, à ses sentiments, à sa personnalité?
Bekoff. Marc. Les émotions des animaux, Manuels Payot, p.205
Mots-clé : automates dénués de sensibilité, Bekoff Marc, but de la science, émotions des animaux, interpréter, intuitions, objectives, personnalité, recherches, savoir subjectif, scientifique, système de valeurs
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25/02/2010 par Sandra
Tout jeune vétérinaire au Canada prononce un Serment (Serment vétérinaire canadien) en entrant en fonction :
En tant que membre de la profession de médecin vétérinaire, j’affirme solennellement que je mettrai mes connaissances et mes compétences scientifiques au service de la société.
Je m’efforcerai de protéger la santé et le bien-être des animaux, de soulager leurs souffrances, de protéger la santé publique et écologique et de travailler à l’avancement des connaissances médicales comparées.
J’exercerai ma profession consciencieusement, avec dignité et conformément aux principes de déontologie de la médecine vétérinaire.
Je m’efforcerai sans cesse d’améliorer mes connaissances et mes compétences professionnelles et de respecter les normes professionnelles et déontologiques les plus rigoureuses à mon égard et à celui de la profession.
Le vétérinaire est donc « responsable de la transformation, de la réparation, de la réadaptation et de la destruction des ‘unités’ malades ou non fonctionnelles. Il sert à adoucir et humaniser l’exploitation des animaux », écrit Charles DANTEN, dans Un vétérinaire en colère, VLB Éditeur 1999 en p 141. Les récentes statistiques semblent lui donner raison.
Selon un sondage réalisé en 2008 par la firme Léger Marketing pour le compte de l’Académie de médecine vétérinaire du Québec en association avec CDMV et Hill’s Pet nutrition, 261 000/an sont donnés, vendus, euthanasiés ou perdus. Notons au passage que cs chiffres sont co-publiés par l’industrie de l’alimentation et qu’il se pourrait qu’ils soient de bien inférieurs à ceux que donnent les sociétés protectrices des animaux. Quelques que soit le motif – problèmes de santé, de vieillissement, de mauvais comportement, de contrainte règlementaire, d’allergie, de manque d’espace ou d’argent – 23% des chiens ne durent pas plus de 2 ans dans un foyer. Un grand nombre ne meurt donc pas de leur belle mort. Et l’humain prétend les aimer comme ses enfants….
Mais au fait, qui les euthanasie ?
Pour plus d’informations:
http://tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/veterinaire/20955.html
Mots-clé : Académie de médecine vétérinaire du Québec, AMVQ, CDMV, Charles DANTEN, dans Un vétérinaire en colère, Hill’s Pet nutrition, Michel Pepin m.v., Serment vétérinaire canadien, SPCA Rive Sud, www.veterinet.net
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22/02/2010 par Sandra
Il revient de l’Antarctique où il est resté un mois à donner des conférences sur les mammifères marins et sur la zoothérapie. Cette aventure incroyable est à l’image du parcours de José Sarica Ph.D en biologie, Zoothérapeute, n.d.
Rencontre.
- Après une maîtrise et un doctorat en écotoxicologie en milieu aquatique tu te recycles dans des études de zoothérapie?
En fait, depuis l’âge de six ans, je voulais travailler avec les enfants souffrant et les dauphins. A cela on me répondait, qu’Il fallait avoir un doctorat. A 20 ans, je suis parti de mon pays, la France, faire ma maîtrise à l’Université Laval sur les bélugas du Saint-Laurent. Ensuite, je me suis questionné: si j’aimais autant ces animaux, qu’est-ce qui serait le mieux pour eux ? La qualité
de l’eau m’a semblé être prépondérante. J’ai donc fait une 2e maîtrise en écotoxicologie aquatique ainsi qu’un doctorat. J’étais loin de mon rêve car je me retrouvais à préparer des cours, c’est à ce moment, en décembre 2008, que j’ai entendu parlé d’une formation en zoothérapie: je me suis inscrit et depuis juin 2009, je réalise mon rêve d’enfant (stage auprès de dauphins en Israël en juin 2009 et cet été à Key-Largo).
- Peux-tu rapidement expliquer à nos lecteurs-internautes tes études de zoothérapie?
J’ai suivi deux ans de formation, autant en psychologie humaine et sur les comportements des animaux (pour avoir un diplôme de zoothérapeute) avec lesquels nous travaillions: chien, chat, cheval, perroquet (et dans mon cas les dauphins) avec des patients, enfants comme adultes, qui aspiraient à gérer leur souffrance physique et/ou mentale. Une séance fonctionne au départ sur l’évaluation des besoins de la personne et la chimie qui se crée entre le patient et mon chien (bichon maltais toy de deux ans) puis avec moi. Le but est de créer un lien de confiance et d’amour car sans cela il n’y a aucune aide. Le patient parle à mon chien car celui-ci ne juge pas et ainsi, au fil des séances au cours desquelles je fais un rapport (code de déontologie), je planifie des stratégies d’intervention avec Chico pour atteindre l’objectif final que ce soi, augmenter l’estime de soi, rendre indépendant, les deuils, les maladies chroniques, l’Alzheimer, dénouer ses propres noeuds en utilisant l’approche humaniste. Je respecte le rythme de mes patients et de mon chien.
- Tu pratiques à la Coopérative Espace-Temps comme zoothérapeute? Est-ce un titre pour toi?
Oui. Je suis membre producteur (nous sommes 4 au total dont deux zoothérapeutes) de cet organisme à but non lucratif, permettant de faire des projets financés par le gouvernement fédéral pour les familles qui ne peuvent pas se payer des séanceset qui me permet de recevoir des appels de clients. Je ne travaille pas directement à la Clinique mais sur l’île de Montréal pour rencontrer les gens chez eux (je me déplace) pour qu’ils aient à la fin des séances leur lieu d’ancrage.
- Comment çà marche la zoothérapie, qu’est-ce qui est soignant dans cette approche? Technique?
En fait, imagine un triangle où le patient est à la base gauche, mon chien à la base droite et moi en haut du triangle. On appelle celà la synergie triangulaire. Tu écoutes sensiblement la personne qui parle à ton chien et par les comportements du chien (qu’on appelle les signaux calmants) que tu perçois tu utilises les techniques d’intervention telles, la reformulation, la vérification, le partage du vécu le tout avec une grande empathie. Tu dois
toujours planifier un plan A et un plan B avant la séance car il est possible que ta première technique ne fonctionne pas (chien non réceptif, personne non disponible). Il faut toujours terminer sur une note positive (ex; le client demande à mon chien de se coucher, il se couche, il lui donne une gâterie et la personne a toujours le sourire). ll n’y a pas d’aide efficace ni durable sans amour !
- Te sens-tu suffisamment armé pour ‘aborder’ la clientèle autiste?
Bien humblement, oui. L’autisme est un monde. J’ai eu une formation intense sur l’autisme et j’ai travaillé avec plusieurs enfants autistes de 4 à 16 ans et le but de chaque intervention est de les rammener dans l’ici et maintenant, apprendre à communiquer par des pictogrammes et établir un lien de confiance. Je t’avoue que je suis toujours ému quand je vois l’ouverture de l’enfant une fois qu’il a sympathisé avec Chico.
José, Ph.D en biologie, zoothérapeute, n.d. est le premier zoothérapeute à avoir été accepté comme membre de l’Académie des Naturopathes et Naturopathies du Québec (ANN) donc, il peut émettre des reçus d’assurance.
Merci José de participer à Sandraetlechien.com
Mots-clé : Académie des Naturopathes et Naturopathies du Québec, autisme, bélugas, bichon maltais toy, biologie, Coopérative Espace-Temps, dauphins, écotoxicologie en milieu aquatique, évaluation des besoins de la personne, l'Université Laval, signaux calmants, synergie triangulaire, techniques d'intervention, zoothérapeute
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